thumbnail Bonjour,
Pourquoi l’Italie va-t-elle gagner l’Euro ?

Pourquoi l’Italie va-t-elle gagner l’Euro ?

adwait

La finale de dimanche qui opposera l’Italie à l’Espagne sera tendue, crispée, serrée mais surtout passionnante. Le match ne se décidera que sur quelques détails. Voici ceux qui pourront faire basculer le score en faveur de la Squadra Azzurra

Dimanche soir, l'Espagne et l'Italie vont s'affronter en finale de l'Euro. Le bras de fer entre ces deux sélections, aux parcours remarquables, s'annonce particulièrement indécise. Mais, sur le papier, il y a des données qui penchent en faveur d'une équipe plutôt que l'autre. Des données d'ordre statistique, mais pas seulement. Goal.com a essayé d'en énumérer les principales, en commençant par les raisons qui laissent à croire en un triomphe de la Squadra Azzurra de Cesare Prandelli. Son premier sur la scène continentale depuis 1968.

Parce que Pirlo est à son meilleur niveau :


Les Milanais le croyaient mort, après une saison en dent de scie, rythmée par les blessures, où il ne disputera que 17 matches de championnat, et n’inscrivant qu’un but (magnifique à dire vrai). A la fin de la saison, Galliani et ses amis refusent de lui prolonger son contrat. Le milieu milanais décide donc de faire ses valises, et de les déposer à Turin. Cette saison, il a ébloui l’Italie de son talent en offrant le titre à la Juve. Mais la saison de l’architecte n’est pas fini, il a un Euro à gagner. Et franchement, on a déjà vu Andrea Pirlo en forme, comme notamment lors de la Coupe du Monde 2006, mais à ce niveau … . Depuis le début de cette compétition, le numéro 6 marche tout simplement sur l’eau, et sur ses adversaires. Après avoir terrassé l’Angleterre, tous les esprits allemands étaient concentrés à bloquer ce génie qui démarre toutes actions italiennes. Sans succès ; Le milieu italien a encore une fois fait ce qu’il veut. Au point de ce dire que rien ne peut lui arriver, et que lors de cette finale, il sera le maillon fort qui tentera d’emmener cette équipe au sommet de l’Europe.



Parce que l’Italie est plus affamé que l’Espagne :

Les deux derniers champions du monde s’affronteront donc dimanche soir avec une seule idée en tête pour les deux équipes : gagner. Cependant, à en juger de ce qui s’est vu sur les terrains d’Ukraine et de Pologne, l’Espagne a démontré que la maxime « seule la victoire est belle » était un leitmotiv plus approprié. Monotone et parfois ennuyeuse, la Roja a montré un déficit de grinta que n’ont pas connu les adversaires italiens. Mordre dans le ballon et dans l’équipe adverse, voilà comment De Rossi, symbole de cette idéologie, et consorts abordent chaque match. Un pressing ahurissant, des tacles à gogo, autant dire que cette Italie a des envies de revanche après l’histoire de paris truqués qui ont animé les prémices de cet Euro.



Parce que l’Espagne aura des difficultés à marquer :

Si la Juve cette année a remporté le Scudetto, c’est en partie grâce à sa défense, la meilleure d’Europe avec seulement 20 buts encaissés. Alors Prandelli a pris cette défense et en a fait la base de son équipe. Buffon in primis, évidemment, protégé par Bonnucci, Chiellini et Barzagli. Et si la combinaison marchait chez les bianconeri, elle marche évidemment avec les Azzuris. Avec seulement deux buts encaissés depuis le début de la compétition, les cages de Buffon sont impénétrables en match à élimination direct. La défense italienne est un véritable bunker qui joue « a memoria » comme disent les transalpins ; c’est-à-dire « par cœur ». Car la clé en défense, c’est la cohésion, et après avoir passé plus d’une saison à jouer ensemble, la défense italienne en a, de la cohésion. Voilà pourquoi bien que Fabregas est réussi à tromper une fois ce mur bleu, réitérer l’exploit ne sera pas une tâche facile.  



Parce que Prandelli est meilleur que Del Bosque :

En un an, le sélectionneur italien aura imposé un style, aussi bien sur le terrain où il prône le beau jeu, le beau jeu, et toujours le beau jeu, qu’en dehors. Il aura fait du respect et du fair-play sa marque de fabrique, quitte à ne pas sélectionner certains piliers de la Nazionale quand ceux-ci manquaient de discipline en club (cf : Balotelli, De Rossi). L’ancien entraîneur de la Fiorentina aura réussi à faire adhérer tout un groupe à sa philosophie. L’Italie s’est métamorphosé, et a surpris tous les observateurs, et même tous les supporteurs, qui n’avaient pas vu une Italie jouer de la sorte depuis … depuis toujours en fait. Cerise sur le gâteau et fait d’arme numéro un du sélectionneur italien, il aura réussi à dompter un étalon que même Mourinho n’a pas su contrôler : Mario Balotelli. Et celui-ci lui a rendu en qualifiant son équipe pour la finale de l’Euro avec un superbe doublé. Autant dire que maintenant que Mario est réveillé, il ne compte pas se rendormir de sitôt.  
   


Parce que l’Italie à l’avantage historiquement :

Cette finale sera la 31e confrontation entre italiens et espagnols. Entres plusieurs matches amicaux et quelques matches aux Jeux Olympiques, les deux équipes se sont affrontées trois fois en Coupe du Monde avec un match nul et deux victoires italiennes, avec notamment deux buts signé Dino et Roberto Baggio en 1994, au Brésil. À l’Euro aussi les deux équipes se sont rencontrées quatre fois, et l’Italie n’a jamais perdu, si ce n’est aux tirs aux buts lors des quarts de finale de l’Euro précédent. L’avantage historique sera donc italien avant cette finale.

A lire aussi :

Tout sur l'Euro 2012

Relatifs