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L'Espagne est sortie du tournoi olympique par la petite porte. Goal.com revient sur les raisons de cet échec retentissant.

Championne du monde, double championne d'Europe... tout le monde s'attendait à ce qu'elle déroule lors des Jeux-Olympiques 2012 à Londres. Les amateurs de ballons ronds imaginaient déjà une finale entre l'innarêtable Roja et l'indétronable brésil.... Il n'en sera rien. Après seulement deux matches, l'Espagne a été éliminée et sort du tournoi la tête basse. Bien basse.

Poteaux et malchance, mais pas uniquement...

Battus 1 à 0 par le Japon pour leur 1er match du tournoi, les Espagnols sont de nouveau tombés, face au Honduras (1-0) près avoir beaucoup tenté et maintes fois buté sur un grand Jose Mendoza et ses montants. 24 tirs au but au total. 24. Et pas une seul ballon n'est rentré au fond. Un manque de réalisme qui aura été fatal à la Furia Roja vu que cette défaite est synonyme d'élimination les favoris de l'épreuve. "Avoir pris part à une rencontre avec 24 frappes au but et ne pas avoir marqué... On a pas mis un but en deux matches, c'est incroyable. C'est injuste mais dans ce tournoi, si tu épargnes ton adversaire, tu le payes cash", confiait ainsi Javi Martinez après la rencontre.

Mais il serait réducteur d'affirmer que cet échec résulte uniquement de la malchance. La condition physique de certains éléments (J. Martinez, Alba...) n'était pas suffisante pour assumer le projet de jeu de la Rojita. Une identité basé sur la fluidité collective, la possession mais aussi la récupération. Mouvements, passes courtes, combinaisons et créativité sont autant d'arguments indispensables pour pouvoir mener au succès un plan aussi ambitieux. C'est la preuve réelle que l'enchaînement des titres espagnols sur la scène internationale n'était pas le fruit du hasard et la seule récompense du talent. Défensivement également, l'Espagne a failli dans ses Jeux Olympiques. Empruntée, parfois dépassée, l'arrière-garde espagnole n'a pas été à la hauteur de l'évènement.

Enfin, comment occulter le comportement très étrange de certains joueurs lors de ce tournoi ? Dès la première rencontre face au Japon, l'Espagne a vu l'un de ses joueurs expulsés en la personne d'Inigo Martinez, coupable d'une faute en tant que dernier défenseur. Javi Martinez aurait quant à lui mérité pareil sort tant son attitude a interpellé au cours des deux matches, entre fautes grossières et contestations auprès de l'arbitrage. Son coéquipier Muniain l'a imité sur ce dernier point contre le Honduras... Une somme de comportements aussi inquiétants qu'étonnants lorsque l'on connait l'importance du fair-play dans la culture ibérique. A tel point que le journal El Mundo Deportivo aura titré "Ils ont pété les plombs". La remise en cause doit être permanente. Même lorsque l'on est considéré comme la meilleure nation de la planète football.

 

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