Comme prévu, Salah était aligné d’entrée pour affronter la Russie, pays hôte, quatre jours plus tard. Malgré son but habituel, il n’a pas pu inverser le cours d’une rencontre déjà largement orientée. Menée 3-0, l’Égypte a seulement sauvé l’honneur sur un penalty transformé par son capitaine à un quart d’heure de la fin, avant d’être éliminée de la Coupe du monde sans même jouer son troisième match.
Des rumeurs de tensions internes circulaient déjà, ce que Salah a dû démentir : « Tout le monde en Égypte est solidaire et il n’y a absolument aucun conflit entre nous », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. « Nous nous respectons mutuellement et nos relations sont excellentes. »
La victoire 1-0 de l’Uruguay face à l’Arabie saoudite le lendemain éliminait déjà les Pharaons avant la troisième et dernière journée, qualifiant les Sud-Américains pour les huitièmes aux côtés des hôtes, mais l’humiliation n’était pas encore achevée.
Favoris de la rencontre sans enjeu face aux Saoudiens, les Pharaons ont pourtant concédé une nouvelle défaite cruelle en toute fin de match. Salah a bien ouvert le score d’un lob subtil en première période, son deuxième but en deux matches, mais, après avoir manqué une occasion en or en face-à-face, son équipe a craqué : elle a d’abord été rejointe au score sur penalty dans le temps additionnel de la première mi-temps, avant de céder définitivement à la 95^e minute.
Au final, les Pharaons restent, de manière surprenante, sans victoire en trois participations à la Coupe du monde (1934, 1990, 2018), avec deux nuls et cinq défaites, et ils ne pourront pas se rattraper en 2022, ayant manqué leur qualification pour le tournoi au Qatar.