Allons de l'avant. C'est la seule chose qui compte, alors que nous attendons avec impatience le véritable match décisif pour la Coupe du monde. La moitié du travail a été bien faite. Et la moitié du match aussi, car cette victoire 2-0 contre l'Irlande du Nord se divise en deux parties : d'un côté, une équipe en difficulté sur le terrain et intimidée en première mi-temps ; de l'autre, une équipe libérée et revigorée en seconde période.
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L'Italie a deux visages, mais nous allons de l'avant et c'est la seule chose qui compte. Nous n'en sommes qu'à la moitié du chemin
LA DÉFENSE
Une certaine prudence s’impose dans les commentaires sur les joueurs individuels. Les voici. Donnarumma « sans note », comme on disait avant le fantasy football : jamais vraiment sollicité et imprécis une seule fois avec les pieds. Mancini, avec beaucoup d’ardeur mais peu de lucidité, une combativité exagérée même lorsqu’elle était superflue. Bastoni méconnaissable en première mi-temps : brouillon et querelleur, sans compter qu’il était à la traîne en défense centrale. Puis averti en deuxième mi-temps et donc logiquement remplacé par Gatti, de retour en bleu. Calafiori meilleur que ses coéquipiers de la ligne défensive, même s’il n’était pas très à l’aise dans son duo de gauchers avec Dimarco.
LA MÉDIANE
Au milieu de terrain, lancé sur le flanc droit, un Politano assez terne, c'est-à-dire dans sa version championnat. La même version que Barella, plein de bonne volonté mais sans incursions, notamment parce qu'il est prisonnier d'une forme qui lui fait défaut depuis des mois. Grosse erreur de Locatelli en tant que meneur de jeu de rupture, dans un match où il aurait fallu un meneur capable de passes en profondeur ou de lancers impliquant les attaquants. Tonali a fait preuve de beaucoup de personnalité et d’une créativité discrète en première mi-temps, puis s’est montré exubérant en seconde période, à partir du but qui a dissipé les craintes.
L'ATTAQUE
Kean, un attaquant puissant, voire imposant : souvent hors du coup, mais il fait toujours peur à ses adversaires, quel que soit leur niveau. Et en deuxième mi-temps, il s'est montré décisif avant même de marquer ce but d'une pure prouesse technique. Retegui, en revanche, était aux abonnés absents : il n'avait aucune confiance dans ses initiatives individuelles, était peu servi dans la surface de réparation et affichait une condition physique nettement en berne, comme l'a impitoyablement démontré l'occasion manquée en début de deuxième mi-temps. Beaucoup mieux Pio Esposito, entré en jeu après une heure de souffrance pour l'Italo-Argentin.
FORCE ET CONFIANCE
Enfin, place également au débutant Palestra, qui remplace Politano (qui s’est d’ailleurs amélioré en deuxième mi-temps), et au quasi-débutant Pisilli, récompensé pour son excellente saison à la Roma. Et nous continuons. Avec plus de force et de confiance vers le véritable match décisif pour se qualifier pour la Coupe du monde.



