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ESP, Real - Quand la malédiction Makelele sévit toujours
Comme un air de déjà vécu… Le départ de Wesley Sneijder a laissé un vide dans l’entrejeu madrilène que le club Merengue va désormais avoir du mal à combler. Le Real cherche, mais a du mal à lui trouver un héritier digne et l’équilibre de l’équipe risque d’en pâtir.
Par Hocine Harzoune
Souviens-toi l’été 2003. Le Real vient de gagner la Liga mais Florentino Perez déclare qu’il faut du changement. « C’est la fin d’un cycle » tonne le cacique madrilène. L’histoire lui donnera raison à un point dont il ne s’était jamais douté. Del Bosque est limogé pour délit de faciès (et aussi pour avoir fait rentrer Santiago Solari dans un match de Coupe d’Europe, diminuant ainsi sa valeur marchande), Fernando Hierro pour délit de charisme (il en avait plus que le président, cet effronté !) et le Real, avec Beckham et Queiroz, entre dans une nouvelle ère. Une ère plus clinquante et où l’équilibre est banni, les trophées aussi.
Un air de déjà vécu...
Le Real, désormais moins guerrier mais plus glamour, n’a guère plus besoin de Claude Makelele. Le Français pose problème dans son positionnement car il était prévu que tous les galactiques soient alignés en même temps (Beckham, titulaire contractuel, prendra d’ailleurs sa place de milieu défensif). Le porteur d’eau des stars, bouclier de Zidane et homme à tout bien faire du Real s’en va. Le club royal s’en mordra les doigts. Les dix doigts.
De 2003 à 2007, le club Merengue aura usé de tous les stratagèmes pour remplacer le Français et retrouver ce satané équilibre dans l’équipe. La Cantera est mise à contribution, le marché également, avec un tombereau de papes sans lendemain moins doués les uns que les autres (ah la fameuse paire Gravesen/Pablo Garcia…) et le contre emploi aussi, largement. Mais l’harmonie est condamnée à rester dissonante et ce malgré les virtuoses offensifs. Les trompettes martiales du succès se sont tues et lors des fins de saison, on entend beaucoup de violon.
Flashback terminé
Fin de la leçon d’histoire. Remplacez maintenant Makelele par Sneijder, Beckham par Kaka, Gravesen par Khedira ou Melo, et Mourinho par Capello et vous obtenez la recette d’un nouveau mélodrame comme seule la capitale espagnole peut en produire. C’est d’ailleurs, sans doute, la pire malédiction que subit le Real. Le club le plus dépensier au monde ne parvient jamais à accoucher d’un mercato équilibré. Le faste l’emporte toujours et si les caisses sont trop clairsemées pour le somptuaire promis aux Socios, on n’hésite jamais à piocher dans les éléments ayant le plus de valeur marchande de l’équipe. Le syndrome de l’équipe bancale n’est jamais très loin.
Cet été, beaucoup de fans du Real se demandent pourquoi le club s‘obstine à investir sur un nouveau milieu défensif avec Gago, Xabi Alonso et les deux Diarra dans l’effectif. Et bien la réponse est très simple, dans le système Mourinho, avec deux ailiers bucheurs (les Pandev/Eto’o à l’Inter) et un double pivot dans le compartiment central du terrain, il faut un relayeur. Un vrai numéro 8, relanceur, adroit et travailleur. Et au Real, personne ne répond à ces critères actuellement.
Gago et Xabi Alonso préfèrent évoluer devant la défense et leurs attributions dans le jeu long et le harcèlement des joueurs adverses ne fait pas d’eux de véritables 8. Les deux Diarra sont des soutiers avec une capacité de relance et des facultés offensives modérées et Kaka n’est même pas un vrai numéro 10, car c’est un 9 et demi de formation (qui pourrait éventuellement être reconverti, même si son manque de volume s’avérera certainement un handicap). C’est pourquoi les recruteurs Merengue arpentent encore les sentiers du mercato en quête de l’oiseau rare. En parlant de volatiles, on paraphrasera Di Stefano, qui avait eu cette phrase quand le Real avait chassé De La Red et Soldado pour recruter Gago et Higuain : « On achète des œufs au magasin, alors qu’on a la poule à la maison ». S’il veut éviter une nouvelle tragédie, Mourinho devra tenir compte du fait qu’on ne joue pas Hamlet sans en casser, des œufs. Ou alors, c’est qu’il ya vraiment quelque chose de pourri au royaume du Real.
Un air de déjà vécu...
Le Real, désormais moins guerrier mais plus glamour, n’a guère plus besoin de Claude Makelele. Le Français pose problème dans son positionnement car il était prévu que tous les galactiques soient alignés en même temps (Beckham, titulaire contractuel, prendra d’ailleurs sa place de milieu défensif). Le porteur d’eau des stars, bouclier de Zidane et homme à tout bien faire du Real s’en va. Le club royal s’en mordra les doigts. Les dix doigts.
De 2003 à 2007, le club Merengue aura usé de tous les stratagèmes pour remplacer le Français et retrouver ce satané équilibre dans l’équipe. La Cantera est mise à contribution, le marché également, avec un tombereau de papes sans lendemain moins doués les uns que les autres (ah la fameuse paire Gravesen/Pablo Garcia…) et le contre emploi aussi, largement. Mais l’harmonie est condamnée à rester dissonante et ce malgré les virtuoses offensifs. Les trompettes martiales du succès se sont tues et lors des fins de saison, on entend beaucoup de violon.

Capello avait mis le doigt sur le problème...
Capello arrive en mission commando en 2007 et s’occupe en priorité de ce chantier. Devant l’ampleur de la tâche il recrute deux bérets verts, Mahamadou Diarra et Emerson, la tortue pas vraiment géniale de la Juve, son homme de confiance, qui a défaut de faire des étincelles, se charge de faire le boulot au centre du pré. Le Real retrouve un semblant de balance et, avec lui, les succès.Flashback terminé
Fin de la leçon d’histoire. Remplacez maintenant Makelele par Sneijder, Beckham par Kaka, Gravesen par Khedira ou Melo, et Mourinho par Capello et vous obtenez la recette d’un nouveau mélodrame comme seule la capitale espagnole peut en produire. C’est d’ailleurs, sans doute, la pire malédiction que subit le Real. Le club le plus dépensier au monde ne parvient jamais à accoucher d’un mercato équilibré. Le faste l’emporte toujours et si les caisses sont trop clairsemées pour le somptuaire promis aux Socios, on n’hésite jamais à piocher dans les éléments ayant le plus de valeur marchande de l’équipe. Le syndrome de l’équipe bancale n’est jamais très loin.
Cet été, beaucoup de fans du Real se demandent pourquoi le club s‘obstine à investir sur un nouveau milieu défensif avec Gago, Xabi Alonso et les deux Diarra dans l’effectif. Et bien la réponse est très simple, dans le système Mourinho, avec deux ailiers bucheurs (les Pandev/Eto’o à l’Inter) et un double pivot dans le compartiment central du terrain, il faut un relayeur. Un vrai numéro 8, relanceur, adroit et travailleur. Et au Real, personne ne répond à ces critères actuellement.
Gago et Xabi Alonso préfèrent évoluer devant la défense et leurs attributions dans le jeu long et le harcèlement des joueurs adverses ne fait pas d’eux de véritables 8. Les deux Diarra sont des soutiers avec une capacité de relance et des facultés offensives modérées et Kaka n’est même pas un vrai numéro 10, car c’est un 9 et demi de formation (qui pourrait éventuellement être reconverti, même si son manque de volume s’avérera certainement un handicap). C’est pourquoi les recruteurs Merengue arpentent encore les sentiers du mercato en quête de l’oiseau rare. En parlant de volatiles, on paraphrasera Di Stefano, qui avait eu cette phrase quand le Real avait chassé De La Red et Soldado pour recruter Gago et Higuain : « On achète des œufs au magasin, alors qu’on a la poule à la maison ». S’il veut éviter une nouvelle tragédie, Mourinho devra tenir compte du fait qu’on ne joue pas Hamlet sans en casser, des œufs. Ou alors, c’est qu’il ya vraiment quelque chose de pourri au royaume du Real.
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