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José Mourinho fait tout pour se faire licencier du Real Madrid et partir avec la caisse. A Goal.com, on a déjà délivré le « permis de virer »

Voilà, le Real s’est sabordé. Ou plutôt, Mourinho a sabordé son Real.  Nanti d’une mentalité de petit fonctionnaire à deux ans de la retraite dans une petite collectivité locale, Mourinho a préféré abdiquer plutôt que de se battre. Offrant au passage à Manuel Pellegrini une revanche inespérée et au Barça le titre en toute sérénité. Mais tout ça, ça fait partie du plan.

L’Espion qui ne m’aimait pas

S’aliéner le vestiaire avec l’affaire Casillas ou les déclarations ambigües (« Je n’ai pas d’équipe » après la défaite à Séville), provoquer la direction en affirmant que le fossé est trop large et qu’il sera impossible de rattraper Barcelone (juste après que Florentino Pérez lui ait interdit le défaitisme en public)  et déclarer ensuite qu’il ne craint pas pour son poste… On n’hésite à qualifier ce plan de « digne des méchants de James Bond » ou faire une analogie moins flatteuse entre Mourinho et un joueur de 14 ans du Xbox Live qui se voyant perdant largement sur PES, quitte la partie avant la fin en prenant bien soin d’insulter tout le monde.

« Adan est meilleur qu’Iker ». Sérieusement ? Le même Iker qui postera une goutte d’eau qui fait déborder un vase sur son compte Facebook quelques instants plus tard. Casillas paye simplement le fait de rester ami avec les joueurs du Barça -ses coéquipiers en sélection- et de ne pas critiquer les arbitres dans la presse. C’est tout. C’est ce qui lui offre le droit de figurer au générique de « Bons baisers de Paris » dans le rôle du traitre. Un rôle qui ne lui sied pas. Non vraiment, c’est parfaitement comparable à un supervilain de l’univers Bond, qui prend soin de tout organiser, qui enclenche le compte à rebours d’auto-destruction de sa base secrète sur la Lune, et qui prend le temps d’expliquer à son illustre otage son plan en détails pendant de longues minutes. Bon, les méchants magnats véreux de l’industrie ne s’en sortent jamais dans les films de l’espion de Sa Majesté. Mais Mourinho, lui, compte bien toucher le pactole en encaissant à la fois des indemnités de départ conséquentes au Real et un contrat juteux au PSG.

Bons baisers de Paris

Oui, le PSG, c’est la navette de secours de Mou, qui compte sauter dedans juste à temps. Juste avant de faire exploser tout ce qu’il a bâti à Madrid. Le Portugais sait très bien que Jose Antonio Camacho a quitté Madrid dans la précipitation en 2004 après avoir mis David Beckham et Raul sur le banc contre l’Espanyol (après une défaite 3-0 en C1 contre Leverkusen) tandis que Bernd Schuster a été prié de déguerpir lui et sa cire à moustache en 2008, pour avoir affirmé juste avant un Clasico qu’il était « impossible » de battre le Barça au Camp Nou. Difficile de hurler « COINCIDENCE » avec enthousiasme  en scrutant le comportement récent du « Special One » qui semble cumuler les pires tares de ses prédécesseurs et qui semble le faire sciemment. Mourinho a hâte d’aller entrainer Siaka Tiené et fait tout pour y aller le plus vite possible.

Reste à se poser la question : mettre une institution à genoux, tuer l’ambition de l’un des plus grands clubs du monde, qui se trouve accessoirement être votre employeur actuel, tout ça pour s’offrir une sortie « digne » en jouant la carte de la victime… Est-ce que cela vaut le coup ? Mourinho veut partir en étant applaudi par les fans et plus tard, regretté (comme c’est le cas à Chelsea ou à l’Inter). Il veut s’offrir le luxe de pouvoir critiquer les futurs entraineurs madrilènes en les humiliant par presse interposée s’il ne gagnent pas, et s’ils gagnent, leur rappeler que c’est grâce à ce qu’il a construit.

Meurs un autre jour et si possible, dans un autre club

Oui il veut partir en chantonnant : « Je n’ai pas été suffisamment protégé, on n’a pas eu confiance en moi jusqu’au bout, le vestiaire m’a saboté, c’est dommage, j’aime ce club tellement fort » probablement en faisant la chorégraphie du Gangnam Style autour de Leonardo dans un ascenseur (après tout, Ibrahimovic porte bien une queue de cheval non ?).

A propos, vous savez comment les vilains de James Bond perdent à chaque fois ? Ils parlent trop. Ils se trouvent tellement géniaux qu’ils éprouvent le besoin d’expliquer au monde entier comment ils sont arrivés à leurs fins. Le Real aura d’autres entraineurs plus talentueux, il gagnera d’autres titres aussi surement que Bond séduira d’autres femmes et sauvera encore le monde en sirotant des cocktails. Mourinho n’est qu’un épisode, un méchant de bazar qui aura diverti la foule pendant un temps. Que les fans du Real lui souhaitent bon vent, si possible, en brandissant un Goldfinger.  

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