Après le double-échec à Paris, l'OM lance son sprint

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Focalisé sur le championnat, le club marseillais a fait d'une qualification en Ligue des champions sa priorité.

Trois défaites consécutives. Jamais depuis l'arrivée de Rudi Garcia en octobre 2016, l'Olympique de Marseille n'avait enchaîné une telle série de résultats négatifs. Alors certes, ces trois revers sont intervenus dans trois compétitions différentes et dans des conditions particulières (celui à Braga n'a pas empêché la qualification pour les 8es de finale de l'Europa League et l'OM a affronté deux fois le PSG chez lui en trois jours) mais ça fait tâche dans le parcours marseillais. La dynamique olympienne (11 matchs sans défaite en 2018 avant Braga) est-elle pour autant brisée ? Pas du tout à en croire joueurs et entraîneur. "Nous devons reprendre notre marche en avant, prévient Rudi Garcia. Nous sommes troisièmes et qualifiés en Europa League. On n'est pas si mal... On ne va pas tout remettre en cause, restons positifs." D'autant que l'OM est parfaitement engagé dans son objectif.

Garcia défend Thauvin

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Car il ne faut pas se méprendre. La Ligue 1 reste la priorité absolue. Une qualification pour la Ligue des champions compte plus que tout pour le club. Il suffit de voir l'attitude de Rudi Garcia à l'occasion du quart de finale de Coupe de France à Paris pour s'en convaincre. Pas de Zambo Anguissa ni de Germain au coup d'envoi. Des jeunes lancés avant même l'heure de jeu alors que le score était de 0-2... Autant de signaux qui démontrent que pour Garcia, la qualification pour une demi-finale de Coupe de France ne pesait pas lourd à quatre jours de la réception du FC Nantes pour le compte de la 28e journée de L1. Pour l'OM, à 11 journées de la fin, le sprint est lancé. Même la double confrontation face à l'Athletic Bilbao en Europa League semble anecdotique.

D'ailleurs le déplacement en Espagne est calé quatre jours avant l'importantissime réception de l'Olympique Lyonnais. Il y a fort à parier que Rudi Garcia ménage ses troupes avant ce choc qui pèsera très lourd dans le verdict final de la Ligue 1. Car le calendrier de l'OM n'a rien de terrifiant. Six matchs au stade Vélodrome, cinq à l'extérieur. Après la venue de Nantes et le déplacement à Toulouse, ce sera donc Lyon au Vel. Et ensuite ? Dijon (ext.), Montpellier (dom.), Troyes (ext.), Lille (dom.), Angers (ext.), Nice (dom.), Guingamp (ext.) et Amiens (dom.). A part Montpellier et Nice, tous les adversaires naviguent au mieux dans le ventre mou du classement ou luttent pour le maintien. De son côté, l'Olympique Lyonnais connaît peu ou prou le même programme, sans grand choc et avec deux matches d'Europa League à disputer. L'AS Monaco, l'autre grand rival pour le podium, ne joue plus de Coupe d'Europe mais a une finale de Coupe de la Ligue au menu face au PSG. Et en Ligue 1, le club monégasque doit encore se déplacer au Parc des Princes.

A la commanderie, on a de plus en plus de mal à cacher l'ambition suprême. "Pour ques les choses soient claires. L'objectif c'est de faire mieux que la saison dernière donc 4e, 3e ou 2e. Si on doit choisir, on prend la meilleure place. On n'est pas sans ambition, prévient Rudi Garcia. Mais on va se projeter sur la dernière journée. Si on fanfaronne aujourd'hui et qu'on finit 4e il se passe quoi ?" En bon attaquant qu'il est, Valère Germain, lui, va droit au but. "On rêve de la Ligue des champions. On a envie de goûter, ou regoûter pour certains, à cette compétition. On est bien placé mais il reste beaucoup de matches. On serait déçu de finir quatrième. On va tout faire pour être le plus haut possible." Le message est passé sans ambiguïté. 

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