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Les joueurs de foot aiment bien trouver des excuses quand ils sont critiqués. Pour certains, ils sont même plus performants dans ce domaine que sur le terrain.

"Si il n’y avait pas eu but,on en aurait pas parlé". Voici le prototype des dernières déclarations tendance chez les footballeurs. Les derniers exemples en date ? Karim Benzema : "Si je ne chante pas mais que je mets trois buts, à la fin, on ne va pas parler du fait que je n’ai pas chanté" et François Clerc à propos de la faute de Brandao sur Thiago Silva: "Si cela avait été contre un autre adversaire que Paris, s’il n’y avait pas eu but, on n’en aurait jamais parlé."

Plutôt efficace pour repousser des arguments critiquant une prestation, un geste ou une attitude. Quelquefois ça marche, d’autres fois non. Mais qu’ont tous les joueurs avec cette formulation ? Le foot est pourtant un sport où le résultat se joue parfois à pas grand-chose, parfois même au hasard. Les frappes déviées, les faux rebonds, les erreurs d’appréciations sont légion sur un terrain. "S’il n’avait pas frappé, il n’aurait pas marqué", c’est évident. "Si il ne la touchait pas, il n’y avait pas but", bien sûr. Mais le fait est là. La balle est au fond, la faute est présente.

Un joueur pro, voire un entraineur, sait appréhender ces aléas. Et même la meilleure des équipes peut perdre, même le meilleur joueur de foot peut faire une faute. Les terrains sont scrutés par les caméras, le public, les observateurs, alors c’est normal que des détails soient observés, décortiqués et commentés. Et c’est bien facile de se réfugier derrière une excuse telle que celle-ci. Mais on peut refaire le match, expliquer que "si on marquait à cet instant, c’était un match différent". Le problème, c’est que seul ce qui s’est réellement passé compte. Eh oui. "Avec des si, on mettrait Paris en bouteille" formule le célèbre adage. Alors messieurs les footballeurs, vous faites votre travail, nous faisons le nôtre. Gagner des matchs et poser des questions. Et ne nous expliquez pas que si vous aviez frappé, vous auriez marqué, et que si vous aviez marqué, on ne vous aurait pas embêté.

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