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Vincent Kompany est-il à blâmer ? L'entraîneur du Bayern Munich est interrogé sur ses choix décisifs lors de la défaite contre le PSG, tandis qu'une légende salue l'impact de Michael Olise et Luis Diaz
Enjeux tactiques pour Vincent Kompany
Dietmar Hamann estime que le tenant du titre européen a exposé les failles du Bayern lors de cette demi-finale, que le club français a emportée 6-5 au score cumulé. L’ancien milieu de terrain de Liverpool et du Bayern a directement pointé du doigt la ligne défensive haute de Kompany comme l’un des principaux facteurs d’échec face à une équipe de haut niveau. Hamann a souligné la facilité avec laquelle le PSG a exploité ce dispositif, notamment lorsque Ousmane Dembélé a ouvert le score dès la troisième minute, à la suite d’une percée explosive de Khvicha Kvaratskhelia sur le flanc gauche.
« La question de savoir s’il faut se présenter ainsi pendant 180 minutes face au PSG, c’est à Vincent Kompany qu’il faut la poser », a-t-il écrit dans sa chronique pour Sky Sport. Il a fait valoir qu’un pressing aussi agressif pouvait fonctionner en Bundesliga, mais qu’il exposait la défense dès que l’équipe affrontait des attaquants de classe mondiale, concluant : « Cela peut bien marcher en championnat national, mais pas quand on affronte les meilleurs. »
Malgré cette déception, Hamann a reconnu que la saison restait globalement positive, d’autant plus que le Bayern a déjà été sacré champion de Bundesliga. « Malgré son élimination de la Ligue des champions, le Bayern a réalisé une très bonne saison jusqu’à présent. Elle pourrait devenir exceptionnelle s’il remporte la finale de la DFB-Pokal contre Stuttgart le 23 mai », a-t-il ajouté.
Getty Images SportUn casse-tête pour la sélection concernant Jamal Musiala
L’un des principaux sujets de discussion après cette demi-finale a été la présence de Jamal Musiala dans le onze de départ. Hamann s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le jeune meneur de jeu avait été titularisé malgré une baisse de forme à l’approche du match retour.
« Je me suis demandé : pourquoi Jamal Musiala figurait-il dans le onze de départ après ses prestations décevantes à Paris et contre Heidenheim ? L’entraîneur doit aussi répondre à cette question. Leon Goretzka aurait sans doute été un choix plus pertinent. Musiala aurait pu apporter davantage s’il était entré en jeu lors de la dernière demi-heure », a analysé Hamann.
L’absence de Serge Gnabry, forfait pour le reste de la saison et probablement pour la Coupe du monde 2026 après une déchirure de l’adducteur droit survenue le 19 avril, a également été pointée comme une explication au manque de percussion de l’attaque bavaroise face au bloc parisien.
« Il ne faut pas occulter le fait que Serge Gnabry a terriblement manqué sur les deux matchs », a rappelé Hamann, avant d’ajouter qu’Alphonso Davies peinait encore à justifier sa récente et onéreuse prolongation de contrat : « On a prolongé le contrat de Davies pour un salaire princier, mais ses performances ne sont pas encore à la hauteur. »
Les observateurs saluent les performances d'Olise et de Diaz.
Si la plupart des analyses d’après-match ont pointé les points négatifs, Michael Olise et Luis Díaz ont été salués pour leur impact. Selon Hamann, ce duo a été déterminant pour la qualification du club en demi-finales, comme le montrent leurs statistiques offensives.
Olise, révélation de la saison, a marqué cinq buts et délivré sept passes décisives en Ligue des champions, tandis que Luis Díaz s’est montré tout aussi indispensable, avec sept réalisations et quatre offrandes.
« Michael Olise a été exceptionnel à l’aller, mais malheureusement malchanceux au retour. Il a tout donné ; les Parisiens l’ont bien contré en unissant leurs forces. Ce n’était pas de sa faute. Sans Olise et Luis Diaz, qui ont eux aussi tout donné, le Bayern n’aurait même pas atteint les demi-finales », a-t-il déclaré.
Getty Images SportDéfinir ce qu’est un talent de niveau international
Hamann estime que l’effectif du Bayern manque de joueurs « de classe mondiale » pour les rencontres couperets. Selon lui, seuls Diaz, Olise, Manuel Neuer, et, dans une moindre mesure, Aleksandar Pavlovic, ont atteint ce niveau d’excellence lors des deux confrontations contre le PSG. Conclusion de l’ancien international : « C’est insuffisant » pour un club de la trempe du Bayern.
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