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Au bout d’un mois de compétition seulement, le club madrilène traverse déjà une grosse période de doute et la défaite concédée à Séville (0-1), samedi, n’a fait que la conforter.

Une seule victoire en quatre matches joués, c’est tout sauf un rythme de champion et ce n’est surtout pas le bilan que peut afficher un club comme le Real pour une entame de championnat. En perdant samedi soir à Séville (0-1), trois semaines après être déjà tombés contre Getafe (2-1), les Merengue se sont retrouvés en position plus que périlleuse. Et il suffit juste de prendre connaissance de la stat qui dit que cette équipe n’a jamais remporté de titre dans son histoire sur les 9 fois où elle avait accompli un tel début de saison pour comprendre la gravité de la situation. Du côté de Bernabeu, les temps sont donc durs et ce qui est peut-être le plus inquiétant c’est qu’il n’existe, pour l’instant, aucun véritable présage d’une réaction à venir. Bien au contraire, face à l’adversité, il semblerait que cette équipe soit plus encline à se désagréger.

Mourinho ne les a pas épargnés

Les lendemains d’un faux-pas sont toujours difficiles et ils le sont à plus forte raison lorsque les déclarations faites à chaud ne font qu’envenimer les choses. Celles livrées par José Mourinho, hier soir, en sont un parfait exemple. Pas vraiment habitué à se retrouver autant distancé par les rivaux dès le mois de septembre, le coach portugais a laissé éclater sa colère et ses dires ont peut-être dépassé ses pensées. « Je n’ai pas d’équipe » a-t-il notamment clamé, « il n’y aucune motivation, aucune volonté d’avancer ». Certes, ces paroles ont trouvé écho chez son défenseur Sergio Ramos quand il a confié : « on n’a pas eu la bonne attitude et le coach est le mieux placé pour juger le football », il n’empêche que cette sortie médiatique n’est pas vraiment faite pour ressouder les liens.

Alors que le Barça carbure à plein régime, le Real en est donc à deux défaites déjà de subies, soit autant que tout au long de la saison dernière. Et les carences qu’il affiche ne sont pas seulement d’ordre collectif. Individuellement, les copies livrées sont aussi pleines de ratures. Défensivement, il y a cette fébrilité nouvelle sur les coups de pied arrêtés (déjà trois buts encaissés dans ce domaine) et il est clair que le club court à sa perte si le problème venait à persister. Pepe en convient : « encore une fois, on a souffert sur les balles arrêtées et cela a éclipsé ce qu’on a pu faire de bon par la suite ». L’arrière lusitanien est sincère, mais il omet de préciser que devant, il y a également eu du déchet et pas qu’un peu. Autrement, comment expliquer qu’en 90 minutes de jeu il n’y a pas eu le moindre but marqué alors que ce ne sont pas les occasions qui ont manqué.



Une série négative à vite infléchir

Symbole de cette étonnante improductivité, Cristiano Ronaldo se montre en ce moment bien plus expressif en coulisses qu’il ne l’est sur le rectangle vert. La star de l’équipe a manqué d’application dans tout ce qu’il a entrepris et il n’est pas bête de penser que cela soit lié à ses soucis personnels. « Je ne sais pas si notre défaite a quelque chose à avoir avec les rumeurs qui ont couru dans la presse, mais ce que je vois c’est que l’état d’esprit général n’est pas le bon » a répondu Mourinho lorsque la question lui a été posée à ce sujet. L’Argentin Gonzalo Higuain n’a lui pas d’états d’âme actuellement, mais cela ne l’a pas empêché d’être tout aussi décevant alors qu’il réalisait son meilleur début de saison avec les Merengue. En faisant le tri, pas grand-monde, côté merengue, n’a, en fait, été à la hauteur de son statut en terre andalouse. « A la mi-temps, j’aurai aimé changer sept joueurs » lançait Mourinho à la fin. L’exception, si on est obligé d’en citer une, concerne Luka Modric. Incorporé en deuxième période, le milieu croate a essayé d’enclencher un sursaut, avec notamment un tir sur le poteau, mais sans réussite.

Le Real est dans l’embarras mais l’avènement d’un match important en Ligue des Champions dès ce mardi, contre Manchester City, ne laisse pas trop de place aux joueurs à une analyse détaillée à tout ce qui n’a pas fonctionné à Séville. Ils feraient mieux plutôt d’oublier, en faisant une rapide remise en question générale avec ce souci de rebondir immédiatement. « On ne gagne plus et on doit faire le dos rond et discuter entre nous, car ce n’est pas le début de saison qu’on espérait » observe Ramos. Pepe fait le même constat, en tentant d’imprégner son cours par une dose d’optimisme : « On se doit de se battre jusqu’au bout. Huit points c’est dur à remonter, mais le plus important c’est de savoir que le groupe travaille dur. Maintenant, on doit penser à City ». Contre les Anglais, il n’est pas garanti qu’un succès puisse tout arranger, mais ce qui est certain c’est qu’un nouveau faux-pas plongerait l’équipe castillane dans un marasme, dont elle aurait encore plus de peines à se remettre.

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