Allemange-France 0-0, les Bleus et un Areola étincelant ramènent un bon nul de l'Allemagne
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Moins efficaces qu'au cœur de l'été, les Bleus ont frôlé la défaite en Allemagne ce jeudi. Une mésaventure qui leur a été évitée par Alphonse Areola.

Groupe A de la Ligue des Nations
Allemagne-France : 0-0

Un match de football fournit toujours des enseignements, même quand il ressemble à une rencontre de gala et dans un contexte plus proche d'un rendez-vous amical que celui de compétition. De fait, il n'est pas interdit de juger la sélection tricolore sur ce premier match post-consécration planétaire. En Allemagne, et après trois quarts du match très intéressants et où elle aurait très bien pu prendre l'avantage à la marque, l'Equipe de France a souffert. Tirant la langue de manière ostensible vers la fin, elle a été deux doigts de s'incliner. Mais un champion ne cède pas aussi facilement, surtout lorsque son troisième gardien ses concurrents au poste. 

Les Bleus ont donné du fil à retordre à leurs hôtes

Fidèles à leurs principes et à ce qui a fait leur succès durant le Mondial, les Bleus ont entamé le match avec prudence, s'attelant surtout à bien défendre et à résister à l'adversaire. Ce ne fut pas une tâche trop compliquée au début face à une Allemagne, certes, entreprenante mais toujours en panne d'inspiration. La première demi-heure a ainsi vu la Mannschaft avoir la maitrise mais sans réussir à se montrer menaçante, si ce n'est sur un tir croisé de Timo Werner, qu'Alphonse Areola a capté sans trop de peines (18e). Par la suite, et à mesure que le match avançait, les Bleus retrouvaient de l'allant en même temps qu'ils prenaient confiance. Ainsi, à l'approche de la pause, les champions du monde ressemblaient un peu plus à des champions du monde et il ne s'en est pas fallu de beaucoup pour qu'ils prennent les devants au score.

À la 36e minute, ils se créaient leur première occasion dangereuse avec une tête décroisée d'Olivier Giroud qui a contraint Manuel Neuer à bien se coucher. Finissant mieux le premier acte que leurs opposants, les hommes de Deschamps ont eu une autre situation à la 46e minute, avec un centre à ras de terre de Benjamin Pavard que Giroud, encore lui, a raté de justesse. Et avant cette alerte, Kylian Mbappé s'était distingué sur coup franc (43e) dans l'espoir de fructifier sa bonne activité sur le flanc. Mais en vain.

Très craint par les défenseurs allemands, Mbappé a continué juste après la reprise à porter le danger offensivement, en provoquant côté droit, tout en se faisant plaisir à travers quelques arabesques. Néanmoins, ce n'est pas à lui qu'est revenu l'honneur de faire frissonner l'enceinte de l'Allianz Arena, mais à son partenaire d'attaque Antoine Griezmann. Par deux fois, ce dernier a réussi à décocher des tirs cadrés à l'entrée de la surface. C'était précis et puissant, mais Neuer veillait au grain, avec des arrêts (49e et 64e) qui validaient son retour en grande forme. 

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Le show Areola

Pour une fois, l'Equipe de France n'a pas su concrétiser ses temps forts. Elle aurait pu alors craindre une punition, surtout que l'Allemagne est restée en éveil et à l'affut de la moindre opportunité de faire mal. Au final, ce fut sans conséquence néfaste, et le grand mérite en revient à Areola. Le remplaçant de Hugo Lloris et de Steve Mandanda a prouvé qu'il avait le niveau pour les suppléer, à travers quatre sauvetages spectaculaires ! D'abord en captant un tir de Werner (57e), puis en s'opposant à Marco Reus (62e) et en neutralisant des tentatives presque coup sur coup de Muller (72e), de Ginter (75e) et de Hummels (76e).

S'il y avait encore des questions avant le match concernant la capacité du gardien parisien à être performant sur la scène internationale, il n'y en a plus désormais. Si l'Equipe de France a réussi à étirer son invincibilité et a évité un revers dès la reprise, c'est bien grâce à son portier remplaçant. Au sortir d'un match qui devait être surtout celui de la célébration du titre, être sauvé par le seul joueur du onze rentrant à ne pas avoir disputé la finale du 15 juillet dernier est plutôt à mettre dans le rayon des bonnes nouvelles. C'est l'illustration parfaite qu'au sein de cette équipe, quand le collectif patauge, il peut toujours y avoir des individualités pour sauver la mise et assurer un résultat positif. 

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