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Malgré la défaite face à l'Equipe de France, les espoirs sont permis pour Prandelli et son équipe qui a montré des qualités techniques et tactiques.

Malgré cette défaite face à l’Equipe de France, Prandelli a, selon lui, de quoi sourire. Des cadres avec la tête à la Serie A, des jeunes encore bien inexpérimentés, si l’Italie tenait à gagner ce match, tous les transalpins regardaient loin, bien plus loin dans l’espace et le temps, que ce sympathique match amical de novembre. En effet, l’ancien coach de la Fiorentina et toute son équipe voient au delà de Parme et d'un résultat anecdotique. Le Brésil et 2014, voilà les objectifs d’une Squadra Azzurra qui continue sa préparation afin de ne pas repartir d’Amérique du Sud les mains vides.

L’Italie caméléon

Habitué à jouer en 4-4-2 avec quatre milieux centraux et très techniques (Pirlo, De Rossi, Marchisio et Montolivo  avaient composé ce centre névralgique du jeu à l’Euro), Prandelli a décidé de mélanger les cartes et sort un 4-3-3 inédit. Et on peut dire que le résultat, au niveau du jeu, peut laisser de bons espoirs à Prandelli. Les prémices d’une grande entente ont été entrevues entre El-Shaarawy sur le côté gauche et Mario Balotelli au centre. Dans deux ans, cette combinaison pourrait faire des ravages. Il ne reste plus qu’à trouver un troisième joyeux luron côté droit capable de représenter le futur. Et le successeur de Candreva est déjà tout trouvé. Il s’agit du napolitain Insigne qui a fait l’année dernière avec Verratti les bonheurs d’un Pescara qui aura inscrit un total impressionnant de 90 buts. Tout cela sous le contrôle de Zeman, évidemment.   

Prête moi ta crête

Avec cette deuxième option, Prandelli aura donc plus de choix et pourra adapter son schéma tactique en fonction de l’adversaire. Et pourquoi pas changer en plein milieu d’un match, si la situation l’oblige. De plus qu’au milieu de terrain aussi, un jeune homme au crâne rasé que la France commence à connaître est en train de prendre la relève. Marco Verratti a montré hier une sérénité à toute épreuve, se permettant même quelques petits gestes de pur technicien. Si le parisien n’a pas encore la carrure pour porter une équipe sur ses épaules, il aura le temps d’apprendre sous l’aile d’un maître à jouer comme Pirlo, qui devrait tranquillement laisser sa place après l’aventure auriverde.

Afin de conforter un peu plus le technicien, l’état d’esprit montré par les siens a été tout aussi bon. Quel plaisir pour Cesare Prandelli de voir Mario Balotelli souvent décrié pour sa nonchalance allé récupérer des ballons dans les pieds des défenseurs français, où de voir les défenseurs toujours charger à deux, sans jamais laissé d’espace aux attaquants français. Car il ne faut pas se leurrer, la prestation française est d’autant plus à souligner que la performance italienne était tout sauf mauvaise. Deux barres et une capacité à se projeter vers l’avant impressionnante, l’Italie a joué, pas forcément à fond, mais elle a joué.  

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