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Le Milan est sur le point de renflouer son attaque avec Kaka ou encore Mario Balotelli, mais le club rossonero a-t-il vraiment besoin de ces noms ronflants?

Actuellement sixième du championnat, le Milan, avec notamment le départ d’Ibrahimovic et de Thiago Silva, a nettement perdu de sa splendeur. Cependant, le retour de Berlusconi et ses ambitions politiques pourraient bien redonner au Milan sa grandeur d’antan.

Le retour de la gloire

Plusieurs rumeurs de transfert tournent autour de Milan lors de ce mercato d’hiver. En effet, les rossoneri seraient très proches de faire signer le brésilien du Real Madrid, Kaka. Un grand retour qui serait synonyme d’énorme coup de tonnerre sur Milan. Kaka, c’est le dernier ballon d’or, le dernier grand Milan, celui qui a gagné la Ligue des Champions, qui a martyrisé Manchester United en demi-finale. Bref, un tout autre temps, que les supporteurs milanais ont du mal à oublier. Pour faire plaisir à son public, Silvio Berlusconi est donc prêt à employer les grands moyens. Car outre Kaka, le président Milanais pense à Mario Balotelli, que Manchester City voudrait absolument vendre. Balotelli, on connait le personnage, s’il vient, c’est pour le spectacle, le show, la folie qu’il pourrait ramener dans la ville lombarde.

Si les rumeurs ne sont que des rumeurs, et que rien n’est encore officiel, la volonté de renforcer le Milan de la part de Berlusconi est bien réelle. Cependant, une question se pose. Le Milan qui arrive, malgré l’allégement de l’effectif, à faire une saison de transition tout à fait honorable, possède un secteur offensif relativement bien armé. El Shaarawy était il y a encore quelques semaines le meilleur buteur de Serie A. Pazzini vient d’inscrire un doublé face à Bologne, avec notamment un but somptueux, et Niang est en train d’exploser sur le côté droit. Pour conclure, Bojan et Robinho, rien que ça, font office de doublure. Le vrai gros point faible du Milan, c’est la défense.

Alors, pourquoi ne pas renforcer la neuvième défense de Serie A ? Tout simplement parce que Silvio Berlusconi a d’autres idées en tête. Outre aider le Milan, c’est lui-même qu’il veut aider, sur un plan personnel et tout autre que footballistique. En effet, les élections législatives italiennes auront lieu le 24 et 25 février, et Berlusconi ambitionne un retour sur la scène politique en tant que président du conseil, poste qu’il a déjà occupé pendant plusieurs années. Pour reconquérir ses électeurs, Berlusconi passerait donc par la vieille doctrine « du pain et des jeux », en ramenant à San Siro le spectacle perdu depuis quelques saisons.

Et si vous pensez que la stratégie est exagérée, que jamais le peuple italien ne se laissera avoir par un tour de passe-passe si énorme, sachez que son parti, le Peuple des libertés (PDL), avait remporté les élections législatives en 2008. Une année plus tôt, le Milan remportait sa dernière Ligue des Champions, grâce à un doublé d’Inzaghi. Coïncidence ? Peut-être, en tout cas, l’inventeur du Bunga-Bunga est prêt à tout pour se faire réélire, quitte à lâcher quelques millions d’euros pour faire plaisir à son public. Tant mieux pour la Serie A, tant pis pour l’Italie.

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