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Rafael Benitez, qui ne fait guère l’unanimité à Chelsea, va vivre un rude baptême dans le choc de la 13e j. de PL contre Manchester City, dimanche.


L'Espagnol, qui a été nommé mercredi à la place de Roberto Di Matteo, limogé moins de six mois après son triomphe en Ligue des champions, prend en charge un club qui n'a marqué que deux points lors des quatre dernières journées et a chuté de la première à la troisième place, à quatre points de la tête. Une mission ardue s'annonce donc pour lui, à commencer par le "Clash of the cash" face au rival friqué de City.

Du pain béni pour les critiques

Rafa Benitez est très loin de faire l’unanimité ou alors, à l’envers. Dès l'annonce de l'arrivée de Benitez, la présidente du plus important groupe de supporters de Chelsea, Trizia Fiorellino, avait raillé le technicien espagnol, le qualifiant de "mauvais manager", expliquant que "personne ne voulait l’employer depuis deux ans. C’est un mauvais choix et les supporters ne veulent pas de lui". Dan Leven, l’un des bloggers les plus influents au sein de la communauté des fans de Chelsea, a été très virulent sur Goal.com, qualifiant Benitez « d’antithèse de ce que veulent les fans ».

Mais si on peut taxer les fans de subjectivité, on peut difficilement déconstruire les analyses de grands professionnels du football tels que la légende Sir Alex Ferguson. Le manager écossais, statufié cette semaine à Manchester, a notamment expliqué que "Rafa Benitez a beaucoup de chance parce qu'en l'espace de deux semaines, il pourrait se retrouver avec deux Coupes du monde des clubs sur son CV sans avoir rien construit avec ses équipes". C’est le reproche que lui avait fait José Mourinho à l’époque où l’Espagnol avait repris l’Inter.

Mourinho toujours tranchant

Mais la critique qui fait le plus sourire émane de Mourinho ‘himself’. La scène se déroule après la rencontre de Ligue des Champions mercredi entre le Real Madrid et Manchester City. le coach portugais du Real Madrid, retrouve dans les couloirs des vestiaires son ancien joueur à l'Inter Milan, le Brésilien Maicon. L’arrivée de Benitez chez les Blues est évoquée de manière assez ubuesque. « Il paraît que ton ami va à Chelsea", lance Maicon à Mourinho. Qui  lui répond: "Le gros? Il n'a qu'à prendre Materrazzi comme adjoint!".  Un coup qui porte, car on sait que Benitez, limogé après six mois, avait essuyé de nombreuses critiques de la part du défenseur italien Marco Materazzi, ancien lieutenant de Mourinho à l’Inter.

Des critiques massives donc, mais pas forcément justifiées. Après tout, personne n’a encore vu Benitez à l’œuvre, lui qui déclarait, après sa première séance d’entrainement, qu’il avait déjà « identifié des choses à améliorer ». Peut-être a-t-il vu Torres tirer au but.


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