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Dimanche soir, lors de la 16e journée de la Liga, deux éminences du football vont se rencontrer dans le match au sommet entre le leader Catalan et son dauphin madrilène.

Messi et Falcao sont entrés dans l’histoire lors de la 15e journée de la Liga. Le premier a inscrit ses 85e et 86e buts de l'année civile sur la pelouse du Betis Séville (2-1 pour le Barça) et battu le record de Gerd Müller. Le second a inscrit un quintuplé face à La Corogne (6-0). Une première pour un joueur de l’Atletico Madrid. Dimanche soir, lors de la 16e journée de la Liga, deux éminences du football  vont se rencontrer dans le match au sommet entre le leader Catalan et son dauphin madrilène, l’Atletico Madrid.

Est-ce vraiment nécessaire de parler d’un choc ?

Avant le début de l’exercice espagnol on s’attendait encore une fois à un duel entre la Capitale et la Catalogne, entre le Real et le Barça, Ronaldo et Messi. Redondant certes mais tellement passionnant. On s’attendait à voir une lutte encore plus serrée que l’année dernière entre le tenant du titre et son meilleur ennemi. Le scénario de cette saison nous a apporté un petit « twist », un léger changement dans la nomenclature. Il s’agit bien de Madrid mais pas le Real de José Mourinho mais l’Atletico Madrid de Diego Simeone.

Les Colchoneros ont réalisé un super départ. Littéralement, le genre de départ que l’on peut prendre que dans Mario Kart. 14 victoires en 15 matches toutes compétitions confondues, le club d’Enrique Cerezo ne pouvait pas espérer mieux. Ils faisaient jeu égal avec le Barça jusqu’à cette défaite face à Valence lors de la 10e journée puis un mois plus tard un revers face au Real sous le même score 2-0. Toutefois, l’Atletico s’est vite ressaisi ou plutôt El Tigre a réenclenché la machine. Cinq buts en 43 minutes face au Depor, une manière de réaffirmer qu’il faudra les prendre au sérieux cette année.

La patte de du coach argentin a intensifié le jeu des Rojiblancos avec un pressing plus haut et plus de liberté au milieu de terrain. Le seul bémol reste l’incapacité pour la bande à Gabi d’imposer leur jeu face aux gros i.e. Valence ou le Real Madrid. En dépit des statistiques, les joueurs sont déterminés à prouver qu’ils ne sont pas juste le tube de l’automne ibérique. « Nous devrons jouer pour gagner. Il faut toujours jouer dans l’espoir de remporter la rencontre. Nous essayerons de développer notre football et de faire un grand match, en sachant que nous serons face à l’une des meilleures, si ce n’est pas la meilleure équipe » a déclaré Adrian pour lancer les hostilités. En conférence de presse Xavi a préféré saluer son adversaire du week-end. « L’Atlético est très très fort. On disait qu’ils allaient se louper, mais ils n’ont perdu quasiment aucun match. Ce dimanche, on a l’opportunité de les faire perdre. Ils sont sur une bonne dynamique, jouent bien en contre et ont un attaquant (ndlr: Radamel Falcao) qui met tous les ballons au fond ».

 « Un attaquant qui met tous les ballons au fond »

Le problème c’est que les attaquants ne mettent plus les ballons au fond. Ou plutôt devrait-on dire qu’ils ne sont plus les seuls à les mettre au fond. Aujourd’hui les cracks mettent les ballons au fond. Le numéro 9 à l’ancienne n’est rarement que sur le tableau d’affichage en fin de match, en tout cas au Barça. Alexis Sanchez qui porte ce numéro n’a toujours pas marqué en championnat. Xavi a bien raison de souligner que Falcao (16 buts/14 matches) les met tous au fond, cependant Messi n’en rate pas un (23 but en 15 matches). Les statistiques de Messi cette saison sont inhumaines, elles ne devraient pas exister. Messi n’a même pas la position d’un attaquant de pointe sur le terrain mais il inscrit plus de buts que Negredo, Soldado et Higuain combinés. Courtois a beau se convaincre dans les colonnes de la Marca en hélant "Nous n'avons pas peur de Messi, ni d'aucun joueur qui se présente face à l'Atletico"; on comprend qu’il ne peut qu’avoir peur.

Le Barça est plus fort cette saison car Messi est plus que jamais dans la peau d’un serial buteur. Toujours assistés par ses acolytes, Iniesta et Xavi qui ne connaissent pas le mot mauvais. Le passage de témoin entre Guardiola et Tito Vilanova est anecdotique tant la qualité est la même voire meilleure. 14 victoires en 15 matches, 50 buts inscrits avant les deux dernières rencontres de la trêve ; les Blaugrana sont gigantesques. David Villa répond toujours présent lorsque son coach fait appel à lui (5buts/6matches), Pedro a trouvé sa place dans l’effectif et se montre plus que complémentaire au numéro 10 argentin, bref l’attaque se porte à merveille. En revanche, la défense a encaissé 17 buts soit quatre de plus que l’Atletico et cinq de plus que le Real. Réputée infranchissable l’arrière garde Catalane a rencontré quelques difficultés en ce début de saison. Des blessures (Alves, Puyol, Pique), des méformes (Mascherano, Busquets), des nouveaux peu à l’aise (Song), peuvent expliquer et non pas excuser les déboires défensifs du Barça.

Dimanche soir, l’Espagne ne s’arrêtera pas complètement car ce n’est pas un classico. Toutefois, le duel entre Messi et Falcao attirera l’attention de tous les fans du ballon rond. L’occasion pour le vrai numéro 9 de marquer définitivement son empreinte en Liga. Pour Messi les mots ne suffisaient plus, il ne parle dorénavant qu’avec les chiffres. Quelle outrecuidance ! Le FC Barcelone (43 points) pourrait prendre le large et reléguer Madrid à 8 points. Ces derniers (37 points)  peuvent aussi revenir à 3 points du leader.



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