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L’Algérie découvre avec horreur une affaire de dopage qui a secoué son équipe nationale. Un ancien médecin des Fennecs balance.

Un ancien médecin de l'équipe d'Algérie, le docteur Hanifi, n'écarte pas l'éventualité d'un dopage de joueurs qui aurait entraîné les handicaps de leurs enfants, affirmant vendredi dans le quotidien El Watan que le médecin russe de la sélection ne le laissait pas accéder aux dossiers.

Les joueurs agissent


 "J’étais déjà médecin de l’équipe quand Zdravko Rajkov était entraîneur. Puis Guennadi Rogov lui a succédé. Deux ou trois mois après son arrivée, il a ramené un médecin russe. Assez rapidement, je n’ai plus eu accès aux dossiers médicaux. Je pensais qu’ils faisaient des tests d’évaluation qu’ils ne voulaient pas divulguer. J’ai envoyé un rapport au directeur général du Centre national de médecine du sport et au ministère. On m’a répondu que je devais laisser Rogov travailler avec son médecin. Alors j’ai démissionné. S’ils avaient utilisé des produits dopants quand j’y étais, je l’aurais su. Que s’est-il passé après mon départ ? Je n’en sais rien", a expliqué le docteur Hanifi à nos confrères algérien d’El Watan.  "Je n’écarte rien. Je dis que les dossiers m’ont été enlevés pour me pousser à démissionner et pour qu’après, ils puissent faire ce qu’ils voulaient. A l’époque, le bloc de l’Est, connu pour ses pratiques comme l’autotransfusion, était très présent dans le sport", poursuit-il.

Rogov étant décédé, on ne retrouvera probablement jamais le médecin russe en question, quant aux dossiers, ils auraient disparu avec le médecin. "Le hic, c’est que même si on avait les dossiers, on ne pourrait rien prouver. Car si des produits dopants avaient été donnés, cela ne serait pas mentionné", explique le docteur Hanifi. A présent, les joueurs réclament l’ouverture d’une enquête. Plusieurs éléments de la sélection algérienne aux Coupes du monde 1982 et 1986 ont décidé d’agir et de prouver le lien possible avec des produits dopants pris à leur insu durant les compétitions. "Nous avons décidé d'évoquer publiquement cette affaire lorsque nous avons découvert qu'il y avait pas moins de huit ex-internationaux qui ont engendré des handicapés", a déclaré mercredi à l'AFP l'ancien défenseur Mohamed Chaïb, père de trois filles handicapées.

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