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En ce 31 décembre, Sir Alex Ferguson fête ses 71 ans. Dont 26 à la tête de Manchester United. Plus qu'un simple coach, Fergie est un mythe depuis bien longtemps.

Mais par ou commencer quand il s'agit d'évoquer la carrière du légendaire Sir Alex Ferguson ? Je ne sais pas. L'écossais représente la synthèse extraordinaire de différentes époques, comme éternel, il les a traversé, on l'a enterré, et il s'est relevé. Mais surtout, il a toujours gagné. Le 6 novembre 1986 restera une date mémorable pour les supporters de Manchester United, le jour ou ils ont découvert leur nouveau coach, celui qui succéda au règne de 24 ans de Matt Busby. Comme quoi à United, c'est une affaire de fidélité. Déjà très ambitieux et n'ayant crainte d'afficher une certaine arrogance, Ferguson déclarait déjà à cette époque : "Nous allons faire descendre Liverpool de son putain de perchoir !".

Pourtant les Red Devils végétaient à la 19e place du classement en ce temps, mais qu'en avait à faire Ferguson ? Il était en marche vers son destin, lui savait déjà qu'il réaliserait de grandes choses avec son club, mais pour ça, il fallait du temps. En 1990, malgré sa boulimie de victoire et son ambition démesurée, ses débuts à Old Trafford sont difficiles, mais surtout il est de plus en plus contesté au vu d'une série des plus noire. Il se murmure même, qu'en cas de défaite contre Nottingham Forrest au 3e tour de la Cup, il s'en ira, on lui ôtera le privilège de mener les Red Devils côtoyer de merveilleux sommets. Mais Sir Alex en avait décidé autrement. Manchester United s'imposa 1-0 gràce à un but de Mark Robins, remplaçant qui rentra en cours de jeu. Le début du Fergie Time ? Oui. Après cette victoire, Ferguson va réellement commencer à marcher vers le succès avec United. Premier trophée : la Cup. Un premier titre qui en appelle d'autres, car Fergie le sait bien, la seule chose qui compte, c'est la longévité. Prouver, c'est gagner sur la durée, pour marquer l'histoire.



Aujourd'hui, nous arrivons en 2013, et je crois qu'on peut dire que le pari est réussi pour Sir Alex : Liverpool est descendu de son putain de perchoir, Manchester a tout raflé sous sa coupe, et l'histoire est marqué du sceau d'United. Un palmarès long comme le bras et quasiment un tiers de sa vie sur le banc des Red Devils, le pourquoi tenter de résumer la carrière de ce monstre du football, consisterait à enfiler les adjectifs élogieux, ou les sorties médiatiques souvent houleuses. Alors je préfère vous laisser avec quelques citations, de ces quelques joueurs ou entraineurs, qui ont eu le privilège de côtoyer la légende !

Ryan Giggs : "Lorsque nous rentrons de déplacements européens à 4 heures du matin, il est quand même le premier le lendemain au centre d’entrainement à 8 heures, et est toujours le dernier à en partir. Puis nous le voyons le soir même à la télévision lors d’une réception à Londres. Je ne sais pas comment il fait: il est incroyable!"

Cristiano Ronaldo :
"J’ai connu Sir Alex Ferguson quand j’avais 18 ans. Il a été fondamental non seulement dans mon évolution comme joueur, mais aussi comme homme. Le fait que je le considère comme un père révèle ce qu’il signifie dans ma vie. J’ai beaucoup appris avec lui et c’est aussi en grande partie grâce à lui que je suis le joueur que tout le monde connaît aujourd’hui. C’est sans aucun doute l’une de mes grandes références dans la vie."



José Mourinho : "Il a toujours été une source d'inspiration totale pour moi. J'ai toujours affirmé qu'il était l'un des raisons clés pour lesquelles j'étais venu en Angleterre pour entraîner Chelsea. Il fait partager son enthousiasme pour le football et est un modèle pour tout entraîneur en herbe. Quand on pense à Sir Alex Ferguson, deux choses viennent à l'esprit : il est unique et il gagne. Gagner autant de trophées est quelque chose qui ne sera jamais répété."

David Beckham : "Evoluer sous les ordres d'un manager comme sir Alex Ferguson, n'importe quel joueur en rêve. Je me rappelle de moi gamin, entrant dans son bureau, j'avais peur de lui... Il m'a donné le chance de jouer pour le club de mes rêves. Porter le maillot de Manchester United, gagner les titres qu'on a gagnés, c'était mon rêve de gosse."

Eric Cantona : "C'est une sorte de génie. Il a presque 70 ans, et il entraîne des joueurs qui ont 18 ans, qui vivent dans un autre monde. Et il arrive à les gérer, et à obtenir 100% d'eux."



Carlo Ancelotti : "J'ai appris à connaître Alex Ferguson et je suis extrêmement admiratif. Peu comprennent le football aussi profondément que lui. Il a su créer une équipe de United très moderne, plus européenne qu'anglaise. Alex ne se comporte jamais comme une sorte de maître du football, quelle que soit la personne à laquelle il s'adresse, mais transmet au contraire son incroyable esprit de vainqueur et son refus de la défaite à son équipe."

Ottmar Hitzfeld : "Mon souvenir de match le plus douloureux est la finale de 1999 en Ligue des Champions. Le Bayern Munich avait mené 1-0 jusqu'à la 90e minute avant de s'incliner 2-1 contre le Manchester United de Ferguson, en partie à cause de nos trop nombreuses occasions gâchées, en partie parce que les hommes de Sir Alex ont cru à la victoire jusqu'au bout."

Marcello Lippi : "Je l'ai toujours admiré en tant que personne et entraîneur, notamment pour sa capacité à maintenir United au plus haut niveau. C'est une chose rare, surtout sur un quart de siècle."

Guy Roux : "Pour durer aussi longtemps que lui, trois choses sont indispensables. La première, c'est la régularité dans les résultats. Pas vraiment un problème pour lui non ? La plupart du temps, il termine champion, fait un beau parcours en Champions League et remporte une coupe ou deux. Satisfaction garantie."

De lui même...

Sur José Mourinho : "Il peut entraîner absolument partout. Son palmarès est incroyable. Quel âge a-t-il ? 50 ans ? C’est vingt de moins que moi. À ce rythme, il en gagnera 42 de plus ! C’est incroyable, non ? Je me souviens encore de sa première conférence de presse à Chelsea où il s’est présenté comme le "Special One", je me suis dit "en voilà un qui est bien sûr de lui". Et pourtant, il a convaincu les joueurs de croire en leurs chances de gagner le titre."

Toujours sur le Special-One :
"Il n'est pas avare de compliments. Boss, chef, j'ai eu droit à tout ça après le match. C'est très bien, mais c'est encore mieux quand c'est accompagné d'un verre de bon vin. Au lieu de ça, il m'a donné une infâme piquette."

A propos de la presse : "Le meilleur conseil qu'il m'a donné (Sir Matt Busby), c'est de ne jamais lire la presse. Je ne l'ai jamais lue depuis."

Et la rivalité : "Mon plus grand défi est déjà derrière moi. Mon plus grand défi, c'est d'avoir fait tomber Liverpool de son piédestal."

Pippo ? : "Inzaghi est né Hors jeu !"

Denis Wise ? : "Wise serait capable de déclencher une bagarre dans une maison vide"

Sur Ryan Giggs : "Je me souviens de la première fois où je l'ai vu jouer. Il avait 13 ans. On aurait dit un cocker complètement déboussolé qui courait après un bout de papier poussé par le vent."

Gary Neville : "S'il faisait 2 ou 3 centimètres de plus, il serait le meilleur défenseur central en Angleterre. Je ne comprends pas. Son père mesure 1m90. Je me demande combien mesurait le laitier."

David dit le "Beck" : "Il ne sait pas tirer du pied gauche, il ne peut pas taper une balle de la tête, il ne peut pas tacler et marque peu de buts. À part ça il est bien."


N'oubliez pas, si un jour Sir Alex vous demande : "Qu’est-ce que tu foutais sur le deuxième but ?" ça peut tourner au vinaigre...

 "J'ai essuyé le sang qui me coulait dans l'oeil et me suis précipité sur lui. Je ne crois pas avoir été aussi en colère de toute ma vie." s'exprimait le Beck à cette époque, contesté pour ses écarts de conduite et sa vie extra-sportive.

Pour rappel, Ferguson ne s'est jamais excusé auprès de la star pour lui avoir expédié une chaussure en plein dans le visage. One point !





Palmarès Sir Alex Ferguson avec Man United :


Coupe du Monde des clubs de la FIFA (1) : 2008.
Coupe Intercontinentale (1) : 1999.
Ligue des Champions (2) : 1999 et 2008.
Supercoupe de l'UEFA (1) : 1991.
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (1) : 1991.
Champion d'Angleterre (12) : 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011.
FA Cup (5) : 1990, 1994, 1996, 1999, 2004.
League Cup (4) : 1992, 2006, 2009, 2010.
Community Shield (10) : 1990, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011.
Finaliste de Ligue des Champions : 2009 et 2011. (contre le FC Barcelone)

Palmarès avec le Aberdeen FC

Champion d'Écosse (3) : 1980, 1984, 1985
Coupe d'Écosse (4) : 1982, 1983, 1984, 1986
League Cup écossaise (1) : 1986
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (1) : 1983
Supercoupe de l'UEFA (1) : 1983

Et pour conclure, mais qui es-tu Sir Alex ? C'est quoi ton secret ?

"Je pense que la principale raison qui explique comment j'ai survécu toutes ces années, c'est que je parviens à atteindre un état de vide. Cet état me permet d'écarter tout le reste. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est un état d'isolement dans lequel il faut se réfugier. Ce que je peux entendre devient périphérique. Je suis convaincu de la nécessité de ce que j'appellerais le temps de réflexion. Il est très important de pouvoir s'évader, de pouvoir penser. Si vous n'avez pas ce temps de réflexion, les événements ont vite fait de vous submerger. J'essaye d'organiser ma journée pour avoir du temps à moi. Je peux arriver tot au club, vers 7 heures. Je fais une séance de sport, puis je débute mes réunions, l'esprit libre. Je débute toujours par les réunions qui ne sont pas liées au foot, puis je me plonge et me concentre sur le foot. J'ai toujours fonctionné de la sorte. J'évacue d'abord, puis je me concentre sur les différents problèmes liées au football. Et il y a en a beaucoup. Les équipes de jeunes, la réserve, l'équipe première. Je controle absolument tout. Au fil des années, j'ai toutefois compris qu'il fallait aussi savoir déléguer. C'est devenu capital pour moi de bien déléguer parce qu'aujourd'hui et à mon age, je ne peux pas courir partout et tout faire tout seul. En prenant le temps de penser, on apprend à être seul. Et parfois, un manager est un homme seul. Être seul me convient, j'ai le temps de réfléchir. Il m'arrive d’être seul dans mon bureau l'après midi. Je regarde par la fenêtre, je réfléchis. Personne ne passe ma porte pendant une heure, tout le monde croit que je suis occupé. La situation a parfois quelque chose d'étrange.."

Extrait du livre "Secrets de Coachs" par Daniel Riolo et Christophe Paillet.



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