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Même s’il a été le plus remuant et le plus dangereux des Hollandais, Arjen Robben regrettera très longtemps sa prestation en finale de la Coupe du Monde, dimanche face à l’Espagne (0-1). Par maladresse mais aussi et surtout par malchance, il a loupé les deux grosses occasions de la partie.

Autant, en mai dernier, en finale de la Ligue des Champions, il a été transparent, autant, dimanche en finale du Mondial, Arjen Robben a tout fait pour offrir la victoire à son pays. De l’avis de tous les observateurs, et à l’exception du gardien Sketelenburg, il a été le seul Batave à jouer à son meilleur niveau et sans chercher à « pourrir » le jeu comme ses coéquipiers l’ont fait. Néanmoins, preuve que le destin peut parfois être très cruel, c’est à lui qu’incombe principalement la responsabilité de la défaite des Oranje. Par deux fois en seconde période, il avait la balle de match au bout des pieds. Par deux fois, il les a laisser filer. Des ratages dont il aura du mal à s’en remettre.

« J’aurai dû marquer »


On jouait à la 62e minute de jeu lorsque Robben s’est vu offrir par Wesley Sneijder un superbe ballon en profondeur dans le dos des défenseurs espagnols. Parti alors défier son ancien partenaire au Real Madrid, en l’occurrence Iker Casillas, il s’était alors dit que ce caviar ne pouvait que terminer au fond. Et pourtant, sa frappe de l’intérieur du gauche, à l’intérieur de la surface, n’a pas été assez convaincante pour contourner le dernier rempart de la Roja. Ce dernier est parvenu à éloigner miraculeusement le danger par la grâce d’un reflexe du pied droit. Les doigts dans la bouche, le regard figé et abattu, Robben n’en croyait pas ses yeux. Habitué à marquer des positions les plus compliquées, il venait de rater, à son grand désarroi, un duel qu’il remporte neuf fois sur dix.

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« J’aurai du marquer normalement, c’est pour ça que je n’ai aucune excuse » a-t-il déclaré réaliste au coup de sifflet final, « en s’avançant très vite, il (Casillas) a rendu le cadre petit. J’ai frappé et ce fut détourné, mais ça aurait du aller au fond ». Dans les vestiaires, le numéro 11 des Oranje a certainement du repasser cette action dans sa tête des dizaines de fois pour en arriver au même constat, à savoir qu’il a manqué l’immanquable. Il le regretta d’autant plus qu’à huit minutes de la fin de la partie, il eut une autre opportunité de scorer, mais, gêné, par un retour illicite de Carles Puyol, il n’a pas pu conclure comme il l’espérait. Vert de rage, il s’en est alors pris à l’arbitre Howard Webb, mais ce dernier n’a fait que le frustrer encore plus en lui brandissant un jaune pour protestation. En voyant la biscotte, le joueur du Bayern s’était alors convaincu que cette finale n’était assurément pas la sienne.

En prolongations et en dépit de la fatigue, Robben avait essayé tant bien que mal de se reprendre et retrouver un second souffle. Malheureusement, ses jambes ne le suivaient plus et la domination outrancière de la Seleccion a fait qu’il n’a pratiquement plus touché aucun ballon. Lorsque le coup de sifflet entonna, on le vit désabusé dans le rond central du terrain. Toutefois, lorsque les Espagnols brandirent le trophée suprême, plutôt que de la tristesse c’est l’incompréhension et un soupçon de colère qui semblaient se lire sur son visage. L’incompréhension par rapport à la tournure qu’ont pris les événements. Et cette colère canalisée envers l’arbitre, bien sûr, et aussi envers soi-même pour tout ce qu’il n’a pas réussi dans ce match. C’était le triste conte du plus grand perdant de cette finale du Mondial 2010.
 
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