thumbnail Bonjour,

Retour sur ce début de compétition où le spectacle et les surprises furent au rendez-vous.

La Grèce jamais morte

Le peuple grec toujours aussi soudé

Les Grecs ne veulent pas quitter l’EURO, ils l’ont prouvé à travers les élections, et aussi grâce à son équipe nationale qui s’est rattachée aux branches pour se qualifier en quarts de finale. Après avoir subi tous les maux possibles lors du match d’ouverture face à la Pologne, avec une expulsion injustifiée de Papastathopoulos, un but hors-jeu de peu et un penalty raté par Karagounis, les Grecs ramenaient un point aussi bien mérité que miraculé. Après la défaite face à la République Tchèque, plus personne ne donnaient bien cher de la peau de l’équipe du sélectionneur Santos. Mais comme en 2004, l’équipe héllène s’est qualifiée avec quatre petits points, comme en 2004, la différence de but aura joué en faveur des dieux. Lors de l’EURO portugais, personne ne croyait à une équipe capable de battre la France lors des quarts, et a fortiori de gagner la compétition. Ainsi, en 2012, rien n’a changé et personne n’ose imaginer une défaite de l’ogre allemand vendredi soir. L’Histoire grecque est basée sur de nombreux mythes, c’est donc à ceux de huit ans que devront s’inspirer Ninis et compagnie pour réitérer un exploit inimaginable.

L’Espagne pas imbattable

Jesus Navas sort son équipe d'un joli piège

La France attend, la France espère. Elle attend de savoir si l’Espagne vue face à la Croatie n’était qu’un concours de circonstance ou si on a vu le réel niveau de la si effrayante Furia Roja, et espère. Car si l’Espagne joue comme elle l’a fait lors de ce premier tour, la France a une belle carte à jouer. En effet, le premier constat face à l’Italie donnait une équipe sans grandes idées offensivement et fébrile en défense avec l’absence de Puyol. Mais l’Italie est une grande nation du football et s’en sortir avec un match nul n’était pas un si mauvais résultat. Ensuite, Cadena Ser ou encore As s’étaient rassurés grâce à la prestation face à l’Irlande, bien que la confrontation ne soit pas de taille. Le match contre la Croatie était donc un vrai test pour jauger le niveau des champions du monde. Le résultat ne fût pas fameux. Une victoire à l’arraché et beaucoup de doutes tactiques (Quid de l’attaquant). C’est à se demander que vaut vraiment le tenant du titre. La réponse samedi soir.

L’Angleterre et la Gerrard-dépendance

Gerrard assume complètement son statut de capitaine

L’Angleterre s’est qualifiée pour les quarts de finale en terminant première de son groupe. A priori, tout va bien pour l’équipe de Roy Hodgson. Cependant, le jeu développé lors de ces trois matches n’est en rien rassurant. Attentiste, les three lions ont au moins eut le mérite de montrer un cynisme que l’on ne lui connaissait pas. Ils auront en effet lors des trois matches marqués sur leurs premières vraies occasions. Par occasions, on entend des grands ballons lancés devant par Gerrard pour les grands joueurs de tête que sont Lescott, Carroll ou encore Rooney.  Car si l’Angleterre a réussi à avoir un minimum de jeu, elle le doit en grande partie à son capitaine. Auteur de trois passes décisives, Steven Gerrard a montré un niveau que les supporters de Liverpool n’avait pas vu depuis des années. A la récupération, à la relance, Stevie G est au four et au moulin et le jeu de son équipe repose principalement sur lui. Cependant, attention à la dépendance, il suffirait d’une blessure, ce qui lui est tant de fois arrivé, pour que tout le jeu anglais s’effondre comme un jeu de domino.

Le Portugal bête noire des Pays-Bas

Ronaldo a encore dégouté les Hollandais

Personne ne présageait rien de bon avant cet EURO pour le Portugal qui devait se sortir du groupe de la mort. Face à des Pays-Bas finalistes de la Coupe du Monde, et invaincus lors des qualifications, la presse ne donnait pas chère de la peau de Ronaldo et de ses coéquipiers. Et pourtant, le Portugal a prouvé encore une fois qu’ils étaient la vraie bête noire des Oranjes. Aidés par des prestations catastrophiques, le Portugal est sorti vainqueur (2-1) de cette nouvelle confrontation. Déjà lors de la Coupe du Monde 2006, Maniche avait sorti la bande à Cocu grâce à un match des plus animés où quatre cartons rouges avaient été distribués. Je sais que tout le monde s’en souvient. En 2004 aussi, lors de « son » EURO, le Portugal avait battu l’armada orange en demi-finale sur le même score qu’il y a quelques jours. Ceci nous aura appris une chose, ne jamais parler de Cristiano Ronaldo avec un batave.

L’Italie nouvelle génération

Balotellin symbole de la nouvelle génération azzura

Vous vous rappelez de cette équipe qui gagnait ses matches 1-0 grâce à un penalty imaginaire puis qui se regroupait en défense? Cette équipe que personne n’aimait, d’un ennui mortel mais qui au final, gagnait toujours? Cette équipe, c’est bien sûr l’Italie des Cannavaro, des Tardelli, des Fachetti. Mais cette époque est révolue. Prandelli est venu avec ses convictions et son idée du beau jeu. Place à la folie en attaque avec le duo Cassano – Balotelli. Place à la technique au milieu de terrain avec Pirlo comme phare de l’équipe. Il y a même de la place pour une défense à trois où relancer propre est devenu un leitmotiv. En plus de proposer un beau jeu, l’Italie à présent n’arrive plus à gagner. Rattraper lors des deux premiers matches face à l’Espagne et la Croatie, elle s’est cependant qualifiée de justesse contre l’Irlande. Il y a certaines habitudes qui ne changent pas, et on sait ce qui se passe quand la Squadra passe dans la douleur.

Relatifs

From the web