Équipe de France - Les héritiers de 98, ces Bleus là le sont un peu déjà

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Pour battre la Belgique, les Bleus ont fait preuve d'une belle solidité défensive et d'une énorme solidarité. Un style propre à Didier Deschamps.

Intrigant, comme le football s'amuse parfois à donner de l'âge aux analyses d'hier. Hier, c'était avant le début de la compétition avec les questions sur l'identité de jeu introuvable de cette équipe, sur son projet, son positionnement dans la hiérarchie mondiale. Et puis ce constat : les Bleus possèdent un vivier de talents presque irrationnel, des individualités qui peuvent faire la différence à tout moment mais qui ne forment pas le collectif redoutable qu'elles supposent. Depuis le début de la Coupe du monde, c'est tout le contraire qui est observé. 

La force des coéquipiers d'Hugo Lloris réside justement dans le collectif, cet esprit d'union qui s'en dégage sur et en dehors du terrain. Comme si la plus grande des compétitions avait révéillé quelque chose, un souvenir d'il y a vingt ans lorsque leurs aînés s'étaient appuyés sur une solidité et une solidarité sans égal pour broder la première étoile sur le maillot tricolore. 

"Une idée commune"

Le premier indice était arrivé après le deuxième match de poule. Il n'était pas la conséquence d'une prestation fantastique de la part des Bleus mais plutôt d'un fort sentiment d'adhésion de la part d'une équipe prête à souffrir pour faire payer l'addition à n'importe qui. "La France confirme tout de suite être un prétendant pour la Coupe du monde. Solide, pragmatique, vainqueur... Bravo Didier", avait écrit Alessandro Del Piero sur son compte Twitter après la courte victoire face au Pérou.

Le mot était lâché. "Solide". "J’avais dit avant la compétition que si la France voulait réaliser de grandes choses il fallait s’appuyer sur un bloc défensif très solide", lâchait Hugo Lloris en zone mixte après la qualification pour la finale. Il l'avait peut-être dit, mais peu l'avaient cru parce qu'il n'avaient pas vraiment de raisons de le faire. Que s'est-il donc passé entre temps pour que son équipe soit devenue une machine si bien huilée que personne ne parvient pour le moment à l'enrayer ? 

France Belgium World Cup 2018 Didier Deschamps

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Ce match face au Pérou a peut-être agit plus en profondeur que ce qui était alors visible. Car depuis, rien ne trouble les lignes françaises, solidaires et appliquées. Surtout, les joueurs ont semble-t-il compris de quel bois est fait leur équipe. Car si ses buts reposent souvent sur les coups d'éclats de ses individualités - et surtout sur ceux de Kylian Mbappé - cela suppose que ses fondations ne soient jamais ébranlées. "Chacun son style mais en tout cas nous on a une idée commune et chacun sait ce qu’il a à faire pour aider l’autre", faisait remarquer Raphaël Varane après la victoire face à la Belgique.

Peut-être que tout repose alors sur cette prise de consience, cette adhésion à un projet qui enfin éclate au grand jour. "C’est le match où on a vu le plus de solidarité et le plus gros travail défensif de la part de tout le monde. On est resté solides et on a exploité les failles". Rester solide et exploiter les failles. Décidément, l'équipe de Didier Deschamps ressemble de plus en plus au joueur qu'il était. Le joueur qu'il était est devenu champion du monde il y a vingt ans, un beau soir de juillet. 

Julien Quelen, à Saint-Pétersbourg.

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