Les matches à l'extérieur, le cauchemar d'Unai Emery

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Unai Emery a de nouveau concédé une défaite à l’extérieur avec le Paris Saint-Germain, confirmant ses difficultés à évoluer hors de ses bases.

L’objectif principal du PSG était certes de finir premier du Groupe B. La défaite sur la pelouse du Bayern Munich (3-1) lors de l’ultime journée de la phase de poules fait tout de même tâche. Il a globalement réussi son entrée en Ligue des Champions avec 15 points sur 18 possibles, battant au passage le record de buts inscrits à ce stade de la compétition (25 unités). Mais ce match retour à l’Allianz Arena montre une limite récurrente chez le club de la Capitale : il perd ses moyens dès lors qu’il évolue à l’extérieur. Un mal qui colle aussi à la peau d’Unai Emery.

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Quand il débarque au Paris Saint-Germain en 2016, le technicien basque ne traîne pas le plus reluisant des bilans à l’extérieur. Entre 2013 et 2016 avec Séville, il n’y a remporté que 25,8% de victoires. Lors de l’exercice 2015-2016, il a terminé avec aucun succès dans un autre stade que Sánchez Pizjuán, faisant de lui le seul entraîneur des 5 grands championnats à n’avoir gagné aucun match loin de ses terres. Une anomalie lorsque l’on sait qu’il a atteint la 3e place de la Liga lors des trois saisons où il a entraîné le club andalou. Ses difficultés largement entrevues en Espagne, Emery les a apportées dans ses valises à Paris.

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Comme les autres, Emery s'est cassé les dents au match retour

Au Parc des Princes justement, il n’a enregistré aucune défaite, notamment parce qu’il a su tirer le meilleur de son groupe en tenant le ballon et en faisant le jeu. La victoire étincelante face au FC Barcelone lors des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions est le point d’orgue de la saison dernière à domicile (4-0) avec une véritable leçon donnée au géant catalan. Le PSG n’a pourtant pas passé ce cap si important pour être un prétendant crédible à la C1, raison pour laquelle il avait pourtant été recruté en lieu et place de Laurent Blanc. Pas forcément une bonne chose pour un club qui entend soulever la C1.

Comme lors des éditions précédentes avec ses prédecesseurs, il s’est cassé les dents lors du match retour. Un 6-1 encaissé sur la pelouse du Camp Nou la saison dernière. Au-delà de son retentissement, cet échec rappelle les lacunes du PSG à s’extirper des doubles confrontations, d’autant plus lorsqu’il voyage lors du second round. En 2013-2014, les Parisiens ont été défaits 2-0 à Stamford Bridge après une victoire 3-1 à l’aller. Même chose en 2014-2015 avec un revers 3-1 au Camp Nou après un match aller remporté 3-2. En 2015-2016, ils avaient de nouveau chuté 1-0 au retour à l’Etihad Stadium après un nul 2-2.

Depuis qu’il officie sur le banc des Rouge et Bleu, il a perdu à 8 reprises. À chaque fois, il évoluait à l’extérieur. Sur cette campagne 2017-2018, il totalise déjà deux revers (à Strasbourg le week-end dernier et à Munich donc, ce mardi). Limites mentales ou tactiques, faillites collective ou individuelle, le Basque ne semble pas avoir encore trouvé la solution pour laisser cette fébrilité au vestiaire et être aussi efficace qu’à domicile. Objectif non dissimulé des Parisiens, la Coupe aux grandes oreilles nécessitera forcément de régler cette peur du voyage. Heureusement pour Unai Emery, en mars prochain, le match retour des huitièmes de finale aura lieu au Parc des Princes.

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