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Cantonné à un rôle de remplaçant et en concurrence avec Brad Friedel à Tottenham, Hugo Lloris reste positif. Selon lui, "les choses vont rentrer dans l’ordre".

"Je n'ai pas signé à Tottenham pour avoir ce rôle-là", affirme Hugo Lloris dans un entretien accordé à l'Equipe. Depuis son arrivée à Londres, l'ancien Lyonnais est dans le flou. L'international français a passé plus de temps sur le banc que sur le terrain et semble avoir été acheté pour jouer les doublures de luxe de l'indétronable Brad Friedel. Lloris doit donc prendre son mal en patience et se contenter de quelques miettes Alors qu'il n’avait joué qu’un seul match sous ses nouvelles couleurs, face à la Lazio Rome en Ligue Europa (0-0), l'international français a enchaîné deux titularisations consécutives : contre le Panathinaïkos jeudi (1-1), et face à Aston Villa dimanche en championnat (0-0). Son seul match disputé en Premier League.

"Les choses vont rentrer dans l’ordre"

Dans les colonnes de l'Equipe, Lloris assure qu'il prend sa avec beaucoup de distance. « Je peux le comprendre. Après, je prends ça avec beaucoup de recul. Pour moi, c’était un choix important, une nouvelle aventure, une nouvelle culture. J’avais envisagé ce départ pendant le mercato. C’est vrai, j’imaginais partir beaucoup plus tôt, mais ce n’est pas quelque chose que l’on maîtrise, nous, joueurs. Je suis arrivé à la dernière minute, il y avait une équipe en place. Je suis venu pour progresser et pour prendre ce qu’il y a à prendre. C’est vrai que j’ai un statut en France, mais il faudra le démontrer dès que j’aurai la possibilité d’avoir du temps de jeu, et je pense que les choses vont rentrer dans l’ordre assez vite », a-t-il déclaré à L’Équipe.

L'international français en a également profité pour écarter la thèse selon laquelle son arrivée n'était souhaitée que par le président des Spurs, Daniel Levy . « J’ai discuté avec l’entraîneur, il n’y avait pas d’ambiguïté. Il m’a dit que tout le monde à Tottenham avait souhaité ma venue, et en Angleterre le manager a un certain pouvoir sur ces choses-là. Mais je ne peux pas maîtriser ce qui s’écrit ». L'ancien portier des Gones aimerait également arrêter de faire les gros titres de la presse concernant son choix de rejoindre Tottenham et demande de la patience. « C’est comme quand j’entends que je n’aurais pas dû aller à Tottenham. Je suis arrivé à un moment de ma carrière où je voulais un nouveau challenge. Ce football-fiction permanent qui s’est mis en place autour de moi me dérange. Je ne peux pas l’empêcher, mais je sais aussi sur qui je peux compter… Et il faut relativiser : j’ai seulement passé quatre semaines avec les Spurs, je suis arrivé en cours de saison avec une équipe en place, et j’ai juste manqué trois matches », explique-t-il à L'Equipe.

Lloris, qui conserve la confiance de son sélectionneur et qui gardera les buts des Bleus contre le Japon, vendredi en amical au Stade de France, a également assuré qu'il n'y avait pas de concurrence malsaine avec Brad Friedel. « Par rapport à tout ce qui se dit et tout ce que j’entends en interne, tout se passe très bien. Il y a quatre gardiens de haut niveau (Friedel, Gomes, Cudicini, Lloris), des choix sont faits par l’entraîneur, on vient de me recruter dans le cadre d’un projet d’avenir, mais le projet d’avenir commence maintenant. La concurrence existe partout, mais les relations avec Brad Friedel, avec l’entraîneur des gardiens (Tony Parks) et le manager (André Villas-Boas) sont bonnes. Après, ce n’est pas moi qui gère la communication. Moi, je prends du recul, je m’entraîne et je suis heureux de jouer. »

 

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