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Battue pour la première fois en Serie A depuis 49 matches, samedi face à l’Inter (1-3), la Juventus a cherché à vite évacuer ce revers et se projeter vers le futur.

Toute série a une fin, même les plus impressionnantes. Et celle de la Juventus, invaincue dans le championnat italien depuis un an et demi, est arrivée à son terme samedi soir. La Vieille Dame a baissé pavillon face à son grand rival intériste (1-3) au terme d’un match où elle avait pourtant toutes les cartes en main pour l’emporter et conforter sa place de leader. La défaite enregistrée est donc un sacré coup d’arrêt pour les Piémontais, mais ces derniers n’ont pas semblé trop abattus au coup de sifflet final. La déception était bien présente, mais le sentiment qui prédominait c’est celui d’une soirée qui a seulement mal tourné et qui sera assurément vite effacée avec de nouvelles victoires dans le futur.

« Regarder de l’avant »

Angelo Alessio, le coach intérimaire de la formation turinoise, a été parmi les premiers à relativiser ce revers, aussi symbolique soit-il. « On accepte cette défaite et on ne va certainement pas en faire tout un drame ». Des propos surprenants et qui ne vont peut-être pas être du gout d’Antonio Conte, mais ils sont assez compréhensibles dans la mesure où Pirlo et compagnie ont, malgré tout, bien bataillé. « L’Inter a seulement su saisir sa chance et pas nous, analyse Alessio. Ils (les Lombards) ne nous ont en rien effrayés. On a bien joué et on a eu plusieurs opportunités de doubler la mise en première période ». Une opinion partagé par Beppe Marotta, le directeur sportif : « On ne les a assurément pas sous-estimés. On n’a juste pas été à notre meilleur niveau et le rythme de la partie n’a pas été aussi élevé que d’habitude ».

Le but le plus rapide de la saison, inscrit par Vidal au bout de 17 secondes de jeu, n’a donc pas suffi au bonheur des Bianconeri, qui se sont ensuite fait renverser suite à trois buts intéristes. Pour Giorgio Chiellini, l’un des cadres de l’équipe, c’était un scénario inévitable à partir du moment où lui et ses partenaires ont « perdu le contrôle du ballon ». « En seconde période, l’Inter nous a gêné et s’est créée des espaces dont elle avait besoin pour scorer, poursuivait l’international azzuro. Leurs buts sont venus sur des phases où on a bêtement perdu le ballon. Je ne sais pas si leur force de frappe est la meilleure d’Italie, mais c’est sûr qu’avec leurs trois éléments de devant (Milito, Palacio et Cassano) ils peuvent faire très mal ». A ce sujet, Marotta a tenu à tirer chapeau à Stramaccioni en déclarant : « il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent se présenter sur notre terrain avec trois attaquants dans le onze de départ ».

Saluer la performance du rival, voilà une démarche bien honorable de la part des responsables turinois, surtout que dans le camp en face, Stramaccioni n’a, lui, pas hésité à rebondir sur les à-côtés de la rencontre et les déclarations provocatrices émises par Marotta en fin de semaine. Plutôt que persister dans ce jeu là, les champions d’Italie ont donc choisi de se tourner vers le futur. Mais non, cela dit, sans souligner une dernière fois l’importance de l’exploit qu’ils ont réalisé en restant si longtemps invaincus. « Malheureusement, on a perdu après 49 rencontres sans défaite, mais on peut rester fier de ses joueurs. Ce n’était pas notre match, c’est tout. Maintenant, on doit regarder de l’avant et féliciter nos supporters qui nous ont applaudis vers la fin. Je suis certain que ce faux-pas n’aura pas de répercussions psychologiques sur le groupe » a conclu Alessio. La réaction est attendue dès mercredi contre Nordsjaelland en Ligue des Champions.

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