CM Grafica Sabatini Juventus Udinese Serie A 16 9Getty Images/Calciomercato

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Yildiz, une série de matches sans défaite : la Juventus tire parti de son calendrier et respire l'air de la Ligue des champions. Di Gregorio sur le banc ? Perin, une certitude dans les cages

La Juve s'impose et passe une nuit, au moins une nuit, dans la zone de la Ligue des champions.

En attendant le match Côme-Rome plus que celui de la Lazio contre Milan, les Bianconeri savourent, dans l’ordre : 1) le super Yildiz ; 2) la continuité du jeu ; 3) les cages inviolées. Telles des médailles d’or, d’argent et de bronze, ce sont trois qualités complémentaires qui donnent confiance en l’avenir des Bianconeri.

Une fois passée la tempête des mauvais résultats, la Juve profite du calendrier pour reprendre le pouls de la quatrième place, fondamentale pour l'année prochaine.

  • DE GREGORIO ET PERIN...

    Il y aurait également un quatrième point à souligner, à savoir la présence de Di Gregorio sur le banc au profit de Perin, titulaire désormais incontournable. Tout comme son assurance : une évidence. Au sein du trio défensif, Kalulu a souvent dû faire face à Atta, non sans difficulté. Bremer, en mode « économie d'énergie », a souvent confié à Kelly la tâche de marquer Davis. D'ailleurs, l'Anglais s'en est très bien sorti, ne souffrant que des galopades tumultueuses de Zaniolo.

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  • MCKENNIE EN SUBSTANCE

    Au milieu de terrain, McKennie a livré sa performance habituelle, compensant en première mi-temps le manque de précision de Thuram et, en seconde période, les hésitations de Koopmeiners. Sur le flanc gauche, Cambiaso a retrouvé sa vivacité, se montrant bien moins désorienté que lors de ses récentes prestations. Dans ce jeu de passes à la Spalletti, Locatelli s'est particulièrement distingué, s'imposant comme un leader solide et rassurant d'une surface à l'autre.

  • BOGA EN A PROFITÉ

    Le trio offensif a tiré profit de l'entrée en jeu de Boga à la place de David, désormais écarté. En plus d'inscrire le but du 1-0, la recrue de janvier a commencé doucement avant de monter en puissance : cela résume bien le parcours de son aventure à la Juventus. Bonne performance également de Conceicao, qui s'est vu refuser le doublé sur un hors-jeu discutable de Koopmeiners. Mis à part cet épisode, qui l'a mis en colère, le petit Portugais a également réalisé de superbes actions. Et son absence s'est fait sentir lorsqu'il a été remplacé par Miretti, peu inspiré lors de l'occasion manquée qui aurait pu doubler la mise.

  • QUELLE PERFORMANCE DE YILDIZ

    Au final, la Juventus de Spalletti mérite une bonne note. Pas tout à fait un 10, même si l'équipe semblait en valoir 10+1. Et ce « 1 » – véritablement unique – revient à Yildiz, auteur d'une prestation exemplaire grâce au talent qu'il a mis au service de ses coéquipiers. Il a joué à gauche, en tant que numéro 10 excentré et non en tant que « faux numéro 9 » centré. Depuis sa position en diagonale, il a été dévastateur par sa créativité et sa constance. Une passe décisive après l’autre. Un dribble après l’autre. Des courses et des relances. De la qualité et même de la quantité. Sans conteste l’une de ses meilleures performances sous le maillot bianconero.

  • « LE MUSEAU COURT » EST UN BON SIGNE

    Portée par son jeune prodige turc, la Juve avance. Elle remonte au classement et peut se réjouir d’un résultat qui n’est pas anodin : après avoir encaissé 20 buts lors de ses sept derniers matchs (y compris ceux contre Galatasaray), elle réussit un deuxième « clean sheet » consécutif après celui de la journée précédente contre Pise. C'est bon signe. Et si le 1-0 contre l'Udinese rappelle l'ancienne, mais toujours valable, « défense hermétique », c'est peut-être un signe encore meilleur. Pour Spalletti aussi.