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Au terme d'un match maîtrisé, la Squadra Azurra s'est défait de l'Allemagne pour rejoindre l'Espagne en finale. Une performance aux allures de leçon.

A la suite d’un match complètement maîtrisé, l’Italie s’est logiquement imposée face à l’Allemagne en demi-finale de l’Euro 2012 (1-2). La Squadra Azurra retrouvera l’Espagne en finale, équipe qu’elle a déjà affrontée en phase de poule (1-1). Elle abordera sûrement ce grand rendez-vous en qualité d’outsider. Ce statut, l’Italie l’a parfaitement assumé contre la Nationalmannschaft. Solides en défense et inspirés en attaque, les hommes de Cesare Prandelli ont une nouvelle fois séduit et impressionné. Une leçon de football.

Une Italie sans failles

L’Italie a donné la leçon à l’Allemagne. Mis à part les quinze première minutes et les ultimes instants de la partie, les Transalpins ont dominé les débats avec une mention très bien. Très vite, ils ont su se montrer dangereux dès leurs moindres incursions dans le camp allemand. Lorsque le doute s'installe peu à peu dans l'arrière garde adverse, le coup fatal est porté. Antonio Cassano est à la manoeuvre et sert sur un plateau Mario Balotelli. Le duo d'attaquants, titularisé depuis le début de l'Euro 2012, donne raison à Cesare Prandelli. Un quart d'heure plus tard et sur une nouvelle erreur d'alignement, "Super Mario" catapulte le ballon dans la lucarne de Manuel Neuer. Un moment d'une rare intensité qui fera le tour du vieux continent et du monde. Malgré la réduction du score de Mesut Ozil et trois minutes compliquées, l'Italie valide son billet pour la finale où elle affrontera l'Espagne. De belles retrouvailles entre les deux dernières équipes championnes du monde. "Dimanche (à Kiev contre l'Espagne en finale), nous devrons être encore meilleurs. Les deux équipes ont des forces et des faiblesses. Nous avons déjà joué contre eux et nous les connaissons bien. Ils sont les grands favoris dans ce tournoi, mais après le match de ce soir, nous pouvons les battre." a déclaré Giorgio Chiellini jeudi soir. Une chose est sûre, l'Italie a montré qu'elle avait les armes pour retrouver les joie d'un titre, six ans après celui de 2006.



Dans tous les compartiments du jeu, la Squara Azurra a réalisé LE match parfait. Dans les cages, Gianluigi Buffon s'est montré impeccable bien que fébrile en tout début de match. L'émotion de l'hymne transalpin devait encore résonner dans son coeur de capitaine exemplaire. Son aura est indéniable et transcende toute son équipe. Devant lui, la défense composée presque essentiellement de joueurs de la Juventus Turin a été héroique, bloquant parfaitement les timides assauts allemands. En fait, Chiellini, Barzagli, Bonucci et Balzaretti ont dégouté les attaquants adverses par leur solidarité et leur rigueur. Mention spéciale pour le dernier d'entre eux qui a défendu sur le flanc droit en qualité de pur gaucher. L'Italie s'appuie sur sa vraie force culturelle à savoir ses vertues défensives. Mais celle de Prandelli ne se résume pas à cela. "On savait que l'Italie était bien plus forte qu'en 2010. Prandelli (le sélectionneur) a changé le jeu de cette équipe, il lui a donné une philosophie plus offensive. Elle a deux supers attaquants, avec un métronome comme Pirlo qui sait très bien les servir." analysait Joachim Löw, le sélectionneur de la Nationalmannschaft. Pour Jurgen Klinsmann, son prédécesseur, c'est bien le milieu italien que l'Allemagne n'a pas su contrôler.

En fait, Cesare Prandelli a trouvé l'équilibre que tout entraîneur recherche. Le juste milieu parfait entre la défense et l'attaque, celui qui permet dêtre efficace de chaque côté du rectangle vert. Le contraste était d'ailleurs saisissant entre la formation italienne et la désorganisation allemande. L'équipe du technicien transalpin est d'une modernité implacable. Capable de conserver le ballon ou d'évoluer en contre avec la même réussite, elle est sûrement la seule en Europe à pouvoir détrôner l'Espagne. Reste à savoir si De Rossi, Cassano et consorts récupèreront de leurs efforts. Mais quand la confiance est là, tout va...


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