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Mondial 2010 - L’Espagne se suicide
Coup de tonnerre sur l'Afrique du Sud ! Grande favorite de la Coupe du monde avec le Brésil, l'Espagne est tombée devant la Suisse (0-1) dès son entrée en lice dans le tournoi. Un but du Stéphanois Gelson Fernandes en début de seconde période a suffi pour faire ressurgir de vieux démons dans la tête du champion d’Europe.
Un suicide en règle pour le grand favori de la compétition, et surtout un match qui répond à beaucoup de questions. Des questions qu’on ne se posait pas forcément. Oui, l'Espagne pouvait perdre malgré ses 25 succès sur les 26 derniers matches. Oui, la Nati pouvait battre une Roja qui ne lui avait jamais réussi dans son histoire (15 défaites et 3 nuls en 18 confrontations). Oui, les Espagnols pouvaient laisser filer des points au premier tour, ce qui ne leur était plus arrivé depuis 1998. Oui, cette Coupe du Monde a tendance à récompenser le jeu défensif (même l’entrée en lice de l’équipe la plus offensive le confirme) et oui, l’Espagne a pris la grosse tête.
L’Espagne se fait hara-kiri
La formation helvète, de son coté, a déjoué tous les pronostics pour s'installer en tête du groupe H en compagnie du Chili, vainqueur un peu plus tôt du Honduras (1-0). L'Espagne, dont on attendait un carton plein avec son formidable potentiel offensif, se retrouve contre toutes attentes en difficulté d'entrée de tournoi. On fantasme sur une hypothétique qualification à la deuxième place et sur un tout aussi hypothétique rendez-vous avec le Brésil en 8e, mais nous n’en sommes pas encore là et l’Espagne aussi, qui devra montrer autre chose lors de ses prochaines sorties, n’en est pas encore là.
Sur l'ensemble du match, Vicente del Bosque n'a cependant pas grand chose à reprocher à ses joueurs, sinon leur manque de réalisme et un manque de vigilance sur l'un des rares contres de la Nati. Dominer n'est pas gagner, et l'Espagne l'a appris à ses dépens après avoir campé dans la moitié de terrain suisse durant la quasi-totalité du match. Mais elle s'est heurtée à une défense suisse très solide dans le sillage d'un Stéphane Grichting héroïque et d'un gardien, Diego Benaglio, impérial dans le but helvète. Deux choses ont fait la différence. Le mental helvète et la stratégie défensive d’Ottmar Hitzfled. bétonner derrière et attendre le contre fatal pour crucifier le champion d'Europe. Aussi simple en apparence que difficile à mettre en place. Pour la Roja, la blessure est profonde, elle vire au rouge sang. Les douloureux flashback du passé, pré 2008, ressurgissent. Comme cette défaite en 2000 face à la Norvège (1-0) pour son premier match de l’Euro, ce cuisant revers face au Nigéria en 1998 (3-2), la défaite en quarts face à la Corée en 2002 et ce spectre terrifiant : depuis 1950, l’Espagne n’est jamais parvenue à atteindre les demi-finales d’un Mondial. De quoi doucher l’enthousiasme le plus bouillant.

La Roja, les quatre fers en l'air
L’Espagne se fait hara-kiri
La formation helvète, de son coté, a déjoué tous les pronostics pour s'installer en tête du groupe H en compagnie du Chili, vainqueur un peu plus tôt du Honduras (1-0). L'Espagne, dont on attendait un carton plein avec son formidable potentiel offensif, se retrouve contre toutes attentes en difficulté d'entrée de tournoi. On fantasme sur une hypothétique qualification à la deuxième place et sur un tout aussi hypothétique rendez-vous avec le Brésil en 8e, mais nous n’en sommes pas encore là et l’Espagne aussi, qui devra montrer autre chose lors de ses prochaines sorties, n’en est pas encore là.
Sur l'ensemble du match, Vicente del Bosque n'a cependant pas grand chose à reprocher à ses joueurs, sinon leur manque de réalisme et un manque de vigilance sur l'un des rares contres de la Nati. Dominer n'est pas gagner, et l'Espagne l'a appris à ses dépens après avoir campé dans la moitié de terrain suisse durant la quasi-totalité du match. Mais elle s'est heurtée à une défense suisse très solide dans le sillage d'un Stéphane Grichting héroïque et d'un gardien, Diego Benaglio, impérial dans le but helvète. Deux choses ont fait la différence. Le mental helvète et la stratégie défensive d’Ottmar Hitzfled. bétonner derrière et attendre le contre fatal pour crucifier le champion d'Europe. Aussi simple en apparence que difficile à mettre en place. Pour la Roja, la blessure est profonde, elle vire au rouge sang. Les douloureux flashback du passé, pré 2008, ressurgissent. Comme cette défaite en 2000 face à la Norvège (1-0) pour son premier match de l’Euro, ce cuisant revers face au Nigéria en 1998 (3-2), la défaite en quarts face à la Corée en 2002 et ce spectre terrifiant : depuis 1950, l’Espagne n’est jamais parvenue à atteindre les demi-finales d’un Mondial. De quoi doucher l’enthousiasme le plus bouillant.
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