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Notre Blogger, Valentin Pauluzzi, peste cette semaine contre le comportement immature des supporters de Genoa, le week-end dernier lors du match contre Sienne.

Ne m'en voulez pas si je pointe régulièrement du doigt les défauts du football italien alors que je devrais plutôt en chanter les louanges sur ce blog, mais comment faire autrement ces derniers temps ? On pense toucher le fond, mais on réussit toujours à creuser plus bas. Je fais bien entendu référence à ce qui s'est passé lors du Genoa-Siena de dimanche dernier. Les supporters du Genoa forçant l'arbitre à arrêter le match pendant près d'une heure, obligeant leurs propres joueurs à retirer leurs maillots ! Tout ça parce que leur équipe perd 4-0 et voit la zone rouge se rapprocher ?! Non, il n'y a rien qui ne justifie un tel comportement, qu'il faut condamner durement, au moins par les mots en ce qui me concerne et espérons (une bonne fois pour toute) par les faits concernant la fédération italienne.

En Italie les supporters ultras sont un vrai problème, il s'agit de la frange la plus fidèle mais aussi la plus extrême et violente des supporters de chaque club. Et pourtant, la ville de Gênes est considérée tranquille de ce point de vue-là. Mais non, une centaine de délinquants peuvent traverser les tribunes et menacer leurs propres joueurs, sans que personne ne puisse rien faire ! Les groupes ultras se croient généralement tout permis et se considèrent bien souvent supérieurs aux autres supporters (en tribunes ou devant la télé), sous prétexte qu'il passe du temps et de l'argent en déplacement. Faut tout de même savoir que bien souvent certains des chefs ultras se font quelques petits benefs bien sympas, fut un temps, ils se faisaient même soudoyer par leurs dirigeants pour que ces derniers aient la paix.


J'ai eu le temps de visiter quelques kops (ou curve) italiennes ces dernières années. Je ne remet pas en doute le fait qu'ils mettent une superbe ambiance dans les stades, chants, tifos, chorégraphies, parfois fumigènes, mais c'est en même temps une zone de non-droit ou ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent, picoler, fumer (pas des cigarettes hein), snifer, tabasser des supporters du même club. C'est quelque chose qui fait indéniablement partie de la culture du football italien avec ses avantages et ses inconvénients. Revenons-en à la scène de dimanche, une fois de plus, ce n’est pas en Italie que l'on verra une équipe reléguée sous les applaudissements. Le pire dans tout ça, c'est que tout ceci s'est passé une semaine à peine après le décès du pauvre Morosini, lorsque les résultats sportifs devraient passer en second plan. Ça n'aura duré que quelques jours.

Lisez ICI l'intégralité du Blog "Calcio Football Club"

Valentin Paluzzi est le fondateur et rédacteur en chef de Calciomio

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