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Loin de sa meilleure forme en ce début de saison 2012/2013, l’ailier chilien du Barça n’a pas de problèmes pour faire son autocritique, mais sans jamais douter de ses qualités.

Au Barça, avec le départ de Pep Guardiola et son remplacement par Tito Vilanova il n’y a pas beaucoup de choses qui ont changé. Et parmi les constantes qui sont toujours de mise c’est le statut de l’international chilien Alexis Sanchez. Bien que recruté à Udinese pour un joli montant de 26M€ en 2011, ce dernier peine à conquérir une place régulière de titulaire. Et son rendement moyen en ce début de nouvelle campagne, symbolisé par seulement 3 matches joués sur 5 en championnat et aucun but marqué, le démontre assez. L’intéressé le reconnait d’ailleurs volontiers, en se mettant « une note de 5 (sur 10) » pour cette entame de championnat. Mais, en même temps, il ne s’en fait pas outre-mesure et a une idée précise de comment faire pour pouvoir s’imposer définitivement au sein de cette formation blaugrana.

Les plongeons, son péché mignon

«On n'a pas encore vu le meilleur d'Alexis, a-t-il confié en employant avec un soupçon de prétention la troisième personne du singulier. Je commence à trouver le rythme. A chaque match, je m'améliore un peu. Mais j'ai besoin de jouer plus et de provoquer en un contre un.» Provoquer afin d’être notamment plus performant dans le rôle qui est le sien. S’il n’a pas encore trouvé le chemin des filets depuis la reprise, c’est aussi parce qu’il n’a pas eu trop la possibilité de frapper au but. En 266 minutes jouées jusque-là dans la Liga, il n’a décoché que cinq tirs, dont deux cadrés seulement (réussis contre Grenade le week-end dernier). Des chiffres qui paraissent assez faméliques, surtout en comparaison avec ceux de ses concurrents au sein de l’attaque barcelonaise (30 pour Messi, 6 pour Pedro et même 7 pour Xavi, un milieu défensif).

Du côté du Camp Nou, il va sans dire que l’exigence est toujours importante avec ceux qui revêtent la tunique blaugrana. De fait, Sanchez essuie naturellement pas mal de critiques ces derniers temps. Des critiques qui, en outre, ne concernent pas seulement son manque de rentabilité devant le but. Le Chilien est aussi montré du doigt pour ses plongeons répétitifs, appelés les « pisczianos ». A la question s’il se donnait parfois à ce genre de tricheries, le numéro 9 du Barça a su habilement ne pas répondre : « Si je plonge ? Il y a des moments où l’arbitre siffle et d’autres où il ne siffle pas. Je suis venu ici pour jouer. Pas pour raconter des blagues. Mais j’ai toujours été heureux et le bonheur est plus important pour moi ». Un bonheur qui pourrait toutefois être de plus grande ampleur s’il arrive à faire parler plus souvent de lui et sans avoir recours à ces simulations qui fâchent.

Alors que son équipe carbure actuellement à plein régime, Sanchez est donc loin de son niveau optimal. Celui qu’il a, par exemple, affiché lors de sa dernière saison en Italie (12 buts en 31 matches joués). Le petit ailier de poche (1m68) traverse un passage à vide, mais il a bon espoir de renverser rapidement la tendance. « Les critiques me rendent meilleur » assure-t-il, avant d’enchérir : « je suis convaincu que je vais pouvoir gagner ma place. Pas à pas, je fais mon nid ici, parce que je suis Alexis ». Ce n’est pas le genre de discours qu’on entend d’habitude de la bouche d’un Barcelonais, mais cela reflète une grosse confiance en soi. Aux yeux des supporters de l’équipe, cela fait au moins une raison pour être rassuré à son sujet.

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