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L'Italie, qui affronte la France en match amical, a réussi une transition compliquée grâce à une politique cohérente.

Le traditionnel match amical de novembre présente une saveur particulière. L'équipe de France affronte en effet l'Italie vice-championne d'Europe. La Squadra Azzurra, comme les Bleus, a dû faire face à une transition délicate. Une mission plus que réussie grâce à une politique cohérente et des changements à tous les étages. Gros plan sur la nouvelle Italie.

Deschamps : "L'Italie est un exemple"

Le dernier Euro est la preuve criante du succès récent de l'ère Prandelli. Le technicien italien a pris des risques considérables en incluant des joueurs à fortes personnalités dans son groupe. Notamment son tandem d'attaquants, Cassano - Balotelli. Mais le management de l'ancien coach de la Fiorentina a fait le reste. D'autant que ces jeunes pousses étaient guidées par des cadres indiscutables. Les Buffon, Pirlo ou De Rossi sont en effet des véritables piliers de la Squadra. Et quand le milieu de la Roma se permet de déraper comme dans le derby dimanche dernier, il n'y a plus de statut qui tienne. Prandelli n'a pas appelé De Rossi. Et c'est à nouveau le code éthique de la sélection qui l'a emporté... Une valeur morale dans un groupe qui, rappelons-le, n'a jamais été aussi multiculturel.

Mais dans le jeu aussi, la Nazionale a amorcé un véritable virage. Le culte du Catenaccio ne dicte plus la tactique des Azzurri. En Pologne et en Ukraine, les coéquipiers de Buffon, sous l'impulsion d'un Pirlo exceptionnel, ont su montrer un visage séduisant. Et même la finale largement perdue face à l'Espagne n'est pas venue gâcher l'impression générale de ces ambitions nouvelles. Prandelli reconnaît toutefois que les moeurs sont difficiles à changer. «En Italie, nous ne sommes pas encore prêts à analyser autant en profondeur les matches. Nous sommes encore trop attachés au résultat, mais nous avons fait passer un message: on peut aussi obtenir des résultats à travers le jeu».

Son homologue connait bien le football italien. Et lorsqu'il s'agit d'évoquer la mutation de la sélection italienne, Didier Deschamps n'a pas tari d'éloges. "Ce serait un bel exemple à suivre. Cesare Prandelli s'est appuyé sur des cadres, il a modifié la philosophie de l'équipe. Là, et ça a surpris de voir cette équipe d'Italie aller de l'avant. Cette prise de risque, l'Italie en a été récompensée même si la finale ne s'est pas bien passée.", a t-il expliqué. Des propos élogieux d'un connaisseur avisé du football transalpin. Au vu du caractère du sélectionneur des Bleus, pragmatique assumé, l'équipe qui pourrait faire un coup "à l'italienne" dans cette affiche de prestige n'est peut-être pas celle qu'on croit...

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