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Notre Blogger, Valentin Pauluzzi, nous parle ce jeudi du fait divers dont s'est rendu auteur hier le coach de la Fiorentina, Delio Rossi.

Des ultras qui obligent les joueurs de leur équipe à retirer leurs maillots ? un coup de sifflet parti des tribunes qui induit en erreur la Lazio et permet à l'Udinese de marquer le 2-0, avec échauffourée finale en guise de protestations ? Non, il y a encore mieux, un entraineur qui frappe son propre joueur, décidément la Serie A n'est pas un championnat comme les autres, et pas forcément dans le bon sens du terme.

Que je vous raconte ce qui s'est passé, hier soir la Fiorentina recevait Novara, les deux équipes doivent encore se sauver, au bout d'une demi-heure, Novara mène déjà 2-0, le coach florentin décide donc de faire son premier changement dès la 31ème minute, le serbe Ljajic sort, Olivera le remplace. Mais le jeune attaquant le prend mal et ne trouve rien de mieux à faire que d'applaudir ironiquement son coach. Ce dernier, probablement sous pression après cette difficile et longue saison voit rouge et se rue sur son joueur, lui assénant deux, trois droites ! Il faudra tout le banc de touche pour les séparer ! Au final la Fiorentina revient à 2-2, mais après le mach Rossi sera licencié par ses dirigeants qui n'ont pas apprécié cette scène.



Alors, il faut savoir une chose, la Fiorentina tient beaucoup à son image et a mis en place quelques initiatives, le "cartellino viola" pour le geste fair-play du mois, la campagne "Save the Children", bref, ceci explique donc cela. Je trouve ça un tantinet tiré par les cheveux, mais soit. Revenons-en à Rossi. Doit-on le condamner ? Personnellement non, y'en a tout simplement marre de ces jeunes footballeurs arrogants qui se prennent pour des stars alors qu'ils n'ont encore rien prouvé, jouant les malins devant leurs coachs expérimentés, surtout un mec comme Rossi respecté dans toute la botte. Je dirais même plus que l'ami Delio a rendu un fier service à tous ceux qui ne supportent pas cette génération de joueurs arrivistes. J'espère que ça lui a remis les idées en place à Ljajic, et que ça inspirera d'autres entraineurs. Alors peut-être pas en allant si loin, mais une bonne claque dans la tronche de temps en temps, ça fait pas de mal.

Morale de l'histoire, la Fiorentina - au nom du fair play - perd un très bon coach, accueilli comme la messie en octobre dernier, qui allait sauver le club et probablement repartir sur de bonnes bases cet été. Ça en valait vraiment la peine ?

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Valentin Paluzzi est le fondateur et rédacteur en chef de Calciomio

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