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Valdès n'est pas le meilleur gardien du monde, n'en déplaise à son entraîneur Tito Vilavona. Cependant, le portier barcelonais à l'art de se trouver au bon endroit, au bon moment.

Triple vainqueur de la Ligues des Champions, avec cinq Liga en poche, un Euro et une Coupe du Monde, Victor Valdès a un palmarès à faire pâlir tous les jeunes gardiens du monde entier. Même à titre personnel, le garçon détient cinq fois le trophée Zamora qui prime le gardien ayant encaissé le moins de but en une saison. Il a même battu le record d’invincibilité de son club de toujours avec 897 minutes sans encaisser le moindre but, allongeant de 73 minutes le record de Miguel Reina.

Avec ce palmarès, on aurait put l’appeler Victoire Valdès, mais malgré tout ces titres et distinctions personnelles, la gardien du FC Barcelone inquiète. Sa bourde lors du match aller de Supercoupe n’est que la dernière d’une longue lignée et ne fait que confirmer le fait que VV est un ton au dessous de tout ses copains issus de la Masia. Valence, Liverpool, Madrid, Osasuna ou Getafe, nombreuses sont les équipes à avoir profité des erreurs de pied ou de main du dernier rempart ibérique.

Son erreur face à Di Maria au match aller aura peut-être coûté la victoire finale aux Barcelonais, et aujourd’hui, les catalans se réveillerait peut-être avec un énième trophée  en poche. Mais « double V » n’en est pas à sa première farce. Récidiviste de renom, son nom a souvent été remis en cause par les plus fins observateurs, tels que Maradona : «  Le FC Barcelone est une très grande équipe. Même le gardien de but semble bon avec ces joueurs. C’est vrai, Valdés est mauvais ! Mais avec des défenseurs comme ceux là, il a l’air bon ». Cependant, le camp barcelonais n’a jamais rien trouvé à redire aux performances parfois embarrassante du gardien blaugrana. Son nouvel entraîneur, Tito Vilanova ira même jusqu’à dire : « Pour moi, c'est le meilleur gardien du monde et surtout, le meilleur pour jouer ici au Barça ».  A l’issu du match retour de Supercoupe, c’est (sûrement) le meilleur gardien du monde (le vrai), Iker Casillas, qui se rependra en éloge sur son adversaire : « Victor Valdes a effectué de grands arrêts. Il mérite la note de 10 ».

Arrivé à 11 ans à la Masia, le jeune Victor n’y sortira que trois ans (de 10 à 13 ans). Il passera le reste de sa carrière dans le centre d’entraînement du Barca. Surclassé, il foulera les terrains avec l’équipe première à 21 ans sans jamais plus la quitter. Il est à l’heure actuelle le gardien barcelonais ayant joué le plus grand nombre de match avec son club (457) ayant dépassé Zubizaretta lors de la saison 2011-2012.

Zubizaretta, justement, est le dernier grand gardien à Barcelone. Après son départ, les blaugrana ont enchaîner pas mal d’erreurs avec Vitor Baïa, Richard Dutruel, Robert Henke ou Roberto Bonano. Avec Victor Valdès, les dirigeants catalans ont donc fait le pari de la continuité, et surtout de la formation, sans jamais remettre en doute leur gardien en faisant jouer la concurrence (Difficile de jouer l’émulation avec Pinto comme remplaçant) ou en recrutant un gardien de renom. Privilégiant un gardien catalan et issu du centre de formation, on a l’impression que son origine est la seule qualité qui lui permette de rester dans l’effectif stellaire de Barcelone.

Car aujourd’hui, le talon d’Achille barcelonais semble vraiment être son gardien, que seul les performances exceptionnelles du reste de l’équipe permet d’éclipser. Une chose est sûre, Valdès n’a pas envie de bouger, et personne n’a envie de bouger Valdes. Nous risquons fort de rire de ces bourdes pour encore de nombreuses années.

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