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Lors de ses trois derniers matches de la Liga, le Real Madrid a affiché des manquements qu’on ne lui connait pas. Le début de règne de Carlo Ancelotti est tout sauf reluisant.

Après presque deux mois de compétition, le Real Madrid reste toujours en course dans toutes les compétitions où il est engagé. Les Merengue peuvent encore tout gagner cette saison. Toutefois, en cette période de début de saison, il n’y a pas grand-chose qui laisse présager une campagne glorieuse. Sous la houlette de leur nouveau coach, Carlo Ancelotti, les vice-champions d’Espagne ne parviennent pas à produire des performances réellement convaincantes. A l’exception de celles glanées contre le Galatasaray et Copenhague en Ligue des Champions, toutes leurs victoires ont été obtenues difficilement. Et, Ronaldo et ses coéquipiers ont déjà trouvé le moyen de chuter une fois à Bernabeu et, qui plus est, face à un concurrent de haut de tableau (défaite contre l’Atletico, 0-1). Une entame de saison loin d’être idyllique et qui est la conséquence de nombreuses contraintes.

La révolution tactique est sans profit

Pour tous les fans du Real, il apparait clair que le souci principal du Real d’aujourd’hui se situe au niveau des réglages tactiques. Avec la venue de Carlo Ancelotti, il y a de nombreuses modifications dans ce domaine. Le problème c’est que jusqu’à maintenant ils présentent plus d’inconvénients que d’avantages. Certes, les automatismes et les repères ne viennent pas qu’avec un claquement de doigts, mais on était tout de même en droit de s’attendre à mieux de la part d’un club de ce calibre. « Lorsqu’une équipe cherche à se reconstruire sur les côtés, c’est toujours le problème qui se pose, observe le correspondant de Goal Espagnol, Luis Herrera. Au Barça, on voit que Martino a juste repris le travail de Tito, en faisant des ajustements minimes. Ancelotti, lui, a essayé de faire quelque chose de totalement différent par rapport à Mourinho mais sans vraiment savoir quoi ».

La pression ne les aide pas

Même si ce n’est pas un phénomène nouveau pour le club et pour l’équipe, il semble que le Real peine à faire face à la pression qui l’entoure. L’attente des supporters est importante au sortir d’une saison sans le moindre titre et elle pèse lourdement sur les épaules des joueurs, et celles de l’entraineur. Arrivé dans la capitale espagnole cet été, Carlo Ancelotti a l’obligation de faire ses preuves rapidement. « S’adapter à une nouvelle équipe est difficile partout, mais au Real la pression est dix fois plus importante qu’ailleurs et le moindre petit problème est amplifié, témoigne Herrera. Les supporters et la presse veulent des résultats tout de suite, peu importe qui est en charge du navire ». Même si c’est un coach confirmé, El Mister n’aime pas vraiment ce genre de contexte. Ses anciens employeurs au PSG l’ont appris à leurs dépens il n’y a pas si longtemps.



Le départ d’Ozil a laissé un vide

Au-delà de toutes les raisons avancées plus haut, celle qui semble expliquer le mieux le début de parcours poussif du Real est l’absence de Mesut Ozil en milieu de terrain. Libéré pour 45M€ à Arsenal, l’Allemand a manifestement laissé un grand vide au sein de cette formation. Il y a même à se demander si le choix de le transférer n’a pas été une « énorme erreur » de la part de la direction merengue, comme le juge Herrera. « Je pense qu’Ancelotti a sous-estimé ce que valait Ozil non seulement en tant que joueur de classe mondial, mais en tant que complément de Cristiano Ronaldo aussi. Il n’a pas compris à quel point les autres joueurs le voyaient comme un élément clé de l’équipe ». Le départ d'Ozil est d’autant plus déplorable que personne n’a été recruté au même poste pour le remplacer. Les Espagnols Illaramendi et Isco n’évoluent pas exactement dans le même registre.

L’absence d’un buteur performant

Cela ne se voit peut-être pas au niveau des statistiques puisqu’il compte 27 buts marqués en 10 matches joués, toutes compétitions confondues, mais le Real pâtit aujourd’hui de l’absence d’un grand attaquant au sein de son effectif. Celui qui est brille par sa constance et qui est capable de mettre 20 à 30 buts par saison. Ce goleador aurait dû être Karim Benzema, mais le rôle en question est visiblement trop grand pour l’international français. Même libéré de la concurrence avec Gonzalo Higuain, ce dernier n’arrive pas à être aussi efficace qu’on l’espère. « Personne n’est satisfait de ses performances globales et aussi des efforts qu’il fournit sur le terrain » révèle Herrera, qui à travers le cas de l’ex Lyonnais soulève une autre problématique : « le club a trop dépensé pour recruter Gareth Bale et alors qu’il pouvait s’offrir une alternative à Benzema. Ca, c’est peut-être aussi l’erreur d’Ancelotti, qui a cru à tort que Ronaldo pouvait jouer en numéro 9 ».

Face à tous ces différents soucis, le retard à l’allumage des Castillans apparait presque comme logique. Et encore, on a omis de signaler les contraintes « extérieures » qui entravent la bonne marche de l’équipe, comme le physique de Gareth Bale, la gueguerre entre Diego Lopez et Casillas ou encore les piques que continuent de lancer José Mourinho. C’est peut-être un peu trop, même pour un club comme le Real. On peut, bien sûr, penser qu’avec le temps ça ira mieux. Mais, il est possible qu’à ce moment-là, il sera trop tard pour espérer remporter la Liga. « Ils feraient mieux de se concentrer sur la Ligue des Champions » suggère Herrera. La « decima » qui échappe tant au club.

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