Après le match nul arraché face à l'Espagne (1-1), l'Italie aura fort à faire contre la Croatie, leader du groupe C de l'Euro-2012, et qu'elle n'a jamais battue.

Un seul doute selon Prandelli

La Squadra Azzurra n'a pas le choix. Déjà reléguée à deux longueurs de la Croatie (victorieuse de l'Irlande lors de son premier match), elle doit impérativement décrocher une victoire ce jeudi pour conserver toute ses chances de qualification pour les quarts de finale de l'Euro 2012. Sauf que l'Italie n'est jamais parvenue à vaincre son adversaire du jour. Jamais. La tâche pourrait donc s'avérer ardue. Surtout qu'il ne faut pas perdre de vue que si l'équipe de Prandelli va mieux après un bon match contre les Champions du monde, elle n'a tout de même plus gagné depuis ce match amical en Pologne (2-0) le 11 novembre dernier. "On pourrait croire qu'on a résolu tous les problèmes, ce n'est pas la cas, insiste Prandelli. On affronte une équipe complètement différente, imprévisible, qui sait changer de système d'une mi-temps à l'autre. Je connais bien Slaven Bilic, son travail et son équipe, qui pratique un jeu très technique et joue avec beaucoup d'orgueil."

Le sélectionneur de l'Italie devrait donc faire quelques changements pour tenter d'accrocher cette redoutable équipe de la Croatie. Il pourrait ainsi troquer son 3-5-2 pour un 4-4-2, même s'il annonce vouloir "ne pas trop changer, pour donner de la continuité". Il est également possible qu'il renonce à sa toute nouvelle défense à cinq, en repositionnant Daniel De Rossi au milieu. Si ces interrogations planent dans l'esprits des supporters, il n'en est rien pour Prandelli. Son onze de départ est déjà dans sa tête. Il n'a en réalité  qu'"un seul doute" au sujet de l'équipe à aligner jeudi à Poznan selon ses dires. Et cette hésitation concerne certainement la pointe de l'attaque, entre Mario Balotelli, titulaire contre les champions du monde, et Antonio Di Natale, buteur dès qu'il a remplacé le premier et auteur d'une entrée plus que convaincante.

Selon toute vraisemblance et selon les premières déclarations, c'est bien Di Natale qui devrait débuter au côté d'Antonio Cassano. "L'aspect nerveux et physique comptera dans mes choix, explique le coach. Balo est un garçon de 22 ans, il cherche le chemin de la maturité, il doit pour la première fois démontrer son potentiel aux yeux du monde entier. Et il sent cette responsabilité." Face à l'Espagne, Antonio Di Natale a prouvé qu'il était bien là, prêt à briller de mille feux lors de ce tournoi, prêt à saison sa chance. Rappelez-vous, il avait quitté le haut niveau international sur un tir au but raté en quarts de finale de l'Euro 2008, justement contre l'Espagne. Dimanche dernier, il a pris une belle revanche en offrant un second souffle à l'Italie et en marquant son 11e but pour sa 38e sélection. Va-t-il s'arrêter en si bon chemin ?