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Le milieu de terrain français Lassana Diarra a clos son aventure au Real Madrid en signant à l'Anzhi Makhatchkala, le club russe où évolue Samuel Eto'o

De Belleville Zoo à Makhatchkala, il y a un monde. Un monde qu’à parcouru Lassana Diarra. Le joueur a en effet posé ses valises en Russie, près de celles de Samuel Eto’o. Retour sur la carrière mouvementée et la trajectoire folle du milieu français.

Accrocheur, Bagarreur, sont les qualitées premières de Lassana Diarra, dit « Lass ». Véritable sentinelle devant la défense, il était considéré il y a encore peu comme le meilleur récupérateur français.

Sous le signe de Makélé

Mais avant tout cela, retour en arrière. Dans sa cité parisienne du XIXe arrondissement où tout commence. Il la quitte d’abord à 13 pour des formations au Mans et à Nantes, il en rentre bredouille. Pas encore abattu, la carrière du jeune lass a son déclic lors de l’été 2003. Il rejoint alors le club du Havre. Après avoir fait pendant 10 mois ses preuves en équipe réserve, il est jeté dans le grand bain par Philippe Hinschberger. Là, il explose et le stade Jules-Deschaseaux devient sont terrain de jeu. A peine 30 matches plus tard, il rejoint Chelsea, malgré être arrivé 17e de Ligue 2 avec le club Havrais. Là, Mourinho le cajole : « On veut finir le produit qu’on a importer de France, c’est un très bon produit, mais il a encore beaucoup de choses à apprendre » déclare le Special One. Et ces « choses » à apprendre, c’est l’illustre Claude Makélélé qui lui enseignera. Appelé à le remplacer dans l’entrejeu des blues, Lass ne restera que deux ans à Chelsea, où il jouera plus arrière gauche que milieu défensif.

A la surprise général, lors des dernières heures du mercato 2006-2007, le français arrive à Arsenal, qui l’arrache pour 5 millions de livres. Mais son aventure chez les Gunners ne durera que six petits mois. En froid avec Arsène Wenger, il quitte Londres pour Portsmouth. Le club est moins brillant, mais Lass trouvera finalement du temps de jeu. Seulement, là aussi, il ne reste qu’un an. Alors que le club est en difficulté après le départ de Redknapp pour Tottenham, il préfère partir lors du mercato hivernale.

Une surprise nommée Real

Là, c’est le coup de tonnerre. Lors de l’hiver 2009, il signe, contre toute attente, avec Julien Faubert, au grand Real Madrid. Finit l’Angleterre, le froid, le jeu rude. Place à la technique, la chaleur, les clasicos.

Avec le Real, il ne terminera que deuxième, derrière l’armada blaugrana. Mais cette première saison lui aura permit de montrer ses qualités au grand public. Indispensable au milieu de terrain, il a même l’honneur de porter le numéro 10 du Real Madrid, ayant appartenu dans le passé entre autre à Luis Figo. Julien Faubert tombera dans les affres de l’oubli, mais Lass, lui, retrouvera pour encore deux saisons son ancien mentor, José Mourinho. Avec l’arrivée de Khedira et Ozil, flamboyants pendant la Coupe du Monde, jamais plus il ne sera titulaire indiscutable. Malgré tout, entre blessures et suspensions, il jouera 41 matches lors de sa deuxième saison. La troisième saison sera la pire. Après avoir été jusqu’au clash pour partir, il reste finalement, faute d’offre. Mais le parisien ne jouera que quelques matches pour sa dernière saison. Après 119 matches et un but, il semble que l’histoire entre Lassana Diarra et le Real Madrid ne touche à sa fin.

Et la fin a été officialisé hier soir. Lass a signé chez les pluri-milliardaires de L’Anzhi Makhatchkala. Si le côté sportif du transfert est à oublier, on peut dire qu’à 27 ans, sa retraite est déjà plus qu’assurée.

 

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