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Alors qu’on lui prédisait un début de championnat compliqué suite à la suspension d’Antonio Conte, la Juventus a prouvé qu’elle savait parfaitement faire face à l’adversité.

Ce n’est pas qu’on était inquiets, mais il y avait cet été un petit doute quant à la capacité de la Juventus de Turin, championne d’Italie en titre, de poursuivre sa belle série avec les perturbations qu’elle a connues durant l’intersaison. Antonio Conte, le coach qui lui a fait renouer avec la gloire ayant été suspendu par la Fédération pour une durée de dix mois pour ne pas avoir dévoilé les trafiques de son ancien club de Sienne, il n’était pas du tout évident de voir ses Bianconeri poursuivre sur leur dynamique. Et prolonger, en outre, leur longue série d’invincibilité. En fin de compte, le premier mois de compétition a donné tort aux sceptiques. Sous les commandes du coach intérimaire Massimo Carrera, la Vieille Dame n’a guère baissé en rendement. Mieux ; elle continue de séduire tous ses admirateurs en réalisant son meilleur début de championnat depuis trois ans.

Les nouveaux se sont bien adaptés

En battant samedi le Chievo Vérone à domicile (2-0), l’équipe piémontaise a enregistré son quatrième succès en autant de matches. Même ses plus fervents supporters n’imaginaient pas un départ aussi canon. Une entame idéale qui se traduit également dans la colonne de buts marqués et encaissés au classement. 11 réalisations réussies contre 2 seulement concédées, cela reflète idéalement la puissance toujours aussi intacte de cette formation. Alors, certes, les Turinois n’ont pas encore eu à affronter les autres gros bras de la Serie A, mais cela n’enlève rien à la beauté de ce parcours. Une forme olympique que Pirlo et compagnie ont, par ailleurs, su exporter sur la scène continentale en ramenant un nul intéressant de Chelsea (2-2), mardi dernier en Ligue des Champions.

Difficile pour l’instant de définir le rôle qu’a eu Carrera dans cette remarquable entame. Mais ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas moindre. En dépit de son maigre vécu du haut niveau, l’ancien joueur du club a su apporter quelques modifications dans la gestion de l’équipe qui se sont avérées être décisives. Comme celle qui consistait à relancer Fabio Quagliarella. L’international italien était confiné au ban la saison dernière (seulement 20 matches joués sur 38), mais il n’a jamais lâché et a profité au mieux de la nouvelle chance qui lui a été offerte. Auteur du but de l’égalisation à Stamford Bridge, c’est lui, encore, qui a signé les deux buts de la victoire face à Vérone. Un come-back dont Carrera en tire donc une partie de la gloire. « Il est en superbe forme en ce moment et il l’a encore prouvé ce soir (hier), se félicite l’entraineur. Je suis très content pour lui et aussi pour les nouveaux gars (Paul) Pogba, Lucio et (Mauricio) Isla, qui ont tous été très bons ».

Carrera a bien raison d’insister sur l’apport des derniers transfuges. Le trio en question, auquel on peut ajouter le Ghanéen Kwadwo Asamoah, n’avait pas la tâche facile sur le papier, comme il n’est jamais aisé de s’imposer dans une équipe qui tourne bien. Dans des proportions variées, ils y sont  tous parvenus et c’est là, assurément, une autre explication à la brillante série qu’affiche actuellement leur club. « Chacun a une part à jouer dans cette équipe et on se doit d’être sûrs qu’on est tous prêts pour la rendre encore plus compétitive » a attesté l’expérimenté Lucio. Un discours que valide son partenaire Asamoah : « On progresse match après match depuis la finale de la Supercoupe d’Italie. C’est une équipe qui court, se bat et ne baisse jamais les bras ». En résumé, tous les ingrédients qui permettent à un club de rester au sommet.



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