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Les quarts de finale de la Coupe du monde débutent, ce vendredi, par une affiche de gala entre une Seleçao, qui monte en puissance, et des Pays-Bas, pas forcément très convaincants, mais qui ont gagné tous leurs matchs depuis le début de la compétition.

On passe aux choses sérieuses. Le Mondial sud-africain prend une autre dimension, ce vendredi, avec les quarts de finale. A deux marches de la grande finale, les huit derniers engagés ne veulent pas se rater. A commencer par les Pays-Bas, qui avec les Argentins, sont les seuls à avoir réalisé le carton plein pour le moment. Mais face à eux se présentent les Brésiliens de Dunga, ces diables de Sud-Américains qui leurs ont déjà barré la route en 1994 et 1998. Une formation auriverde qui rêve d'une sixième étoile et qui semble encore avoir les moyens de succéder à l'Italie cette année.

Jamais 2 sans 3 ?

Après un premier tour piano, avec une victoire étriquée contre la Corée du Nord (2-1) et un match nul décevant contre le Portugal (0-0), mais une belle victoire contre la Côte d'Ivoire (3-1), le Brésil n'a fait qu'une bouchée en huitièmes de finale du Chili (3-0). Les partenaires de Luis Fabiano, déjà trois réalisations à son actif, sont montés d'un cran dans leur tournoi et peuvent compter sur un Robinho et un Kaka de retour au premier plan. Toujours portés vers l'avant, les Auriverde, comme d'ailleurs les Bataves, s'appuient aussi en Afrique du Sud sur une base défensive solide. Avec Juan et Lucio, le Brésil possède une solide charnière solide qui a déjà fait ses preuves. Sans oublier un Michel Bastos, moins offensif qu'à son habitude et qui couvre son côté gauche comme un véritable spécialiste du poste qu'il n'est pourtant pas.
Le Brésil possède également un ascendant psychologique sur les Oranje qu'ils ont souvent éliminés ces dernières années. En 1994, aux Etats-Unis, et à ce même stade de la compétition, les futurs lauréats de la Coupe du Monde avaient dû batailler pour évincer les frères De Boer (3-2) à l'issue du pleau beau match du tournoi, les Néerlandais revenant de 0-2 à 2-2 avant de caler sur une frappe surpuissante de Branco. Quatre ans plus tard, Kluivert et les siens calaient une fois encore contre les Carioca, mais cette fois en demi-finales, à l'issue de la loterie des tirs au but (1-1 dans le temps réglementaire). Depuis, les Bataves restent sur une absence en 2002 et une élimination sans gloire dès les huitièmes de finale en 2002 contre le Portugal.



Les Pays-Bas doivent hausser leur niveau de jeu

Pour se hisser dans le dernier carré en Afrique du Sud, les hommes de Bert van Marwijk vont devoir sortir le grand jeu. Du moins supérieur à celui proposé jusqu'à maintenant. Car s'ils ont remporté tous leurs match pour le moment, ils n'ont pas vraiment convaincu. Y compris en huitièmes de finale face à la Slovaquie de Robert Vittek (2-1). Eux-aussi misent sur une base arrière solide malgré une armada offensive impressionnante. Avec Elia, Affelay, Huntelaar, Babel, Van der Vaart, Kuyt, Van Persie, Sneijder et Robben, les représentants de la tulipe ont les épines pour pîquer les autres. Le retour du joueur du Bayern Münich est une excellente nouvelle pour les Pays-Bas. Sa réalisation contre la Slovaquie dans son pur style caractériques en est la preuve.

En tou cas, les Européens se plaisent dans un rôle d'outsiders. "Pour la première fois depuis le début du tournoi, nous ne sommes pas les favoris d'une rencontre", a glissé le sélectionneur néerlandais Bert van Marwijk, estimant aussi que si le Brésil était "quasi invincible", son équipe pouvait "battre n'importe qui". A condition quand même de dompter les ego qui gonflent. Ainsi, les Oranje ont été secoués en début de semaine par "l'affaire van Persie", qui, selon une télévision néerlandaise, aurait glissé "ce n'est pas moi qu'il faut remplacer mais Wesley Sneijder", alors que Van Marwijk lui demandait de quitter le terrain lors du huitièmes de finale face à la Slovaquie (2-1). "Robben c'est un joueur grandissime qui a fait une superbe saison avec le Bayern Munich, a relevé le défenseur brésilien Juan. Mais il n'est pas seul aux Pays-Bas. C'est comme quand on affronte Drogba et Cristiano Ronaldo, on fait attention à tous les attaquants." Les deux équipes savent donc à quoi s'attendre. Celle qui arrivera à y faire face aura sans doute les meilleures chances de se qualifier.

Les compositions probables :

Brésil : Cesar - Maicon, Juan, Lucio, Bastos - Gilberto Silva, Melo - Kaka - Robinho, Fabiano, Ramires

Pays-Bas : Stekelenburg - Van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, Van Bronckhort - Van Bommel, De Jong - Robben, Sneijder, Kuyt - Van Persie

Le pronostic : Brésil-Pays-Bas 1-2 ap.


 


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