thumbnail Bonjour,

L'Afrique du Sud a fait taire les sceptiques et livré une Coupe du monde sans accroc majeur, une belle opération en terme d'image qui a occulté le temps de la compétition les énormes défis de cette la nation arc-en-ciel qui pour le coup, nous en a fait voir de toutes les couleurs.

On attendait un Mondial lacunaire en termes d’organisation et des résultats historiques des six équipes africaines engagées (une première). Nous avons eu tout à fait l’inverse avec des résultats en berne, et une organisation conforme aux standards les plus élitistes. Comme quoi, mieux vaut se méfier des clichés. Jacob Zuma, le président sud-africain est d’ailleurs le premier à se gargariser d’une donne qui vient tout juste de changer. "Il y a vingt ans, personne ne voulait nous rendre visite (...) et maintenant nous sommes une destination populaire", s'est réjoui le chef de l'Etat dont le pays était un paria jusqu'à la chute du régime raciste d'apartheid en 1994. "Le monde a vu notre pays sous une nouvelle lumière!" a-t-il lancé. Sous toutes les latitudes, la presse lui a donné raison, saluant à Berlin "une grande fête réussie", "une célébration internationale" pour le Washington Post, ou "un Mondial bien organisé" à Paris.

Une réussite à tous les étages


Il ya de quoi se réjouir également d’un point de vue économique. En effet, près un million de touristes ont été recensés au mois de juin, soit 25% de plus qu'en 2009. Selon Jacob Zuma, le président de l'Afrique du Sud, les investissements pour la compétition (3 milliards d'euros) devraient générer un effet positif de quatre points sur le PIB national. Même satisfécite au niveau accueil. Tous ceux qui ont eu la chance de suivre de près ce Mondial africain sont unanimes et ont été impressionnés par la candeur ambiante.

ESP - Del Bosque :"Je veux convaincre Puyol de rester" Mondial 2010, Ghana - Rajevac compte bien poursuivre l'aventure Mondial 2010 - Luis Suarez : « L’Espagne peut encore gagner beaucoup de titres » (EXCLU) Mondial 2010 - Quand les stars ne sont pas là, les révélations dansent Votez pour le Goal.com Top de la Coupe du Monde avec Turkish Airlines EdF - Sarkozy a téléphoné à Domenech après la grève des Bleus. Mondial 2010, Allemagne - Müller :"Un énorme honneur"

Même l'élimination prématurée du pays organisateur n'a pas réussi à gâcher la fête locale et internationale. "L'Afrique peut être fière d'avoir organisé cette Coupe du Monde, l'Afrique du Sud encore plus, et le football africain peut être fier de ses dirigeants. Aujourd'hui, après un tirage au sort final et une Coupe du Monde particulièrement réussis, je donnerais (la note de) 9 (sur 10), ce qui dans n'importe quelle université vaudrait les félicitations du jury", a d'ailleurs confié Blatter. "En accueillant cette Coupe du Monde et en rassemblant des gens venus d'horizons très différents, nous avons prouvé au reste du monde que nous possédions cette culture de l'organisation", a indiqué Georges Weah, ambassadeur de la candidature sud-africaine, sur le site de la FIFA. "C'est l'une des meilleures choses qui pouvaient nous arriver. Cette Coupe du Monde a uni les Africains. Des gens venus de toute l'Afrique sont venus assister à cette Coupe du Monde et ont apporté leur soutien à ce grand projet. Cela va laisser des traces".

Le Soccer gagne ses lettres de noblesse

Fini le Soccer « sport de lépreux » comme le qualifiaient certains blancs avant la désignation de l’Afrique du Sud comme pays hôte. Au pays du rugby, on a vu plus de blancs, principalement des riverains des quartiers aisés, porter le maillot des Bafana Bafana que jamais auparavant. Du coté du « petit-peuple », il faut savoir que la plupart des modestes Sud-Africains ont suivi ce Mondial à la télévision, dans les bars locaux. Ils se sont sentis au coeur du monde, ce qui était le cas. Et de nombreux médias se sont rendus dans les villages et dans les townships, pour aller à la rencontre de ceux qui incarnent la vraie Afrique du Sud.

La présence dans le pays du Belge Jacques Rogge, président du CIO, à l'occasion de la finale de la Coupe du monde, est doublement symbolique. Elle indique quelque part l'attente des instances olympiques vis-à-vis de l'Afsud.  Pour tous, il ne fait guère plus de doute que Johannesburg, mais plus sûrement Le Cap, devrait être candidat à l'organisation des JO à l'horizon 2020-2024. Après avoir été le premier pays du continent à organiser une Coupe du monde, l'Afrique du Sud devra donc s'attaquer à ce nouveau challenge. Le Brésil, quant à lui, devra suivre les traces de l’Arc-en-ciel et ne perpétuer l’héritage.




Relatifs