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Casillas était remplaçant dimanche pour la victoire contre le Betis Séville (2-1), un choix fort de la part d'Ancelotti qui laisse présager le pire pour San Iker.

Lors de notre précédent sondage sur l’élection du meilleur gardien de but au monde, vous étiez nombreux à voter pour Iker Casillas, gardien emblématique du Real Madrid et de l’Equipe Nationale espagnole.

Bien que sachant qu’il avait traversé une période tumultueuse notamment dû à ses relations mouvementées avec José Mourinho, tout laisser à penser qu’il retrouverait sa position justifiée par son standing. Pourtant après cette trêve estivale, c’est bien Diego Lopez qui a été titularisé dans les cages madrilènes lors de la première journée de Liga. San Iker aurait donc été rétrogradé au second rang, si l’on ne connait pas les réelles raisons de ce choix de la part d’Ancelotti, il serait surprenant que les critères qui ont mené l’italien à cette décision ne soient autres que sportifs.

Casillas aurait donc perdu en l’espace d’une demi-saison ce qui faisait de lui l'un des hommes les plus respectés de la planète football. Une référence incontestée à son poste, un crack, un des, si ce n’était LE meilleur gardien du monde.

Mais voilà les temps changent et San Iker l’a bien appris à ses dépens, aujourd’hui le Real a un nouveau gardien de grand talent et ce dernier n’est pas déterminé à lâcher l’affaire. Peut-on dire que Diego Lopez est meilleur que Casillas actuellement, ce n’est pas incontestable… Peut-on penser que Casillas ne retrouvera jamais son meilleur niveau ? Voilà qui l’est moins. Cependant, la difficulté que comprend le poste de gardien est que pour se mettre en lumière, il n’y a qu’un seul et unique joueur qui doit pouvoir être contesté, et que ce dernier ne sera jamais démis de ses fonctions à moins d’un gros passage à vide. Casillas, qui a toujours été cet « unique » jusque-là,  devra-t-il attendre un passage à vide avant de récupérer sa place ? Ou l’inimaginable hypothèse d’un départ de Madrid est-elle maintenant envisageable ? Arsenal, Monaco et bien d’autres pourraient être intéressés…

La Roja au mondial sans Casillas ? 

Si il y a bien un joueur à qui Madrid doit beaucoup, c’est bien lui, et il doit être le premier à se remémorer l’époque où les défenses madrilistes un peu plus friables laissaient l’occasion à Iker de nous gratifier d’une envolée extraordinaire main opposée et sauver les siens. La faculté du capitaine du Real n’était pas de sortir des matches à 19 arrêts (bien qu'il savait le faire), mais des matches à un arrêt décisif au moment le plus opportun. Une force dont peu de gardien disposent encore et que Diego Lopez devra encore confirmer.
Bernabeu le sait et aura toujours son idole dans la tête, alors la pression ne risque-t-elle pas d’être trop forte pour Diego Lopez ? Lui qui a jusque-là tenu à merveille son rôle, tellement bien qu’il a même réussi à semer le doute sur le niveau de son homologue à l’image du match de l’année dernière à Old Trafford. S'il a su assumer pour le moment, le plus dur reste à venir pour l'ancien sévillan.

Ce choix fort de la part de l’ancien entraineur du PSG fait jaser, et il risque surtout d’instaurer un climat de défiance au sein du vestiaire madrilène, dans la continuité de ce que Mourinho avait réalisé, l’homme fort du vestiaire merengue aurait toutes les raisons de pester contre son nouveau coach et de le pousser vers la sortie grâce à son influence, à l’instar de ce qu’il s’était passé avec le Special One.

Dans un autre cas de figure toujours hypothétique, Ancelotti compte instaurer une concurrence seine entre ses deux portiers et la légitimité reviendrait logiquement au meilleur, c’est-à-dire Casillas si l’on en croit palmarès et prestige. Quoi qu’il en soit Casillas est actuellement bel et bien sur le banc à 32 ans, au pied du mur à moins d’un an du mondial au Brésil. Une idée qui aurait pu paraitre folle il y a dix mois et pourtant les temps changent, les arbres poussent, la concurrence aussi et les ombres grandissent. Une ombre qui sied bien mal au San Iker lui qui avait si souvent tendance à éblouir Bernabeu par sa lumière.   

Par Maxence Duméry  

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