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Après que l'affaire Casillas a remué tout Madrid, le principal perdant de cette histoire n'est autre que José Mourinho.

Le Real Madrid est actuellement troisième du classement de Liga, à seize points de l’ennemi juré Barcelone. Cette crise de résultat ne résulte que d’une crise d’égos qui s’est formée à Madrid depuis que Mourinho a décidé de faire des siennes. Une guerre des clans qui aura eu Casillas comme victime expiatoire lors du match face à Malaga, où Mourinho décide de ne pas titulariser San Iker et met Adan entre les poteaux. Le gardien espagnol n’avait pas raté un match depuis mai 2002 et un match contre La Corogne, blessure et suspension mise à part.

Cela veut dire qu’aucun de tous les grands entraîneurs passés par Madrid lors des dix dernières années n’a osé se priver d’un gardien aussi important que Casillas. Car plus qu’un gardien, le madrilène est très important sur le plan technique, avec ses dégagements rapides, à la base de nombreuses contre-attaques madrilènes.

Mourinho hace el ridiculo

Et que dire sur le plan moral. Iker Casillas est le capitaine sacré, le gardien d’une maison blanche dont les édifices se reposent en partie sur ses épaules. On peut le voir avec l’opinion publique. A la sortie de la défaite 4-2 face à Malaga avec le pauvre Adan dans les cages, un sondage Marca indiquait que 82% des 100 000 votants ont répondu oui à la question « Mourinho doit-il quitter Madrid ». Si Mourinho n'a jamais eu les faveurs de la presse, où du moins il s'en est en toujours senti la victime, le portugais a toujours eu le support des fans qui lui faisaient une confiance aveugle, que ce soit à Porto, à Chelsea ou à l'Inter.

Dire que se priver de Casillas a été un mauvais choix de la part de Mourinho est un euphémisme. Et selon le Special One la décision n’était que technique : "A ce moment précis, mon staff et moi-même avons estimé qu'Adan était mieux qu'Iker. Nous avons connu des problèmes dans pas mal de domaines, et la défense faisait partie de l'un d'eux. L'entraîneur juge qui est apte de jouer et choisit son équipe qu'il estime la meilleure. Vous, la presse, vous pouvez tirer les conclusions que vous voulez, mais c'était une décision purement technique!".

Tu parles. Pour sûr qu’avec cette manouvre, le Mou a  voulu clamer haut et fort que c’était lui le boss. Avec cette crise de résultat, ce n’était ni l’endroit, ni le moment de le faire. Et autant dire que le portugais est devenu désormais un paria à Madrid, et qu’une destination moins ensoleillée ne lui ferait pas de mal.

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