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Premier League - Le profil d’Alberto Aquilani
Pour remplacer Xabi Alonso, parti au Real Madrid, Rafael Benitez, le manager de Liverpool, a fait venir dans son équipe Alberto Aquilani. Formé à l’AS Roma, ce jeune milieu de terrain fait partie des plus grands espoirs du football transalpin. Fabrizio Ponciroli, notre rédacteur en chef italien, vous en fait la présentation.
Peut-il s’imposer à Liverpool ?
Aquilani a posé ses valises sur les bords de la Mersey avec comme principale mission : faire oublier Xabi Alonso. En a-t-il les qualités ? Au vu de ce qu’il a démontré ses dernières années dans le championnat italien, on serait tenté de répondre oui, surtout que ses caractéristiques ressemblent quelque peu à celui de l’international espagnol. Il est technique, lucide et aussi efficace devant les buts adverses. De plus, il a la personnalité pour réussir dans un aussi grand club. Cela dit, il devra gagner en régularité et aussi croiser les doigts pour ne pas être gêné continuellement par les blessures.
Son positionnement
Alberto Aquilani est un milieu relayeur, mais qui ne se limite pas exclusivement à des tâches défensives. En Serie A, il a ainsi pris l’habitude d’attaquer très souvent. Habile des deux pieds, il peut poser beaucoup de problèmes à la défense adverse. Positionné généralement dans l’axe, il lui arrive de contrôler totalement le milieu de terrain de son équipe, de part ses accélérations, ses récupérations de balle et aussi ses passes en profondeur.

D’autre part, le jeune italien est aussi un joueur très dynamnique. Même s’il n’a pas la carrure d’un Xabi Alonso, il fait montre de très belles vertus physiques. Par ailleurs, et comme tout joueur transalpin qui se respecte, l’ex Gialorosso a un excellent sens de placement. Sa vision du jeu fait de lui un milieu de terrain très performant, dans tous les sens du terme.
Enfin, Aquilani peut aussi se targuer d’avoir un sacré moral. En effet, il est très rare qu’il se laisse provoquer par les joueurs adverses. A la Roma, il a été l’un des joueurs les moins avertis. En sus, dans sa carrière, il n’a jamais été expulsé.
Son caractère
En dehors du terrain, Aquilani s’est toujours fait remarquer par son tempérament calme et réservé. Natif d’un quartier romain, nommé Montesacro (où il est considéré comme un véritable idole), il n’aime pas être sous les feux de la rampe, parce qu’il distingue par une authentique simplicité et reste très attaché aux valeurs familialles. La famille, justement, c’est quelque chose de sacré chez lui. Enfin, il a une copine, à savoir Michela Quattrociocche, qui porte les intiales de son chéri sur le cou, en forme de tatouage.
A mon avis, Alberto n’aura pas trop de problèmes pour s’adapter à la vie en Angleterre, même si à Rome il avait toutes ses repères. Il n’est pas le genre de type qui parle beaucoup, sur ou en dehors de terrain. Dans la Cité Eternelle, il était très aimé. Il ne devrait pas avoir de difficultés à se faire apprécier aussi du côté de Liverpool.
Sa relation avec les supporters
Même s’il n’a pas le charisme d’un Totti ou d’un De Rossi, Aquilani faisait partie des joueurs cadres à la Roma. Les supporters l’ont toujours adoré, surtout parce qu’il était romain de pure souche. Cela dit, cette admiration est quelque peu mesurée, en raison du fait qu’il se blesse trop souvent.
Son parcours
A Rome, Aquilani avait tout pour poursuivre sa progression, mais il a fait le choix de rejoindre Liverpool. Un choix discutable, puisque peu de joueurs italiens ont réussi en Angleterre, mais qui émerge toutefois comme un tremplin idéal. Un nouvel environnement, un nouvel entraîneur et une nouvelle équipe ne devraient pas l’empêcher de s’exprimer comme il sait le faire. D’ailleurs, chez les Reds, il devrait avoir beaucoup plus l’occasion de jouer.
Sa valeur marchande
Le prix payé par Liverpool pour Aquilani (20M€) peut être considéré comme justifié. Parce que c’est un joueur d’avenir (né en 1983) et qu’il a encore une grande marge de progression. La Roma, pour sa part, peut se vanter d’avoir réalisé une assez belle affaire écomonomique, mais si le joueur réussit en Premier League, Liverpool pourra également clamer avoir fait un bon investissement. Donc, sur le papier, Aquilani vaut largement ce que les Reds ont payé pour lui.
Opinions d’experts :
Ubaldo Righetti (ancien joueur de la Roma 1980-1987 et consultant pour Roma Channel) : « La Roma ne s’est pas débarassée d’Aquilani. Absolument pas. Le laisser partir fut un choix douloureux, aussi bien pour nous que pour lui. Il est de Rome, il a grandi aussi, et il n’a jamais voulu partir, mais dans la vie il faut parfois faire ce genre de choix. La Roma avait besoin d’argent et lui, il avait besoin de connaître une nouvelle expérience (…) Je pense qu’Aquilani réussira de très belles choses à Liverpool. Le football anglais est plutôt différent ce celui d’Italie, mais Alberto a les caractéristiques pour s’y imposer. Il a juste besoin d’avoir la régularité qui lui manquait à la Roma. Il aura besoin très certainement de s’adapter, mais le connaissant, je sais qu’il fera de son mieux. S’il trouve la constance, il pourra faire de grandes choses à Liverpool (…) Il va dans une équipe de très haut niveau, l’un des meilleurs au monde. Pour lui, c’est une superbe opportunité qu’il cherchera à saisir au mieux ».
Attilio Tesser (le coach d’Aquilani à Triestina, 2003-2004) : « Chez les pros, Alberto a immédiatement montré qu’il pouvait non seulement être un très bon milieu défensif, mais aussi rendre service à des postes plus offensifs. Il a aussi fait preuve de caractère et a su garder les pieds sur terre. Je voudrais aussi souligner l’excellent impact de sa famille sur sa carrière. Ses parents sont des gens exceptionnels ».

Le saviez vous ?
Par le passé, et beaucoup de gens ne le savent pas, Aquilani était à deux doigts de devenir un joueur de la Lazio. Voilà ce qu’il a dit, lors d’une interview exclusive accordée à Calcio2000 en novembre 2007 :
« Je voudrais clarifier cette histoire avec la Lazio, parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont été dites et qui ne sont absolument pas vraies. Plus jeune, j’ai joué pour Spas Montesacro, ma première équipe. Un jour j’ai accompagné un ami à moi à un entraînement, sans savoir que cette formation était une filiale de la Lazio. Un émissaire de la Lazio m’a demandé de m’entraîner. Je l’ai fait et à la fin et il m’a demandé de signer chez eux. Mais, je ne l’ai pas fait. Après avoir refusé de rejoindre les Bianconcelesti, j’ai attendu un mois et une proposition de la Roma est venue. Aujourd’hui, ça doit être clair : je n’ai jamais et je ne supporterai jamais la Lazio ».
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Son positionnement
Alberto Aquilani est un milieu relayeur, mais qui ne se limite pas exclusivement à des tâches défensives. En Serie A, il a ainsi pris l’habitude d’attaquer très souvent. Habile des deux pieds, il peut poser beaucoup de problèmes à la défense adverse. Positionné généralement dans l’axe, il lui arrive de contrôler totalement le milieu de terrain de son équipe, de part ses accélérations, ses récupérations de balle et aussi ses passes en profondeur.

D’autre part, le jeune italien est aussi un joueur très dynamnique. Même s’il n’a pas la carrure d’un Xabi Alonso, il fait montre de très belles vertus physiques. Par ailleurs, et comme tout joueur transalpin qui se respecte, l’ex Gialorosso a un excellent sens de placement. Sa vision du jeu fait de lui un milieu de terrain très performant, dans tous les sens du terme.
Enfin, Aquilani peut aussi se targuer d’avoir un sacré moral. En effet, il est très rare qu’il se laisse provoquer par les joueurs adverses. A la Roma, il a été l’un des joueurs les moins avertis. En sus, dans sa carrière, il n’a jamais été expulsé.
Son caractère
En dehors du terrain, Aquilani s’est toujours fait remarquer par son tempérament calme et réservé. Natif d’un quartier romain, nommé Montesacro (où il est considéré comme un véritable idole), il n’aime pas être sous les feux de la rampe, parce qu’il distingue par une authentique simplicité et reste très attaché aux valeurs familialles. La famille, justement, c’est quelque chose de sacré chez lui. Enfin, il a une copine, à savoir Michela Quattrociocche, qui porte les intiales de son chéri sur le cou, en forme de tatouage.
A mon avis, Alberto n’aura pas trop de problèmes pour s’adapter à la vie en Angleterre, même si à Rome il avait toutes ses repères. Il n’est pas le genre de type qui parle beaucoup, sur ou en dehors de terrain. Dans la Cité Eternelle, il était très aimé. Il ne devrait pas avoir de difficultés à se faire apprécier aussi du côté de Liverpool.
Sa relation avec les supporters
Même s’il n’a pas le charisme d’un Totti ou d’un De Rossi, Aquilani faisait partie des joueurs cadres à la Roma. Les supporters l’ont toujours adoré, surtout parce qu’il était romain de pure souche. Cela dit, cette admiration est quelque peu mesurée, en raison du fait qu’il se blesse trop souvent.
Son parcours
A Rome, Aquilani avait tout pour poursuivre sa progression, mais il a fait le choix de rejoindre Liverpool. Un choix discutable, puisque peu de joueurs italiens ont réussi en Angleterre, mais qui émerge toutefois comme un tremplin idéal. Un nouvel environnement, un nouvel entraîneur et une nouvelle équipe ne devraient pas l’empêcher de s’exprimer comme il sait le faire. D’ailleurs, chez les Reds, il devrait avoir beaucoup plus l’occasion de jouer.
Sa valeur marchande
Le prix payé par Liverpool pour Aquilani (20M€) peut être considéré comme justifié. Parce que c’est un joueur d’avenir (né en 1983) et qu’il a encore une grande marge de progression. La Roma, pour sa part, peut se vanter d’avoir réalisé une assez belle affaire écomonomique, mais si le joueur réussit en Premier League, Liverpool pourra également clamer avoir fait un bon investissement. Donc, sur le papier, Aquilani vaut largement ce que les Reds ont payé pour lui.
Opinions d’experts :
Ubaldo Righetti (ancien joueur de la Roma 1980-1987 et consultant pour Roma Channel) : « La Roma ne s’est pas débarassée d’Aquilani. Absolument pas. Le laisser partir fut un choix douloureux, aussi bien pour nous que pour lui. Il est de Rome, il a grandi aussi, et il n’a jamais voulu partir, mais dans la vie il faut parfois faire ce genre de choix. La Roma avait besoin d’argent et lui, il avait besoin de connaître une nouvelle expérience (…) Je pense qu’Aquilani réussira de très belles choses à Liverpool. Le football anglais est plutôt différent ce celui d’Italie, mais Alberto a les caractéristiques pour s’y imposer. Il a juste besoin d’avoir la régularité qui lui manquait à la Roma. Il aura besoin très certainement de s’adapter, mais le connaissant, je sais qu’il fera de son mieux. S’il trouve la constance, il pourra faire de grandes choses à Liverpool (…) Il va dans une équipe de très haut niveau, l’un des meilleurs au monde. Pour lui, c’est une superbe opportunité qu’il cherchera à saisir au mieux ».
Attilio Tesser (le coach d’Aquilani à Triestina, 2003-2004) : « Chez les pros, Alberto a immédiatement montré qu’il pouvait non seulement être un très bon milieu défensif, mais aussi rendre service à des postes plus offensifs. Il a aussi fait preuve de caractère et a su garder les pieds sur terre. Je voudrais aussi souligner l’excellent impact de sa famille sur sa carrière. Ses parents sont des gens exceptionnels ».

Le saviez vous ?
Par le passé, et beaucoup de gens ne le savent pas, Aquilani était à deux doigts de devenir un joueur de la Lazio. Voilà ce qu’il a dit, lors d’une interview exclusive accordée à Calcio2000 en novembre 2007 :
« Je voudrais clarifier cette histoire avec la Lazio, parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont été dites et qui ne sont absolument pas vraies. Plus jeune, j’ai joué pour Spas Montesacro, ma première équipe. Un jour j’ai accompagné un ami à moi à un entraînement, sans savoir que cette formation était une filiale de la Lazio. Un émissaire de la Lazio m’a demandé de m’entraîner. Je l’ai fait et à la fin et il m’a demandé de signer chez eux. Mais, je ne l’ai pas fait. Après avoir refusé de rejoindre les Bianconcelesti, j’ai attendu un mois et une proposition de la Roma est venue. Aujourd’hui, ça doit être clair : je n’ai jamais et je ne supporterai jamais la Lazio ».
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