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Le champion du monde a effectué des études de manager sportif au CDES de Limoges et un autre cursus pour devenir entraîneur. Sa nouvelle passion.

Zinédine Zidane n’a jamais vraiment quitté le monde du football. Il a été conseillé du président Perez, puis directeur sportif après le départ de Jorge Valdano. Il est désormais entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti. Ce qui laisse rêver Perez et tous les Madrilènes de voir un jour le Ballon d’Or 1998 devenir entraîneur chef du Real Madrid. Pour l’instant Zizou progresse et tatonne dans le douloureux apprentissage du métier de coach comme il l’a expliqué à L’Equipe Mag ce samedi.

Appelez-le Monsieur Tout-le-monde

« Je fais comme Monsieur Tout-le-monde. Vraiment, j’aime bien ça. Ce sont les autres qui veulent me faire sentir différent ; moi, je me sens comme n’importe qui. Je suis même conscient que le fait d’avoir été un bon joueur de foot ne va pas faire de moi un grand entraîneur. Ça peut aider, mais pas plus. » a dit Zizou dans les colonnes de nos confrères.

L’une des personnalités préférée des Français est restée la même, malgré son changement de statut : dénuée d’arrogance et toujours à la recherche d’excellence : « Il faut accepter de ne pas savoir grand-chose mais avoir conscience qu’en se donnant les moyens on va apprendre, grandir, même à mon âge ! Je me dois de le faire. D’être humble. (...) J’ignore tellement de choses. Heureusement que j’ai fait ces formations. Parfois, je me suis couché en ayant mal au crâne. Manager ou entraîneur, c’est un vrai métier, un métier qui s’apprend ».

« On me jugera sur mes victoires »

Zizou ne se fait pas d’illusion, il sait qu’on juge et on jauge un coach sur ses succès :  « Demain, on dira que je suis un bon entraîneur si je gagne. Uniquement si je gagne. (...) Je veux être entraîneur, mais ça va prendre du temps. Je ne vais pas devenir l’entraîneur que j’ai envie d’être en claquant des doigts, comme ça, immédiatement. Ça va prendre le temps qu’il faut et c’est normal, Zidane ou pas Zidane. Apprendre, passer les diplômes, se confronter au terrain, se frotter aux autres, à ceux qui ont fait leurs preuves, c’est ça, le processus. Et ça me convient bien » .

Dans ce long entretien, Zidane affirme se servir et puiser dans son passé de joueur pour appréhender son futur job de coach : « Ce que j’ai appris, c’est par exemple à être capable de ne pas rechercher uniquement et automatiquement la confiance. Par exemple, pour bâtir un staff. Il faut de la confiance, évidemment, mais il faut surtout de la compétence. À une époque de ma vie, ça n’était pas l’élément primordial pour moi ; il fallait d’abord que je te connaisse bien, que je te fasse confiance. Peut-être qu’inconsciemment j’avais peur, peut-être d’être trahi. Peur de faire confiance et d’être déçu. À un moment, tu ne peux pas t’adresser à quelqu’un avec seulement de l’affectif. Les joueurs vont t’écouter si tu leur apportes quelque chose. Du coup, pour qu’un joueur t’apporte sa compétence, il faut que tu exiges de lui, éventuellement que tu le manipules un peu. Que tu le gratifies et que tu le menaces. La carotte et le bâton. C’est comme ça dans le foot et dans la vie ».

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