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ESP - La « BBC » meilleure triplette d’Europe

Les bonnes ondes du trio offensif Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo ("BBC") ont permis au Real Madrid de surclasser samedi la Real Sociedad (5-1), avec un triplé du Portugais.

Le Real a trouvé l’équilibre. Grâce à deux trios de joueurs, le club merengue en a enfin fini avec le syndrome de l’équipe coupée en deux. En sacrifiant Isco, Carlo Ancelotti a réglé le problème de relance et avec Alonso de retour de blessure, Modric peut enfin exprimer la plénitude de son talent offensif, bien soutenu par le spartiate Khedira, auteur lui aussi de montées rageuses grâce à ses trois poumons.

La mort qui vient d’en haut

Finies les phases de jeu interminable où Ramos passe la balle à Pepe, éternel aveu d’impuissance face au pressing adverse et où les Modric et Isco doivent revenir très bas pour chercher des ballons. Avec Xabi Alonso, la mort vient d’en haut. Le Basque, socio de la Real Sociedad, est capable de mettre un ballon dans une assiette à 70 mètres de distance et cela s’est vu face à son ancienne équipe. Dès le premier but madrilène, Benzema est trouvé sur l’aile gauche par le numéro 14 espagnol. Non, le beau jeu n’est pas exclusivement synonyme de passes courtes et tiki-taka. Certains êtres humains sont capables de lever la tête et de voir immédiatement où se situe le jeu et Alonso est de cette race spéciale de mutants.  Il faut dire que le bougre, avec sa précision, a également les moyens de sa politique. De quoi régaler la triplette Bale, Benzema, Cristiano.

Le potentiel de cet homme vous fait pousser le "Cri" d'Edvard Munch

Ces trois joueurs dézonent, permutent et repiquent dans l’axe en permanence ce qui rend la tâche de leurs gardes du corps particulièrement ardue. Si ces derniers ont du mal à les suivre, le satellite Alonso n’a pas de mal à les trouver. Et à les faire briller. En quatre matches toutes compétitions confondues, le trio Bale-Benzema-Ronaldo reste sur un total de 16 buts marqués et il semble que l'entraîneur merengue Carlo Ancelotti ait enfin trouvé l'alchimie en attaque. Juste avant la mini-trêve internationale, le technicien italien peut aussi être satisfait de son milieu de terrain Xabi Alonso-Khedira-Modric, très précieux en phase offensive. De quoi enfin permettre au mister de délaisser son 4-4-2 batard pour un 4-3-3 rutilant dans lequel ni Di Maria ni Isco n’ont leur place, malgré leurs bons débuts de saison respectifs

Un 4-3-3, et l’alchimie prend

Benzema (ou plutôt « Benzemas » comme le surnomment les médias ibériques), lui, a trouvé la sienne. Auteur de 8 passes décisives toutes compétitions confondues depuis le début de la saison, l’international tricolore est l’avant-centre qui a été à l’origine du plus grand nombre de buts en Europe. Quant à Bale, sa pointe de vitesse, ses frappes soudaines et sa capacité à délivrer de très bons ballons de son pied faible compensent une certaine faiblesse dans le jeu court que l’ont peut également imputer à une acclimatation toujours en cours et à une volonté de son coach de le voir évoluer sur la brèche en permanence pour empêcher le latéral adverse de se montrer trop hardi en attaque et à repousser ainsi la ligne de pressing adverse. Le Gallois remplit parfaitement son office et laisse présager du meilleur. Si dans son livre «Mon arbre de Noël», Ancelotti avait regretté  que «parfois, les impératifs économiques prévalent même sur l’aspect technique», il ne pourra pas nier qu’avec l’ancien joueur de Tottenham, Pérez lui a tout de même fait un joli cadeau.

Difficile d’aborder le chapitre Ronaldo de cet article sans tomber dans l’énumération béate d’épithètes et autres superlatifs. Inventorier les buts du Portugais est un travail de masturbateur d’eunuque. Les statistiques, ces nomenclatures corsetées, ne sont également d’aucun secours pour traduire le génie. Et puis de toutes façons, même un expert comptable n’y retrouverait pas ses petits, quand on parle de 20 coup francs inscrits (depuis son arrivée à Madrid) ou de 19 triplés ou encore de 28 buts et 7 passes décisives en 20 matchs cette saison… comme disait Fatih Terim, les stats sont comme les mini-jupes, ne dévoilant pas tout, mais laissant la place à beaucoup de fantasmes. Des fantasmes dorés ?

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