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Une cour française rejette la demande d'indemnisation de 104 millions de livres sterling déposée par Cardiff City suite au décès d'Emiliano Sala

  • Défaite juridique pour les Bluebirds à Nantes

    L'attaquant argentin et le pilote David Ibbotson ont trouvé la mort lorsque leur avion Piper Malibu s'est écrasé dans la Manche, alors que Sala quittait la France pour rejoindre ses nouveaux coéquipiers dans le sud du Pays de Galles. À la suite de cette tragédie, Cardiff a engagé une procédure judiciaire contre Nantes, réclamant 120 millions d'euros (104 millions de livres sterling) pour perte de revenus potentiels et dommages-intérêts. Cependant, le juge français a donné tort au club, lui ordonnant de verser environ 400 000 livres sterling de frais de justice et de dommages-intérêts moraux au club de Ligue 1.

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    Réaction du service juridique du FC Nantes

    Cette décision a été accueillie avec soulagement par les représentants du FC Nantes, qui ont toujours soutenu que le club n'était en rien responsable de la logistique du vol ni de l'accident qui s'est produit. Les avocats Jérôme Marsaudon et Louis-Marie Absil ont publié une déclaration commune à l'issue du verdict, dans laquelle ils se sont déclarés satisfaits de l'issue de cette procédure qui s'est étalée sur plusieurs années.

    Le communiqué indiquait : « Le FC Nantes n'est en aucun cas responsable de la tragédie qui s'est produite, et nous sommes heureux que le tribunal ait entendu notre argumentation et l'ait confirmé en termes très clairs. »

    La décision du tribunal stipule que l'amende infligée à Cardiff est payable immédiatement, que le club gallois choisisse ou non de porter l'affaire devant les instances d'appel.

  • Cardiff City exprime sa « grande amertume »

    Les représentants du club gallois, accompagnés au tribunal par la mère d’Emiliano Sala, Mercedes Taffarel, ont fait part de leur déception. Celine Jones, du cabinet Capital Law, agissant au nom de Cardiff City, a estimé que le verdict n’avait pas respecté les normes d’intégrité auxquelles ils s’attendaient lorsqu’ils avaient saisi la justice française.

    « Nous regrettons profondément que le tribunal n’ait pas reconnu la responsabilité du FC Nantes dans cette tragédie », a déclaré Mme Jones. « Nous avons engagé cette procédure afin que toute la vérité sur cette affaire soit révélée, par respect pour la mémoire d’Emiliano Sala. Aujourd’hui, nous constatons avec une grande amertume que les principes de transparence, d’intégrité et de sécurité dans le football professionnel n’ont pas prévalu dans cette décision. Il n’y a pas eu de justice et je pense que c’est difficile pour la famille. Je peux dire aux supporters de Cardiff que le club a fait ce qu’il estimait juste, qu’il a tout mis en œuvre pour obtenir justice et qu’il n’y est pas encore parvenu. »



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    Possibilité de recours ultérieurs

    Si cette décision constitue un revers majeur pour Cardiff, la procédure judiciaire n'est peut-être pas encore terminée. Le club dispose désormais d'un délai d'un mois pour interjeter appel de cette décision. S'il choisit de poursuivre la procédure, l'affaire sera renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes, une procédure qui, selon les experts, pourrait prendre jusqu'à deux ans supplémentaires avant d'aboutir.

    Un appel entraînerait de facto un nouveau procès, permettant ainsi de réexaminer l'ensemble des preuves. Pour l'instant, les dirigeants de Cardiff City ont indiqué qu'ils prendraient le temps de réfléchir au verdict avant de décider de la suite à donner. La tragédie continue de peser sur les deux clubs cinq ans après le transfert record de 15 millions de livres sterling qui devait avoir lieu, soulignant l'héritage complexe et douloureux laissé par le décès de l'attaquant.