France-Biélorussie (2-1) - Retour gagnant des "GG", jeu moyen : les 3 choses à retenir du succès des Bleus
Grâce à un nouveau succès face à la Bulgarie, les Bleus participeront bien à la Coupe du monde en Russie. D'ici là, le jeu reste à perfectionner.

Le tifo du douzième homme affiché par les supporters de l'équipe de France, le claping désormais habituel lancé par les quatre tribunes de l'enceinte et La Marseillaise chantée a capella avaient rappelé aux Bleus, s'il le fallait, que l'enjeu était de taille. Malgré la necessité de gagner pour valider leur voyage en Russie, il aura fallu un quart d'heure aux Bleus pour que le bruit des tribunes trouve un écho dans le jeu. Trimballés par un faux rythme pendant quelques minutes, les coéquipiers d'Hugo Lloris ont même concédé la première occasion par l'intermédiaire de Volodko et sa frappe trop croisée avant de basculer sur un premier temps forts. Bien servi par Lucas Digne, Olivier Giroud a manqué de précision et de puissance avant de toucher la barre sur un centre parfait de Coman (21e). C'est Antoine Griezmann, bien lancé par Matuidi, qui a délivré les siens grâce à un ballon subtil glissé entre les jambes de Chernik (1-0, 27e). Très présent dans la surface, Olivier Giroud a fait le break quelques minutes plus tard sur un service de Griezmann, encore impliqué à la récupération d'un ballon mal dégagé (2-0, 33e). Comme une piqûre de rappel pour des Bleus à l'expression collective moyenne, Saroka, à la réception d'un centre au premier poteau a devancé Varane pour tromper Lloris et réduire la marque (2-1, 44e). 

Le film de la rencontre

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Le rythme ronflant de la première période, qui avait peut-être incité Didier Deschamps à envoyer tous ses remplaçants (gardiens compris) à l'échauffement, ne s'est pas vraiment dynamisé au retour des vestiaires. Si les Bleus n'ont pas réellement alerté Chernik, ce sont les Biélorusses qui ont donné un coup de pouce aux Bleus en ratant l'immanquable. Servi devant Lloris par Karnitskiy au terme d'un contre bien mené, Saroka a s'est grossièrement loupé pour éviter une déconvenue de taille à l'équipe de France, toujours pas rayonnante dans le jeu. Après une rencontre globalement dominée et un second succès de rang pour conclure la phase des qualifications, les Bleus ont obtenu leur billet pour la Coupe du monde en Russie. La Suède, défaite à Amsterdam (2-0), est barragiste. 

Un joueur dans le match : Antoine Griezmann

Après son match moyen en Bulgarie, le leader offensif des Bleus se savait attendu. De nouveau aligné dans son rôle préférentiel, à savoir derrière l'attaquant de pointe, le Madrilène a répondu présent. Auteur de l'ouverture du score suite à une passe bien sentie de Matuidi, il s'est une nouvelle fois montré décisif quelques minutes plus tard en récupérant un ballon mal dégagé par la défense adverse avant de parfaitement lancer Giroud dans la surface pour le break. Auteur d'une performance consistante dans le jeu et notamment en remise et dos au but, Antoine Griezmann a confirmé ce que les statistiques tendent irrémédiablement à prouver : sur ses 11 derniers matches en Bleu, il est impliqué sur 10 buts (5 buts, 5 passes décisives). 

Ce que vous n'avez peut-être pas vu : Kylian Mbappé ovationné 

Plusieurs interprétations peuvent caractériser la semaine de Kylian Mbappé. D'abord titularisé en Bulgarie comme une évidence, son match sans grand relief à Sofia avait laissé dire à son capitaine Hugo Lloris et à son sélectionneur que la pression qui reposait sur ses épaules à peine majeures était peut-être un peu trop grande. Est-ce cela qui justifiait sa mise au banc au profit de Kingsley Coman sur le côté droit ou d'Olivier Giroud en pointe ? Quoi qu'il en soit, l'entrée du jeune prodige à l'heure de jeu a considérablement augmenté les décibels de l'enceinte de Saint-Denis. Le Parisien, d'abord timide sur ses prises de balle et imprécis dans ses actions, s'est libéré au fil des minutes. Sa frappe du droit à l'extrême gauche de la surface de réparation a fait parcourir un frisson dans le public avant qu'il ne s'enflamme réellement pour une chevauchée partie du milieu de terrain mais finalement entravée par un dernier défenseur dans la surface. S'il n'est pas encore "l'homme providentiel" (une expression utilisée en conférence de presse dans la semaine, ndlr), les supporters ne semblent pas douter le moins du monde qu'il le deviendra. En Russie, l'occasion sera belle pour qu'il le démontre.

La statistique à retenir : 15

En s'imposant face à la Biélorussie, l'équipe de France a validé son billet pour la Coupe du monde en Russie. Il s'agira de la 15ème participation des Bleus dans la compétition et de la 6ème consécutivement. 

Julien Quelen, au Stade de France.

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