thumbnail Bonjour,

Battue 4-0 en finale de l'Euro par l'Espagne, l'Italie a manqué sa sortie après un parcours inespéré. Malgré une déception palpable, le bilan est positif pour la Squadra Azzura.

Il y a des soirs comme ça. Des soirs ou tout semble écrit d'avance. Mais qui aurait pu prévoir un tel scénario catastrophe pour l'Italie lors de cette finale de l'Euro 2012 ? Etrillée par l'Espagne (4-0), la Squadra Azzura, arrivée à ce stade inespéré avec son lot de certitudes, a vécu une soirée cauchemardesque. Difficile dénouement pour cette génération rafraichissante, qui aura préparé l'avenir de la meilleure des manières.

Un point de départ pour 2014

Abattus, dépités, les Italiens sont restés longtemps prostrés sur la pelouse du Stade Olympique de Kiev, après le coup de sifflet final, dimanche soir. Une image classique dans le camp des vaincus, mais toujours aussi cruelle à voir, surtout lorsque des monuments comme Andrea Pirlo ou Gianluigi Buffon sont en larmes. L'émotion était trop forte pour ces cadres exemplaires, qui auront enchaîné les prestations de haut vol jusqu'à cette finale. Fataliste, le gardien et capitaine de la Squadra ne pouvait que constater les dégats.  "L'Espagne est trop forte pour nous, c'est pour cela que le regret d'avoir perdu est moins grand. Quand tu rencontres une force invulnérable, il est plus facile d'accepter de perdre. Bien sûr, quand tu arrives en finale, tu veux gagner, mais tu rencontres toujours des équipes de valeur, et ce soir, nous avons rencontré une équipe d'une valeur inestimable." a t-il salué dans un dernier élan de classe. Le métronome de la Juve est allé, pour sa part, dans le vestiaire espagnol féliciter les vainqueur et échanger son maillot avec Xavi. Une élégance inestimable après un dénouement aussi brutal, qui aura offert le score le plus large dans une finale de grande compétition internationale.



Dans les faits, la désillusion italienne semblait inévitable. Critiquée pour ses prestations sans saveur lors des matches précédents, l'Espagne a fait taire ses détracteurs. Le tenant du titre semblait réellement injouable dimanche soir, avec un jeu toujours aussi léché, mais incluant une vitesse d'exécution et une verticalité beaucoup plus importante. Face à une telle maîtrise collective, la Squadra n'a pas pu laisser passer l'orage au cours d'une première période pleine d'intensité. Les hommes de Prandelli ont encaissé 2 buts aux plus mauvais moments, durant le premier quart d'heure et juste avant le repos. Mais ce sont les blessures successives de Chiellini, et surtout, de Thiago Motta, alors que le sélectionneur italien avait effectué ses trois changements, qui ont plombé les coéquipiers de Buffon. Réduits à 10, les plans de Squadra Azzura ont imméditament volé en éclat. Et les Italiens ne pouvaient que constater les dégats.

A l'heure de dresser les bilans, cette campagne européenne restera pourtant une référence pour le football transalpin. Ce parcours sonne comme un exploit retantissant pour une sélection annoncée sur le déclin par de nombreux observateurs. Une génération de transition, séduisante et cosmopolite, qui aura brisé tous les clichés culturels du football italien. Et cette performance porte la signature de Cesare Prandelli. L'ancien-coach de la Fiorentina, inspiré tactiquement, se sera également distingué par la qualité de son management, démontrant sa faculté à créer - puis gérer - un groupe aux personnalités variées, à l'image du tumultueux Balotelli. Une base de travail qui appelle la Squadra Azzura à un réel optimisme pour le futur. Et l'avenir, c'est déjà 2014 et la Coupe du monde au Brésil...

Relatifs