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Bien qu’ayant enchainé deux bonnes performances avec la sélection, Mapou Yanga-Mbiwa estime que sa place en Bleu est loin d’être assurée.

Écarté au dernier moment de l’Euro 2012, Mapou Yanga-Mbiwa est revenu encore plus fort en Equipe de France. L’arrière central champion de France a donné raison à Didier Deschamps de l’avoir convoqué en livrant deux prestations solides. La première face à l’Uruguay (0-0), le mois dernier, et la seconde contre la Finlande (1-0), vendredi. Il a convaincu au point où beaucoup se posent la question s’il ne doit pas être désormais un titulaire au sein de cette équipe, au détriment de Laurent Koscielny ou Adil Rami. Lorsque la question lui a été posée, samedi lors d’un point-presse, le Pailladin a refusé de s’engager sur ce terrain là. Pour lui, l’important est de ne pas se reposer sur ses lauriers et continuer à donner le meilleur de soi-même lorsqu’il est aligné. Pour le reste, il ne se prend pas trop la tête.

« METTRE LA SATISFACTION DE COTE »

Mapou, quels sont les sentiments qui prédominent après la victoire en Finlande ?

Mapou Yanga-Mbiwa : Je pense que l’on a fait un bon match. Et surtout, on est content de l’avoir gagné car on savait qu’il était très important de bien commencer ces éliminatoires. Maintenant, il faut rapidement mettre cette satisfaction de côté car un autre match nous attend.

Et individuellement, avez-vous conscience d’avoir réalisé un très bon match ?

M.Y. : Toute l’équipe a fait un bon match il me semble. On a gagné, on a trouvé de bonnes relations entre nous et c’est positif pour la suite.

Même si vous ne voulez pas évoquer votre propre performance, vous avez quand même dû avoir de nombreux retours positifs de vos proches…

M.Y. : Oui, c’est vrai que beaucoup de monde m’a envoyé un message pour me féliciter. Cela fait plaisir, c’est bien, mais rien n’est acquis. Je dois continuer à être performant pour continuer à être appelé.

Didier Deschamps a insisté sur l’impression de facilité qui émane de votre jeu, tout en insistant sur la nécessité aussi de savoir dégager en touche quand il le faut. Que cela vous inspire-t-il ?

M.Y. : Déjà qu’à l’entraînement on essaie de jouer au football, on essaie de relancer proprement même dans des situations difficiles. Après, en match, ce n’est pas tout à fait pareil. Le coach nous a demandés de ne pas prendre trop de risques. Donc on a appliqué les consignes.



« S’ENTENDRE LE MIEUX POSSIBLE AVEC MAMADOU »

Avez-vous ressenti plus de pression avant ce match par rapport à celui face à l’Uruguay ?

M.Y. : Non, pas forcément. C’est plus pendant le match que j’ai ressenti la différence, notamment au niveau des impacts. C’était plus costaud, avec des adversaires plus agressifs.

Avec Mamadou Sakho, est-il important que vous vous entendiez bien également en dehors du terrain pour être performant ?

M.Y. : Dans un groupe, en général, il faut que l’on s’entende le mieux possible. Avec Mamadou, on joue aux mêmes postes et on essaie de se parler, aussi bien sur qu’en dehors du terrain.

Et votre entente avec Rio Mavuba…

M.Y. : Cela s’est bien passé. On a eu une bonne relation dans le match. Il ne faut pas être tout le temps attiré par le ballon. En première période, c’était plus compliqué car on n’arrivait pas à coulisser mais en seconde, après avoir discuté, cela a été mieux. 

Au départ, le duo Rami-Koscielny paraissait devoir être titulaire. Vous rendez-vous compte qu’avec Sakho, vous avez une vraie possibilité de vous imposer désormais ?

M.Y. : On est là pour essayer de tirer le groupe vers le haut. C’est bien pour nous, cela fait deux matches que l’on ne prend pas de but. Et c’est bien pour le coach qui a plus de choix à faire, qui a plus de possibilités. On essaie d’apporter plus de solutions, que ce soit d’entrée de match, en cours de match ou aux entraînements.

Êtes-vous stressé à l’idée d’évoluer mardi prochain au Stade de France ? Et vous souvenez-vous de la défaite face à la Biélorussie il y a deux ans ?

M.Y. : Je n’ai pas vécu ce match contre la Biélorussie. Je pense qu’il ne faudra pas se poser de questions. Quant au fait de jouer au Stade de France, non, il n’y a pas de stress particulier, juste l’envie d’enchaîner sur une deuxième victoire.

Que vous apporte l’équipe de France dans votre quotidien ?

M.Y. : Cela m’apprend beaucoup de choses et cela me donne encore plus envie de travailler à Montpellier. Je sais qu’il ne faut pas que je me repose sur mes acquis. J’ai envie de progresser au maximum.

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