thumbnail Bonjour,

José Mourinho, le fantasque coach du Real Madrid, revient sur le devant de la scène (de la Cène ?) en évoquant son rapport à la popularité

Il est l’image même de la polémique mais son image ne l’inquiète guère. José Mourinho est entier et ne se laisse pas atteindre par des concepts aussi futiles que la popularité où le fait d’être perçu comme un mégalomane atteint de la folie des grandeurs, voir du complexe du Messie.

Le complexe du Messie

" Tout le monde n’appréciait pas Jésus et encore moins de personnes m’apprécient. " a lancé le technicien portugais dans les colonnes du quotidien lusitanien A Bola. La comparaison peut sembler incongrue, voir incroyablement arrogante. Mais il est vrai qu'on peut considérer Mou comme le sauveur du Real Madrid car depuis l’avènement de son ère, le club merengue retrouve enfin les trophées. Une Coupe d’Espagne, puis une Liga, comme une gradation, une ascension dans les titres les plus prestigieux. La Ligue des champions cette saison ?

" La Champions League n’est pas une obsession pour le Real Madrid cette saison. Personnellement, mon égo a été satisfait par mes succès avec Porto et l’Inter dans cette compétition. " Mourinho rassasié ? Un oxymore… Pourtant, le Mou lui-même avoue avoir atteint une certaine sérénité : " J’ai davantage d’expérience et je suis plus mur désormais", explique l’entraineur de 49 ans. "Je ne cherche plus à prouver quoique ce soit aux autres, je veux me prouver quelque chose à moi-même. "

Comme Jésus le charpentier, Mourinho n’a donc pas fini de construire, ni de guérir un Real Madrid moribond à son arrivée. Si l’un tend l’autre joue tandis que l’autre préfère la multiplication des pains (parfois  des doigts), les deux hommes ont malgré tout quelques points communs. Convaincre est leur sacerdoce. Et tous deux sont capables de miracles, pour peu que l'on croit en eux.


Relatifs