Avant PSG-Troyes : qui est Suk Hyun-Jun, le "Zlatan" sud-coréen ?

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Auteur de trois buts sur ses trois dernières sorties, l’attaquant de l’ESTAC au physique imposant a déjà une carrière mouvementée derrière lui.

Après Chu Young-Park et son passage remarqué à Monaco de 2008 à 2011, la Corée du Sud est de nouveau à l’honneur cette saison en Ligue 1. Deux joueurs se distinguent : Kwon Chang-hoon à Dijon et Hyun-Jun Suk du côté de Troyes. Ce dernier est arrivé dans les ultimes heures du mercato cet été, sous la forme d’un prêt. En guise de présentation, Jean-Louis Garcia présentait son profil comme celui d’un joueur "d'ancrage mais en même temps très mobile, très fort dans le domaine aérien. Si on peut le comparer à un autre attaquant, je dirais qu’il est dans le registre d’un Brandao." Pourtant, au sein de son pays natal où l’ancien attaquant de l’OM et de Saint-Étienne est un illustre inconnu, Suk est mis en parallèle avec un autre visage connu du championnat français et pas des moindres : Zlatan Ibrahimovic.

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Dix clubs en sept ans

Pourtant la carrière de ce joueur de 26 ans n’a rien à voir avec celle du caractériel Suédois. Au même âge, le Z n’avait connu que quatre clubs tandis que Suk en est déjà à … 10 ! Ce parcours atypique a commencé tout jeune, à l'âge de 18 ans quand il quitte sa famille pour rejoindre les Pays-Bas et l’une des meilleurs écoles de football au monde : l’Ajax Amsterdam. Compétiteur dans l’âme, c’est lui-même qui avait fait le choix de rejoindre l’Europe alors qu’il aurait pu se construire chez lui. Déjà un signe de l’état d’esprit de ce longiligne buteur d’1m91 : le défi, plus que tout. C’est ce qui explique aussi en partie son manque de stabilité : constamment en quête d’une nouvelle aventure, d’une nouvelle dimension à donner à sa carrière, Suk n’est pas resté plus d’un an dans le même club depuis quatre années. C’était à Groningue, aux Pays-Bas, entre 2011 et 2013.

Pourtant le natif de Chungju, paisible ville du centre du pays, a des qualités à revendre. Par ses capacités athlétiques, il est un attaquant en pivot dont les partenaires peuvent chercher le jeu de tête mais aussi au sol, comme l’affectionne Jean-Louis Garcia. Pas maladroit des deux pieds et doté d’une envie de toujours bien faire, dans le pressing et dans ses déplacements, Suk a su prouver que son prêt n’était pas usurpé. Pour ses trois premières titularisations, il a marqué à trois reprises pour l’ESTAC.

Un des joueurs sud-coréens les plus populaires

Si en Ligue 1 le nom de Suk ne disait pas grand chose aux habitués, en Corée du Sud, Hyun-Jun Suk, jouit d’une belle côte de popularité. Il est l’un des joueurs les plus en vus et les plus connus auprès des assidus du ballon rond du côté de Séoul. Dans un pays qui se cherche de nouvelles têtes d'affiche depuis la retraite de Park Ji-Sung, Son Heung-min (Tottenham) a les faveurs du public. D'autres voient en Suk le candidat idéal. C’est d’ailleurs ces fameux supporters qui lui ont trouvé une ressemblance avec Ibrahimovic, avec des sobriquets comme le "Zlatan sud-coréen" or "Suk-latan".

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Pourtant le buteur aubois n’est pas encore assuré d’être en Russie. Il n’a plus été appelé en sélection depuis un an, la faute à des choix de carrière aléatoires et bien souvent périlleux : ses passages décevants à Debrecen (Hongrie) et Trabzonspor (Turquie). Il ne compte que onze sélections à son actif ce qui lui fait peu de vécu. Point positif à son compte : le manque de profondeur d’effectif des Guerriers Taegu lui entrouve la porte en cas de saison régulière chez le promu troyen.

Bientôt l’armée ?

Suk devrait dans l’absolu vivre une carrière normale mais tous les joueurs sud-coréens le savent, leur pays impose à ses citoyens masculins un service militaire obligatoire de deux ans. Ils doivent s’y soumettre avant leurs 28 ans et l’ancien joueur de Porto n’y est pas encore passé. Son salut pourrait passer par une exemption. Pour cela, il doit remporter la médaille d’Or aux jeux asiatiques organisés en 2018, en Indonésie (18 août au 2 septembre). Une mission peu évidente car la pression sera forte et il devra aussi être présent dans cette sélection, à un moment où la saison aura déjà repris.

Cette question des engagements envers son pays ne sont pas à l’ordre du jour pour l’instant. Suk se dit très heureux à l’ESTAC où il a enfin le sentiment d’en avoir fini avec les blessures à répétition. Pour apporter un peu plus sa pierre à l’édifice d’une équipe qui ne flirte plus avec la zone rouge, il aura à coeur de se montrer au Parc des Princes, l’ancien jardin de Zlatan Ibrahimovic.

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