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Equipe surprise du premier tour de la CAN, le Cap-Vert espère secrètement que son parcours dans le tournoi continental ne s’achève pas au stade des Quarts de finale.

Comment un pays d’à peine 500000 habitants peut-il se hisser en quarts de finale d’une compétition continentale ? La question mérite d’être posée. Et tous ceux qui ont cherché à y répondre n’ont pas vraiment trouvé d’explication rationnelle. L’exploit réalisé par le Cap-Vert, une sélection quasi méconnue des observateurs il y a encore quelques mois, n’est donc pas mince. En atteignant le Top 8 de la CAN 2013, les Requins Bleus sont donc entrés dans l’histoire, en même temps qu’ils ont fait souffler un agréable vent de fraicheur sur le monde du foot. Sous la coupe de leur extravagant mais très sympathique sélectionneur, Lucio Antunes, Ryan Mendes et ses coéquipiers sont parvenus à déjouer tous les pronostiques à l’occasion de la première quinzaine du tournoi. Ils sont allés bien plus loin qu’ils ne pouvaient imaginer. Mais, pour eux, ce n’est pas une raison pour ne pas essayer de repousser encore un peu plus leurs limites. Et c’est avec cette idée là qu’ils se présenteront ce samedi au Stade Nelson Mandela Bay pour le duel face au Ghana.

Ils visent le sacre final

Oui, ce petit pays lusophone de l’Ouest de l’Afrique, indépendant depuis 38 ans seulement, tous les rêves sont désormais permis. Et après tout, pourquoi ne pas y croire. En prouvant que la qualification acquise face au Cameroun en automne dernier (3-1, 2-2) n’était guère le fruit du hasard, le Cap-Vert peut se permettre de voire plus haut que le cap des quarts. En devançant dans sa poule des sélections comme l’Angola et le Maroc et ce en restant invaincu, l’équipe a gagné du crédit en même temps qu’elle a emmagasiné de la confiance. Même si le Ghana émerge comme un obstacle encore plus grand, le fait que, plus que jamais, elle n’aura pas grand-chose à perdre, cette sélection, qui figure à la 75e place au classement FIFA (15e en Afrique), peut très bien réaliser une nouvelle surprise. La plus grande des toutes.

Dans l’histoire de la CAN, aucun pays n’avait réussi à atteindre la phase à élimination directe du tournoi à l’occasion de sa première participation, si ce n’est ceux qui jouaient à domicile. Le Cap-Vert l’a fait. C’est la preuve qu’avec du talent et du courage, rien n’est impossible. Pas même la conquête du titre suprême. « Nous sommes sur notre chemin vers la fin et nous allons gagner cette CAN. Nous sommes plus que jamais confiants » a annoncé lors d’un point-presse Antunes ce vendredi. Hautain, le technicien de 46 ans ? Pas du tout. Cette déclaration est surtout l’illustration que plus rien ne fait peur à lui et ses coéquipiers. Pas même la perspective de défier les quadruples champions d’Afrique ghanéens. « On a joué contre eux en Novembre à Lisbonne et on n’a perdu que 1-0 » a-t-il judicieusement rappelé.

Que ceux qui ont séduit par cette brillante équipe se rassurent ; l’ambition capverdienne ne se départit pas d’une certaine humilité et du respect. Des vertus qui font plutôt partie de son moteur. « Le Ghana mérite le respect total. C’est une équipe très forte et très bien organisée » a ajouté Antunes. Cela étant, s’ils vouent une grande estime à tous leurs opposants, les Requins Bleus ne nourrissent aucun complexe d’infériorité. C’est dans leur gêne de se surpasser face à l’adversité et leurs derniers résultats en témoignent parfaitement. « C’est dans la personnalité des Capverdiens de se battre, tant les obstacles que nous rencontrons au quotidien sont nombreux, explique Mario Semedo, le président de la Fédération. Voilà pourquoi des qualités comme l’investissement et l’abnégation dans le travail sont chez nous essentielles pour réussir dans le football ». Reste maintenant à savoir où s’arrête cette réussite.

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