Le Boca et le River se quittent "dos à dos"
EITAN ABRAMOVICH/AFP/Getty Images
La finale aller de la Copa Libertadores, opposant le Boca au River, s'est soldée sans vainqueur (2-2). Tout se jouera à El Monumental au retour.

Le suspense reste total en finale de la Copa Libertadores. Au bout d'un superbe spectacle et dans un écrin magnifique, la première manche du Superclasico version continentale s'est achevée ce dimanche un score de parité. À la Bombonera, les rivaux de Boca Juniors et de River Plate n'ont pas réussi à se départager. Les locaux ont mené par deux fois au score, mais leurs opposants ont réussi à chaque fois et avec beaucoup de mérite à recoller à la marque. Tout reste ouvert et le match retour à El Monumental s'annonce tout aussi disputé.

On prévoyait une empoignade au couteau entre les deux cadors argentins et elle le fut. Et cela valait bien le coup d'attendre 24 heures supplémentaires, après que le match a été reporté en raison d'une forte pluie. Dès les premiers instants de la partie, les occasions franches se sont enchainées et en particulier sur les buts de Boca. L'excellent Agustin Rossi a alors dû sortir le grand jeu pour repousser les essais de Pratto (6e) et de Martinez (7e). Avant la pause, il s'est aussi opposé devant Borré (40e), au prix d'une belle envolée.

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L'équipe de Guillermo Schelotto doit une fière chandelle à son portier, car sans lui elle ne serait jamais rentrée aux vestiaires avec un résultat favorable. Bousculée dans le jeu, elle a donc su profiter de l'état de grâce de Rossi et aussi de son réalisme aux avant-postes pour enflammer La Bonbonera. À la 34e minute de jeu, et sur ce qui était la première action chaude des siens, Ramon Abila ouvrait le score sur une frappe en deux temps. 

Tevez a failli tout changer

Le Boca s'est retrouvé devant, mais elle n'a pas été assez concentrée dans la foulée pour profiter de cet avantage. Dès la minute suivante, la parité a été rétablie. D'un tir croisé impeccable, Lucas Pratto parvenait enfin à mettre à mal Rossi. À 1-1, le River a repris l'ascendant, mais à quelques secondes de la mi-temps, les locaux repassaient devant. Après Pratto, un autre international argentin s'est mis en évidence, en l'occurrence Dario Benedetto. Ce dernier, remplaçant au coup d'envoi et entré pour suppléer Cristian Pavon (blessé), faisait mouche d'une reprise de l'arrière du crâne consécutif à un excellent coup franc de Villa Cano.

Le premier acte de cette partie a été très relevé. Le second a été logiquement un peu moins, mais avec suffisamment d'occasions nettes pour ne pas basculer dans l'ennui. Accrocheur, le River n'a pas baissé les bras et a fini par arracher l'égalisation. À la 61e minute, sur coup franc et sous la pression de Pratto, Izquierdoz trompait son propre gardien de la tête. 2-2, le score n'a ensuite plus bougé et ce malgré une dernière grosse opportunité en faveur de Boca à la 90e. Incorporé à la 73e, et après avoir lui-même frôlé le 3-2 à la 79e, l'inusable Carlos Tevez a offert un caviar à Benedetto. Ce dernier n'avait alors plus qu'à ajuster le gardien, mais il a manqué ce duel. Une tentative vendangée qu'il risque de regretter amèrement dans quinze jours si jamais l'issue de cette défavorable se révèle défavorable à son équipe. 

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